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40 LA RUSSIE AGRICOLE I est à prévoir qu'une des premières questions semi qui seront soulevées au sein de l'assemblée par les sort représentants des paysans, sera la question agraire, l'esp ou à proprement parler, la question de l’insuifisance velle des terres appartenant aux paysans, car Ceux-ci ne prop comprennent pas la question agraire autrement. mon Je suis donc obligé de revenir sur ce sujet, que fond j'ai déjà traité dans une étude précédente, d'autant cÔtc plus que je redoute d'être mal compris des lecteurs. popt S'il s'agissait de savoir si les terres appartenant catic aux paysans peuvent, oui ou non, dans leur ctat raict actuel d'exploitation et de culture, suffire aux besoins assu des populations rurales, il n'y aurait qu'une réponse que à faire: certainement non. Mais, d'un autre côté, que tout a-t-il été fait pour que ces terres donnent le CON maximum de leur rendement possible, a-t-on seule- app: ment essayé d’en élever le rendement, les paysans ètre sont-ils entrés dans la voie de l'amélioration de leurs ce & terres et de l’application de procédés perfectionnes ? arrn Il faudrait à cette question répondre tout aussi que négativement, à de rares exceptions près. L'agricul- qui ture a-t-elle fait chez nous, à ne parler pour le chac moment que des terres appartenant aux paysans, ctn des terres communales, des progrès tant soit peu que appréciables depuis l’époque de l’affranchissement utoF des serfs ? En règle générale, encore une fois, non. mer Est-il donc permis d'affirmer que dans ces condi- | n'a tions, comme le croient les paysans et comme leurs Lrax représentants le proclameront certainement dans l’as- C
semblée, il n'y ait qu'un seul moyen d'améliorer le sort des populations rurales, à savoir augmenter l'espace des terres leur appartenant, faire une nouvelle expropriation, à leur profit, des terres des proprictaires particuliers ? Nous ne le croyons nullement et nous sommes même sûr du contraire. Le fond de la question n'est pas là, quoique d'un autre côté je ne puisse nier qu'avec l'augmentation de la population les terres des paysans, même avec l’application des meilleurs procédés culturaux, ne pourraient plus suflire à les nourrir et encore moins à . assurer leur bien-être. Si l'on ne voulait compter ‘que sur ces terres-là, si l'on partait de ce principe que le paysan russe, aujourd’hui et toujours, devait concentrer toute son activité sur des terres à lui appartenant, si l'exploitation de ces terres devait être ct restér toujours l'unique objet de son travail, ce serait. évidemment désirer l’impossiblé et n'y arriver jamais. Chacun propriétaire, soit (il s'entend que je ne parle ici uniquement que des paysans, qui forment une classe à part en Russie), — mais chacun propriétaire en tant qu'il le veuille lui-même, ct non malgré lui. Chacun agriculteur, et ne vivant que du produit de sa propre terre, — mais'est une utopic irréalisable et funeste au pays qui la proclamerait et voudrait la mettre en pratique. Le paysan n'a-t-il donc point d’autres sources de gains que le travail sur sa terre à lui ?
Comment concilier avec cette prétention notre
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