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ture, atteignent le chiffre de 77 millions et demi d'hectares. Il ‘est évident que quand ii s'agit de surfaces comme celles-là, il faut y appliquer d’autres mesures que celles connues à l'occident, et l’on ne doit pas s'étonner si le progrès n’y va pas tout STATE |
De notre production totale en grains, 68,4. pour 100 incombent aux terres des paysans, et 31,6 aux terres de toutes les autres catégories. Mais il ne faut point oublier Îles autres cultures: celles de Îa betterave, de la pomme de terre et d'autres plantes industrielles, qui prédominent sur les terres des particuliers, comme aussi les vergers, les vignobles, etc. Si les terres des paysans donnent plus des deux tiers de notre production en grain, c'est sur les terres du domaine de la propriété privée que se concentrent et se développent les cultures plus intensives, dont les produits ont une valeur bien supérieure à celle des céréales, cultivées par la grande masse des paysans.
Je parlerai plus tard de nos différentes régions culturales, qui portent chacune un cachet plus ou moins particulier. En ce moment, je me bornerai à: dire que là où Îa propriété individuelle domine, l'agriculture est aussi la plus avancée. Maisiciencore il faut noter qu’à de rares exceptions près, ce sont toujours les domaines de moyenne et de petite étendue qui marchent en tête. Du reste, la grandeur des domaines est une idée relative et varie beau-
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coup selon les régions ; telle propricté que l'on ne considérerait que comme petite au Midi ou à l'Est de l'Empire — un domaine de 1.000 hectares, par exemple — serait rangée parmi les grandes dans les gouvernements du Centre (Moscou, Toula, Riazan, -Koursk, etc.). Au Nord-Est, par contre, il est des propriétés dont l'étendue se chiffre par plusieurs centaines de milliers d'hectares; il est vrai que ce sont pour la plupart des domaines forestiers, desservant les usines, métallurgiques qui abondent dans ces contrées et auxquelles ils fournissent le combustible. Mais au Sud-Est, ainsi qu'au Midi, on vous citera nombre de domaines purement agricoles, qui embrassent sinon des centaines, du moins des dizaines de milliers d'hectares, exploités par un seul propriétaire, ou par un chef régisseur, sans l'aide d'aucun fermier. Il est évident que la culture de ces domaines-là ne peut être qu’absolument extensive, sauf dans les propriétés adhérentes aux sucreries et dont l'exploitation, dirigée spécialement en vue de la production de la betterave, se fait d’après les préceptes de la science contemporaine, avec toutes les améliorations que cette culture comporte. Mais ces domaines ne sont que peu nombreux. par rapport à la superficie totale du pays. Ailleurs, même dans les provinces où l’agriculture est la plus avancée, les terres cultivées et donnant de hauts rendements n’occupent qu’une part relativement minime du territoire, comme dans nos provinces du Nord et
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du Nord-Ouest. Ou bien, comme dans le Centre ct dans le Midi, où tout ce qui est apte à la culture a été converti en terre arable, sur ces terres trop vastes par rapport soit aux moyens dont dispose le propriétaire, soit au chiffre de fa population et à la main-d'œuvre disponible, — c'est le règne de Îa culture primitive, peu productive et sujette à toutes les influences néfastes des saisons, à toutes les malechances propres au pays où l’agriculteur n'a pas encore su se rendre maître des conditions qui l'entourent, mais se laisse au contraire subjuguer, dominer par elles. Et tel est encore le cas pour une grande partie de la Russie, sinon pour la Russie tout entière.
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