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À 7 heures du soir l'orifice de la matrice mesure à peu près un thaler ; vers le promontoire on sent la saillie des côtes et des vertèbres. C’est donc une deuxième position de l'enfant qui se présente, l'épaule droite couchée en avant, le dos en arrière,
Pendant la nuit le travail n'avance guère, le col ne s’efface pas et l'épaule
droite est adossée à la symphyse. Souffrances insignifiantes.
11 avril. À 9 heures du matin le col est dilaté et la matrice ouverte. On soumet la malade à la narcose chloroformique el on se livre àdes manœuvres externes, qui ont pour résultat de faire remonter la tête et de ramener le siège à gauche, le sacrum tourné vers la droite. Dans le courant de la journée la dilatation s'achève. La malade présente une augmentation de température. Elle A 0,0.
Le soir à 6 heures la matrice devenue plus ramollie donne accès à la main ; le dos de l'enfant est contre le promontoire et ses jambes remontées le long de la symphyse. Les bruits du cœur sont perceptibles. On peut amener le pied gauche au-dessous de la symphyse et l’enfant finit par être extrait, de façon que son dos qui était d'abord tourné en arrière est dirigé en avant pendant la descente du corps. Il est du reste profondément asphyxié et ne peut être, malgré de nombreux essais, rappelé à la vie.
La malade ne présente rien de particulier jusqu’au 12 avril au soir, si ce n’est une petite sensibilité douloureuse qu'elle ressent vers le bas-ventre. À ce moment pas de fièvre. Mais ce jour même vers les 10 heures du soir, elle est
prise de frissons. La température monte à 400,7. Le pouls est ferme et compte .
120 pulsaltions. Compresses de Priesnitz sur le ventre ethydrate de chloral.
Le 13,elle ressent une douleur au niveau de la symphyse, l’action de s'asseoir sur son séant ou de remuer {ant soit peu les jambes lui occasionne des souffrances intolérables; comme elle attribue cela à des lésions d'organes internes, on la visite plus à fond,
L'utérus est presque insensible et dépasse à peine le nombril, le bas-ventre est libre ; seule, la région de la symphyse et les points correspondants sont très douloureux. ;
Au toucher la douleur est cucore plus grande, de sorte qu'on ne peut mettre le doigt que très légèrement sur la surface plane qui forme la face postérieure de la symphyse. Les mouvements soit actifs soit passifs des extrémités inférieures arrachent des cris à la malade, qui localise très bien la douleur à la symphyse.
Nous portons donc le diagnostic de disjonction de cette symphyse et on applique aussitôt une ceinture de bassin (Beckengurtel). Pas de difficulté de miction.. T. m. 390, 7 avec pouls 83. T. s. 41°, 1 avec pouls 92.
Le 14. La douleur diminue et s’exaspère seulement par la pression. Purgation avec huile de ricin, la pression devient moins douloureuse. Etat général bon, diminution de la température.
Le 15. L'amélioration se continue, on enlève la ceinture.
Le 16. Forte transpiration; dans l'après-midi, douleurs légères ayant leur
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