PRÉFACE. XI
Qu'on ne vienne donc plus nous reprocher, comme quelques-uns Tout fait, d'écrire contre la Russie par dépit ou par vengeance. Outre que ces reproches sont ridicules, ils ne sauraient nous atteindre. Nous n'avons contre la Russie aucun dépit, parce qu'elle ne nous a laissé aucune déception; nous n'avons contre la Russie aucun désir de vengeance, parce qu'elle ne nous a fait aucun mal et qu'elle nous a toujours libéralement donné ce que nous lui avons demandé. Encore une fois, il ne s'agit point ici d'une question personnelle, mais d'une question générale. Nous faisons de la politique et non du sentiment, de la conscience et non delà politesse.
Amiens Plato, sed magis arnica Veritas.
Paris, 1^'^juin 1854.