‹ La Rupture de la Symphyse Pubienne Au Cours de l'AccouchementChapitre 9 sur 44 · GERS · texte numérisé non relu

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« manifestement entendu craquer et entr'ouvrir la symphyse pubienne », qui pouvait admettre le doigt dans son écartement.

L'opinion de ces auteurs fut adoptée par Riolan, Bauhin, Fabrice de Hilden, Diemerbroeck, Spigelius, Harvey, Santorini, Scultet, Puzos, Solingen, Morgagni, Haller, Bouvartet Bertin (An in ossa innominata in gravidis et parturientibus diducantur. Thèse de Paris, 1759).

A côté des partisans de cette théorie se trouvaient les adversaires Fernel, Columbus, Dulaurens, Dionis, Mauriceau, Palfin de la Motte, Rœderer, Walter puis Monro.

En 1670, Datel Cut ovic écrivait un travail ayant pour titre : « De dislocatione ossium pubis in partu. »

Des observations probantes sont rapportées par Smellie, Smolles, Lawrence, Duverney, qui présentent des pièces à l'appui.

En 1778, Olaüs Acrel publia à Stockholm un cas de disjonction de la symphyse, suivi cinq semaines plus tard un abcès de la région pubienne,ce qui permit de s’assurer que les os étaientséparés etaltérés.

Depuis Baudelocque, on rencontre dans la littérature obstétricale un petit nombre de cas de rupture de la symphyse pubienne.

: Nous avons parcouru tout ce qui a été écrit sur ce sujet en France et à l'étranger, et nous avons été frappé par la petite quantité d’observations qui ont été publiées.

En 1786, Desgranges en rapporte un cas dans le Journal de médecine et de chirurgie de Paris ; en 1797, Piet, dans le Recueil périodique de la Société de médecine de Paris, fait une « Dissertation sur l'écartement des os du bassin dans le travail de l’enfantement».

C'est en 1832 que Bach, s'inspirant des idées de son maître Stoltz, en fait le sujet de sa thèse inaugurale.

En 1864, P oullet puis Chassagny font chacun de leur côté des expériences sur la force nécessaire à la production de la rupture de la symphyse.

En Allemagne, Ahlfeld, en 1876, fait une revue des cas publiés jusqu’à lui.

Enfin, en 1889, la question est mise à l’ordre du jour et discutée au Congrès de la Société allemande de gynécologie. Olshausen, Gusserow, Veit prennent part à la discussion et rapportent des cas qui leur sont personnels.

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