‹ La Rupture de la Symphyse Pubienne Au Cours de l'AccouchementChapitre 19 sur 44 · UN, MER · texte numérisé non relu

UN, MER

Dans les cas rapportés par Trousseau les femmes récemment accouchées se plaignaient vaguement des parties génitales, de l’impossibilité de marcher, il y avait de plus de la leucorrhée ; « le toucher démontrait l'existence de déchirures du col ou de granulations persistantes ; alors quoi de plus naturel, en présence de renseignements aussi vagues fournis par les malades que de croire à une métrite et de rapporter à celle-ci l'impossibilité de la marche et même de la station debout ? L'erreur est d'autant plus permise que la métrite est aussi fréquente que la rupture des symphyses est peu commune » (Trousseau).

Dans quelques cas il est impossible surtout au bout d’un certain temps, de distinguer un relâchement considérable de la symphyse d’une rupture inter-pubienne, qui peut même être incomplète. |

Le diagnostic tardif offre encore plus de difficultés, c'est par l’interrogatoire, les commémoratifs et surtout l'examen physique qu'on peut supposer une rupture produite au cours du travail.

Il est utile au point de vue thérapeutique de savoir diagnostiquer de bonne heure les complications. Nous avons insisté sur la façon dont apparaît l’arthrite pubienne suppurée.

La douleur de l’entorse sacro-iliaque concomitante ne sera pas confondue avec une névralgie sciatique, qui n’est pas rare après un accouchement laborieux. La recherche des points décrits par Valleix d’une part, la douleur siégeant uniquement sur l’interligne articulaire d’autre part, interligne sur lequel on arrive par le toucher rectal ou vaginal, ne nous permettront pas de nous tromper.

C'est encore par un examen physique attentif que nous pourrons affirmer une rupture sacro-iliaque complète, simple ou double, accompagnant la disjonction pubienne.

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