Mémoires de Masson
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knouljouciil lin ^M-and rôle dans son (Mliiration. « .l'ai vu «les ('0(juiiis(jiii nous airivaicnl <lr la (ianir, «'•cril Lan^«'ron, s'umnsor à ioucltcr dix on don/c li<jiiun<'s, on ))rfnajit Irnr thé, pour rien, pour le plaisir. » Ih» li'i des désertions nombreuses (jui, à |)lusieurs reprises, adaiMirent singulièrement rarrn(''(', snrloul itendant la f^uerre de Sept Ans.
On a peine à «uinpiendre, après lonl rela, comment les Russes ont réussi ù vaincre, non seulement les Turcs et les Polonais, — « (!e sont là vieloin*s de horj^nes sur des aveugles, a écrit Frédt'ric il » — mais encore les Suédois lUt Charles Xli, les Prussiens de Frédéric il lui-même, et plus tard les Kranc/ais de Macdonald et de Jouhert,
OueI(|uei"ois la cause du succès des Husses a été dans leur sujx'iioriir' nnni<''ri(pie — à Pollava, à .hegeriidorr, à la Trebhia : — «pielquefois dans le lali'iil de leurs généraux. En regard des médiocrités, comme Apravine «'I même Fermor, dans lu guerre de Sept Ans. la Hussie a eu (juehjues véritables hommes de guerre, Miinich, sous Anna loanovna, Houmianlzof, sous Catherine 11, et enfin le vaincpieur (rOc/akof. du Ihinnik. de Praga, de la Trebhia, de .Novi, le glorieux vaincu de Zurich, Souvîirof.
Né d'un père iThailé~^avec le grade de général, il a été élevé au vilhige, nourri «le lectures militaires, coupées seulement d'exercices religieux : les beaux jours de son enfance, ce sont ceux où il a entendu parler de Pierre le Grand par des vétérans contemporains de ses guerres. A douze ans, il entre au régiment Semionovski ; à dix-sept ans, il y est caporal. Trente ans plus lard, en 1700, il n'est encore que colonel du régiment d'Astrakhan. Lés guerres de Pologne, de Turquie, la répression de la révolte de Pougatchof, le mettent en relief, moins pourtant que certaines singularités. A l'armée, il n'a pas de bagages, couche sur la paille, n'a qu'un seul laquais, le légendaire cosaque Prochka. Il ne passe pas devant une église sans y entrer ; on le voit son-