‹ La Russie dévoilée au moyen de sa littérature populaire; l'épopée animaleChapitre 9 sur 67 · XXII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXII PRÉFACE

du marollien ‘, avec celte différence que le polonais et le russe sont deux langues sœurs.

Il me reste à parler des principes qui m'ont guidé dans le choix et l'emploi des matériaux qui composent ce volume. Les auteurs des recueils qui ont servi de base à mon travail reproduisent les principales versions de chaque conte qu'ils ont recueilli. J'ai choisi parmi ces versions Celle qui m'a paru la plus intéressante, en empruntant aux autres des extraits qui valaient la peine d’être reproduits à côté de la version principale. Quelquefois, quand deux versions me paraissaient également intéressantes, je les ai reproduites côte à côte. Désirant conserver à ma traduction une valeur scientifique, je n’ai rien ajouté ni rien retranché. Souvent, en présence de répétitions interminables, j'étais bien tenté de raccourcir, mais j'ai résisté à cette tentation parce qu'une fois entré dans cette voie, on ne sait où l’on s’arrêtera. Le seul petit remaniement que je me sois permis, C'est dans le premier conte: « la petite sœur Renarde et le Loup, » où j'ai pris le commencement dans une version et la fin dans unc ‘autre pour me dispenser de citer au long les deux versions.

Le même désir d’être le plus fidèle que possible m’a engagé à serrer le texte russe de plus près que ne le permet la langue francaise : j'espère que le lecteur me pardon-

1 Patois mêlé de français et de flamand, parlé dans certains quartiers populaires de Bruxelles,

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