‹ La Russie agricole devant la crise agraireChapitre 12 sur 140 · LAIT · texte numérisé non relu

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oi LA RUSSIE AGRICOLE

‘taux, c’est-à-dire n'ayant aucune attache avec la terre, n'existe point en Russie, à l'exception d’une part insionifiante formée par les habitants des villes; mais il y a beaucoup de villes, — petites bourgades de provinces qui né méritent presque pas ce nom,

3 dont les habitants travaillent FRIC à ls ’ terre.

Un autre trait catactéristique de notre pays, c'est que Îa plupart des habitants des campagnes sont Propriétaires terriens, ont des petits lots de terrain,

- variant de 1 à 4 ou ; hectares par âme masculine,

souvent moins, rarement plus, quileur appartiennent soit en propre (dans les gouvernements de l'Ouest),

soit au Mir ou à la commune dont ils font partie

(dans les provinces du Centre, du Nord et de l'Est).

On doit ajouter que, d’après une loi promulguée au commencement des années quatre-vingt dix du siècle

passé, cette propriété a été limitée : les terres appartenant aux paysans ne peuvent être vendues qu'aux membres des mêmes communes, ou bien à d’autres paysans, avec l'autorisation du ÂZir, mais non aux personnes appartenant a d’autres class cs TOSHEIo qui avait pour but de prévenir la formation d’un prolétariat, a virtuellement attaché les paysans à la terre; son utilité et ses résultats provoquent en ce moment de grandes controverses. Ses adversaires disent, avec raison, que l’on ne peut forcer personne à Ctre agriculteur, ni propriétaire foncier, malgre lui.

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