‹ La Russie agricole devant la crise agraireChapitre 51 sur 140 · VON TUBES KL EU MON AAMOT D · texte numérisé non relu

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mais Celle qui la précéda. Dan ce cas le rendement du seigle, par exemple, n’accuserait qu'une hausse de 8 pour 100, au lieu des 27 cités plus haut, etc. La disette que nous subissons aujourd'hui dans un grand nombre de gouvernements du Centre, pourra de nouveau abaisser la moyenne pour la période -quinquennale de 1901-1905, et ainsi de suite. $.

Une étude plus détaillée de cette question .Serait impossible ici. Toutes restrictions faites et sans attacher à ces chiffres plus de valeur qu'ils ne méritent, je me crois pourtant en droit d’ailirmer qu’une certaine hausse de la moyenne du rendement des céréales a lieu en réalité. On doit remarquer, en outre, que cette hausse est relativement plus faible dans les parties de l’Empire où l’agriculture est plus avancée, les progrès déjà atteints plus sensibles ; chaque nouveau pas en avant ne se fait qu'avec plus de lenteur, mais les rendements ont, en revanche, acquis plus de stabilité. Tel est le cas des provinces Baltiques, où la moyenne des rendements est la plus élevée de toute la Russie ; ici, la hausse se remarque moins sur les terres seigneuriales que sur celles des: paysans, quoique ces derr cres ne Îles aient pas encore égalées. Mais sur °2s unes comme sur Îles autres, les rendements subissent moins de modifcation d'année en année, tandis que dans les régions les plus arriérées sous le rapport agricole et Îles plus exposées à subir les influences néfastes des conditions météorologiques de l'année, les écarts

entre les bonnes et les mauvaises récoltes varient de 1 à 3 et demi et même davantage. |

J'ai indiqué précédemment le chiffre des terres appartenant aux paysans (157 millions d'hectares). Celui des terres des propriétaires lui est inférieur ct n'atteint qu'à 116,6 millions d'hectares ; la surface des terres appartenant à l'Etat”et aux apanages (domaines dont les revenus sont affectés à l'entretien des membres de la famille Impériale) est de 167 millions d'hectares (y compris les forêts, qui se chif- , frent à près de 105 millions d'hectares, et les terres impropres à la culture, dont la surface est près de 50 millions, Îles toundras du Nord, les marécages, les terres sablonneus@ict salines, etc.). Quant à la surface des terres arables, qui atteint, dans Îes. 50 gouvernements de la Russie d'Europe, le chiffre de 129 millions d'hectares, elle se répartit à peu près ainsi : terres des paysans, 86 millions d'hec- . tare, ou 66,6 pour 100 de la superficie totale ; terres appartenant aux particuliers, 38 millions d'hectares, ou 29,4 pour 100 ; terres de l'Etat et des apanages, 3 millions d'hectares ; propriété de main-morte, 2 millions d'hectares. La surface des forêts, toujours dans ces 50 gouvernements, moins la Pologne, se chiffre à près de 167 millions d'hectares, dont 42 millions aux particuliers, 17 millions aux paysans, le reste à l'Etat, aux apanages et à différentes institutions (couvents, villes, etc.). Enfin, les terres incultes, ou considérées comme impropres à la cul-

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