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les ('NM'nemenls de France eurent définitivement tourné rimpé'i'ulrice à la réaction. Kevues, librairies, imprimeries, écoles, durent disparaître les unes après les autres ; les collaborateurs de Novikof lurent dispersés, et lui-mi'me ('iifermé dans la prison de Scliiusselboiir^ dont il ne sortit qu'à l'avènement de I*aul I", ruiné, malade et découragé. D<*u\ ans plus tôt, riinpi-ralricc amie (b'S pbilosoj)bes français avait envoyé' en Sibt'ric l'auteur d'un Voijaije de Péler&bounj à Moscou, Hadichtcbef, qui avait exprimé sur le servage des opinions jadis professées par Catherine ellemême.
'( Qui porte des fers parmi nous, qui ressent tout le poids de la servitude ? Le laboureur, celui qui rassasie notre faim, qui nous donne la santé, qui prolonge notre vie : il n'a le droit de disposer ni du sol qu'il lahoure. ni du produit qu'il en tire. Or, qui a le droit ii la terre, sinon celui ^\\\\ la cultive?... l'eut-on appeler heureuv un Etat où les deux tiers des citoyens sont privés du titre de citoyen .* Feulon considérer comme heureuse la situation sociale du paysan en Russie ?... Appellerons-nous heureux un pays où cent citoyens orgueilleux sont plongés dans les délices, où mille n'ont pas la nourriture indispensable et ne sont pas protégés contre la chaleur et le froid ? ..
La littérature russe avait fait àyjL chemin depuis les jours de Trediakovski.
En définitive, à la lin du siècle, la langue russe est créée; les laborieuses amplifications des pédants et des adaptateurs lui ont donné la souplesse du vocabulaire et la régularité des formes: les satires, les comédies, les polémiques des petits journaux, la vivacité du style ; un des disciples de Novikof, Karam/ine, sera un des maîtres de Pouchkine. D'autre part, à côté de la littérature de convention, de la belletristiha proprement dite, il s'est développé une littérature vécue, interprète des soulfrances et des désirs de la
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riîilion, ivalislo par son but et par ses procédés. Knfin la lulte pour i<' |)roj;iès, l'ap(islolat par la lillératiire font paraître (les ^ens « inrccir'S d»' l'amoiii' du l)i<'n publie »>, qui, en dehors (le toute; attache {^ouverneinrnlaif. .1 parfois en dépit du gouvernement, vouent leur vif a la propajçation en Hussie, pour son pro^n'-s maté'rid «'t moral, des principes les plus élevés de la culture eur(jpé«Minc.