PRÉFACE. IX
On s*imagine facilement le succèt i[u'il obtint.
— Eh bien, dit le confident de Tempereur à ses convives, tous les escadrons de la garde lui ressemblent.
Il n'y avait rien à répliquer.
Ces exemples, que nous poumons multiplier encore, suffisent pour donner une idée des difficultés que rencontre en Russie tout voyageur qui se propose d'étudier sérieusement le pays. Ce n'est qu'après un long séjour, qu'après des observations cent fois contrôlées, qu'il peut réussir à échapper au labyrinthe dans lequel on se plâtt à l'égarer.
Nousavons passé nous^-méme par toutes cesépreuves, et quand, à force d'attention consciencieuse, de laborieuse persévérance, nous parvînmes enfin à fixer notre opinion, la considération des agréments que nous avions goûtés dans la société russe et le souvenir des prévenances dont nous y avions été l'objet, nous causèrent un vif embarras. Cet embarras redoubla surtout quand nous nous décidâmes à écrire.
D'abord, nous fîmes une sorte de compromis avec notre conscience : pour en concilier les exigences avec celles de notre délicatesse, nous nous bornâmes a des écrits d'érudition ou de littérature : témoin notre