‹ La Russie et le Saint-Siège: études diplomatiquesChapitre 40 sur 72 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

I. Mort de Jubé à l'HAtel-Dieu. — Le Respotisum du P. Ilibera condamné à Barcelone par 1* Inquisition. — Réclamations de l'auteur. — Issue inconnue de l'affaire. — Deux autres écrits du même Père. — Détresse de la princesse Dolgorouki. — Propositions humiliantes. — Lettre du marquiti de la Chétardie. — Pension française accordée à la princesse.

— Abjuration publique du catholicisme. — Légende de famille. — Mort de la princesse. — Exil de l'archevêque de Kiev. — Pamphlet contre Théophane. — Instruction judiciaire. — Le moine Réchilov. — Lopatinski en prison. — Tardivement acquitté. — Condamnation de Coletti.

— Mort de Théophane.

IL Les mémoires de Caraman. — Sa position en Russie. — Coup d'œil rétrospectif. — De Finédit sur Pierre I**. — Catherine I** catholique. — Le précepteur catholique de Pierre IL — Critique de Jubé. — Le rite slave et les Basi liens. — Utopie. — Le P. Félix de Bologne à Rome. — Démarches d'Elisabeth auprès de la Propagande. — Une lettre de Lestocq. — Réunion à la Propagande. — La demande Impériale accordée. — Ré{{lementation projetée de la situation des catholiques. — Auguste III sollicité d'intervenir. — Difficultés. — Les antinomies d'Elisabeth. — Une lettre de Tarchevèque Eva.

Jacques Jubé, dit de la Cour, mourut à THôtel-Dieu de Paris, le 20 ïïecembre \7k^ Quelques années auparavant, le 14juillet 1738, il avait écrit son testament spirituel, où il expose sa profession de foi : c'est celle d'un parfait jan* sénisie'. Tout en protestant de sa soumission à 1 Égalise catholique et à son chef visible, il rejette avec indig^nation la bulle Qpigenitjis^ maintient son appel au futur concile et implore, en finissant, les suffrages des saints du paradis, auxquels il ajoute « le bienheureux diacre François de Paris, de la vertu duquel, dit -il, j'ai élé témoin de près et

' Dossier de Paris.

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singulièrement édifié pendant son séjour à Âsnières. » Impossible, àTheure qu'il est, de constater si Jubé a per* sévéré jusqu'au bout dans ces sentiments regrettables. Ce qui peut lui servir d'excuse, c'est la tranquille sérénité de son langage qui trahit plutôt un esprit égaré qu'une volonté obstinément révoltée contre l'Église.^ Durant sa longue carrière, il n'avait jamais songé à thésauriser. L'inventaire de ses meubles et de ses livres dressé en 1726, son testament autographe de la même année en faveur de son frère Claude qui, du reste, mourut avant lui, en sont la preuve incontestable. Lorsque la mort le surprit, il était réduit à rindigence. Son corps fut inhumé dans l'église paroissiale de Saint-Séverin.

Moins connu est le sort ultérieur du P. Ribera, compagnon d'armes de l'abbé Jubé sur les chaitlps d(b bataille de la Moscovie. A mentionner spécialement une cruelle épreuve qu'il eut à subir à propos de son livre sur lavorski ' . Tandis qu'il se complaitdans des approbations flatteuses, les inquisiteurs de Barcelone lui infligent à l'improviste une écrasante censure. Le décret fatal est, selon l'usage, affiché sur les portes de toutes les églises de la ville. Il fulmine, en termes véhéments, la condamnation du itesponsum anlapologeiicum, car, y est-il dit, « ce livre est plein de propositions relativement dangereuses^ impru-». dentés, injurieuses, abusives de la Sainte Écriture, fausses, scandaleuses, proches d'erreur, erronées, qui favorisent les efforts des Grecs et des échismatiques . '' contre TÉglise romaine, et attribuent des éloges imméri* tés aux efforts des hérétiques etdesschismatiques. Comm:e . il ne serait pas facile de l'expurger de tout cela, nous..

' Touies les pièces relatives à cet incident sont annext^es à l'exemplaire du Hetponsum antapologeticum qui se trouve à Rome, à la bibliothèque de la Minerve (G, VIII, 5). . *

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