‹ La Russie au XVIIIe siècleChapitre 35 sur 53 · L'EGLISE, LE CLEIU;E, LES SECTES · texte numérisé non relu

L'EGLISE, LE CLEIU;E, LES SECTES

siècle, que le clergé séculier. Déjà avant Pierre le Grand, la laveur que certaines hérésies avaient trouvée dans beaucoup de cloîtres, les avait rendus sus[)«Mts au jjouvernenienl. Sous Pierre le (jrand,leUè;j;lenienl('«-(lésiastique leur interdit de composer des livres, ou simplement d'en copier, « attendu que rien ne trouble plus la trantjuillité des moines quêteurs insensés ou inutiles écrits ». Plus tard, quand il n'y eut plus à craindre leur o|>posili()n aux réformes, le gouvernement continua pourtant de les molester, sous l'influence des idées philosopbi(jues européennes, et surtout par dc'sir de s'emparer de leurs biens. Le recrutement des novices fut rendu difficile : beaucoup de monastères furent fermés ou dépouilb's, et sur les autres, on accumula les charges. Ils durent recevoir des mahides, des invalides : on leur imposa l'entretien d'écoles. En délinitiv«\ plus des trois quarts des monastères d'hommes disparurent.

Legouvei'nement (jui traitait de cette façon, «-lie/ lui, le clergé orllio(lo\e, m* laissait pas de le soutenir au dehors : l'anti-cléricalisme n'était pas pour lui un article d'exportation. Il envoyait des missions dans l'Oural, en Sibérie, en (Miine : en Pologne, il était le zélé défenseur de rorthodoxTe. Kn Russie même, il s'ellorçait, par tous les moyens, mais sans succès, de la protéger contre les hérésies.

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