‹ La Russie agricole devant la crise agraireChapitre 96 sur 140 · MAT · texte numérisé non relu

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cultures qui la suivent tous les effets salutaires de l’alternance pour le sol, ou bien on lui affecte des | champs spéciaux, non inclus dans la rotation et où elle prospère parfois durant huit à neuf ans etmême au delà. Si le trèfle est toujours semé avec de la fléole, qui prend sa place à mesure que le trèfle disparaît, la fuzerne est généralement semée seule, sans -mélange, sauf, bien entendu, la plante qui doit la - recouvrir durant sa première année de croissance et qui est presque toujours de l’avoine. Mais la flongévité de la luzerne dépend beaucoup de la préparation préalable du sol ; il faut qu'il soit labouré profondément pour que les racines trouvent dans Îles premières années de leur croissance un milieu propice à leur développement. Malheureusement, la luzerne rencontre souvent dans nos champs un ennemi, contre lequel elle est impuissante à lutter et quien fait raccourcir la durée, la fait même disparaître entièrement quelquefois bien plus vite que ;: nous ne le désirions ; c’est le chiendent (7riticum repens), dont nos terres sont généralement infestécs et dont Îles racines rampantes étouflent les plants de

luzerne sans que ceux-ci puissent leur résister. | Les procédés de culture employés chez nous pour 4 toutes les plantes fourragères, dont je viens de parler, sont absolument les mêmes que partout ailleurs,

et je n'ai pas à m'y arrèter.

A côté des plantes fourragères vivaces, qui sont pour ainsi dire entrées dans nos assolements, —

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- sauf, à de rares exceptions près, dans les cultures

des paysans, — il en est d’autres encore, des plantes

‘ : annuelles, telles que les vesces, certaines variétés de

trèfle, le moha de Hongrie (Panicum germanicum),

que l'on rencontre de temps en temps: Le: vu est très répandu surtout en Bessarabie, la vesce dan

MS provinces du Nord-Ouest, et j'ai exposé ie

haut les raisons qui nous empêchent de nous en servir dans le Centre de la Russie et le Midi pour occuper la jachère, comme cela se fait ailleurs, le maïs Dent-de-Cheval pour ensilage, etc.

En fait de plantes fourragères à racine je dois mentionner en première ligne la betterave fourragère, dont on cultive plusieurs variétés, la carotte fourragère, dont on se sert plus spécialé nent pour l'alimentation des chevaux, ét'én dernier lieu, les raves et les navets qui, à raison de notre dase ne peuvent venir chez nous en culture dérobée.

Depuis quelques années, une autre plante commence à attirer l'attention de nos agriculteurs, c'est la citrouille fourragère, dont je dirai quelques mots, car la culture de la citrouille comme fourrage est, je crois, peu répandue, sinon inconnue dans les pays de l'Occident. Il est à remarquer, en outre, que cette culture poursuit chez nous un double but, la production de la semence et celle du fourrage proprement dit, dont les animaux de ferme, les vaches et surtout les cochons, sont particulièrement friands. La semence de citrouille est très recherchée

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dr. LES FOURRAGES ges

. dans le commerce et sert à la fabrication d'une huile . de bonne qualité, tandis que les tourteaux servent de leur côté à l'alimentation du bétail. 350 kilogrammes de semences donnent à peu près 100 kilo- ‘grammes d’huile, ces semences étant très riches en substances oléagineuses ; on en obtient selon les

» années de 300 à 400 et même jusqu'à 900 kilo-

grammes à l’hectare. Quant à la masse verte, c’est à dire le fruit de la citrouille, on en récolte de :20 000 à 45 000 kilogrammes à l’hectare, mais on a vu des récoltes atteignant 75 000 kilogrammes, sans . compter les tiges et les feuilles, qui peuvent servir . pour l'ensilage. On compte que 1000 parties de masse verte du fruit de citrouille contiennent en moyenne 200 parties en matière sèche, très nutri- “tive.

Ilest à remarquer que la culture de la citrouille fourragère est peut-être la seule chez nous, dont nous dons l'initiative aux paysans, notamment dans les re de Poltawa, de Stavropol et de Samarä, où ils ont commencé par la cultiver dans leur potager. Plus tard, cette culture s'est * répandue et on lui affecte aujourd'hui, principalement dans ces mêmes localités, des hectares entiers de terres arables, en la faisant entrer dans l'assolement ; l'expérience ‘a prouvé, en outre, que la FE tout comme les autres plantes sarclées, joue le rôle d’un bon précurseur pour les Re qui lui succèdent, surtout pour les blés d'été, et

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