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au lieu de les faciliter, comme on serait en droit de. s'y attendre. Sous ce rapport, nous souffrons pério-. diquement, avec plus. où moins de violence, d’un mal inconnu, je crois, dans Îles autres pays de le l'Europe et même de l'Amérique, qui, pourtant, n'a pas moins à tr ansporter que nous.
Il est vrai que ceci tient en partie au caractère : ‘: particulier du débit de nos produits agricoles, des longues distances qu'ils ont à parcourir, de la situation de la plus grande partie dg nos ports, pris annuellement pendant plusieurs moii par les glaces. Dés que la récolte est un peu au-dessus de. la moyenne, dès que la demande augmente dans les grands centres de commerce, dès que la hausse des prix provoque un trafic plus animé, un afflux des grains vers les stations, — les lignes de chemins de fer ne peuvent plus suflire au transport, elles sont tout de suite encombrées ; la marchandisé s’agglomère aux gares et reste des mois et des mois avant d” être expédiée à destination. Et comme personne ne peut prédire quand viendra son tour d'être en expédition, aucune vente à terme n'est possible dans de telles conditions. Combien de commerçants se sont vus ruinés, ne pouvant remplir leurs engagements, sans qu'il y eüût en quoi que ce soit de leur faute! Dans la plupart des cas, les entrepôts, attenant aux gares, ne peuvent emmagasiner qu'une faible part du grain qu'on y amène, et les expéditeurs se voient obligés de déposer leur marchan-
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