‹ La Russie EpiqueChapitre 3 sur 72 · PREFACE. XV · texte numérisé non relu

PREFACE. XV

Gogol prenait dans les veillées du village le sujet de ses Vyi ow Gnomes “), La littérature russe arrivait a la perfection classique sans rompre les racines nourriciéres qui la fiaaient au sol national. Les grands poétes et les grands artistes purent charmer en méme temps le paysan et le raf finé.

On verra ce que je dois pour ce travail aux grandes collections de chansons épiques qui se sont formées depuis environ guinze ans, & celles de Rybnikof, de Kiriéevski, @Hilferding, sans parler des collections de chants lyriques, de proverbes, Wénigmes, de contes, de récits (Khoudiakof, A fanasief, Sakharof, Schein, Pypine, Kostomaroy, Dahl, etc.), sans parler des collections petites-russiennes.

Le texte de ces vieilles poésies soulecait naturellement une infinité de questions nythologiques, historiques, philologiques, littéraires, qui ont donné lieu a de nombreux travaux, parmi lesquels cest pour mot un devoir de reconnaissance que de citer ceux de M. Afanasief, dans ses Idées poétiques des Slaves sur la nature, de WM. Bezsono/, dans ses commentaires sur les textes de Rybnikof et de Kiriéevshi, de M. Bouslaef, dans ses Esquisses historiques dart et de littérature nationale, de M. Maikof, dans ses recherches historiques sur les bylines du cycle de Vladimir, de UM. Polévoi, sur leur comparaison avec les épopées occidentales, de MM. Stasof et Schiefner sur leurs rapports avec les épopées orientales, de M. Oreste Miller, dans son Essai sur la littérature russe avant les Tatars et dans son étude si considérable sux ia de Mourom.

On verra, dans MA QUATRIEME PARTIE, gue [activité scientifique wa pas é&é moins féconde sur le terrain spécial de U épopée petite-russienne et que la aussi fai a citer des noms qui honorent non-seulement la science russe, mais la science européenne.

(1) Voir ci-dessous pour les mises en wuvre des bylines sur Ivan, p, 272.

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