‹ La Russie au XVIIIe siècleChapitre 44 sur 53 · I.A LlïTKILVTI Hi: KT I.KS IDKKS · texte numérisé non relu

I.A LlïTKILVTI Hi: KT I.KS IDKKS

une occupation réj^ulière, considérée, sérieuse cl parfois lucrative. Le gentilliomme Alexandre Soumarokof (1718- 1777j, directeur de la première scène russe qu'ait possédée Fétersbourg, y fait jouer ses tragédies et ses comédies; il est « le Corneille, le Racine russe »>. Fone-Vizine (17i5-179ij, autre gentilliomme, favori du tout puissant comte Panine, haut fonctionnaire du Minislèri' des affaires étrangères, gralitié'. après le ju'emici" partage de la Pologne, de (|uel(iues centaines d'âmes en Litiiuanie, écrit, en 17(}() et en 1782, ses comédies restées classi- (}ues, le Brif/wUer, le Du dais : il est le « Molière russe ». Khemnitzer, fonctionnaire des douanes, fils d'un Allemand immigré, faitdes fables: il sera le La Fontaine russe jusqu'au jour où Krylof

lui enlèvei'a ce titre, A la Commission de Moscou, en 17()7, la Hussie a pour la première fois des orateurs : le prince Clitcherbatof s'y crée, par ses discours, une réputation qu'atïermiront, par la suite, ses œuvres d'histoire et ses pamphlets. Novi- Ivof, à la même époque, lance des gazettes, crée des imprimeries, des librairies, entre en polémique avec un anonyme, (jui n'est autre que l'impératrice Catherine IL Elle-même, elle écrit des articles de journal, des contes moraux, des comédies. Et autour de ces chefs de lile, les écrivains se multiplient à tel point que le gouvernement, après avoir favorisé le u progrès des lettres » arrive à s'en alarmer, et

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