‹ La Russie et le Saint-SiègeChapitre 17 sur 51 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

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été étayés sur des données précises ou sur une connaissance exacte de la situation. Entre les Papes et les tsars se sont insinués des intermédiaires qui poursuivaient leur but personnel, tantôt avec une hardiesse d*aventuriers, tantôt avec une confiance naïvement loyale, toujours au détriment des principaux intéressés . Plus tard , aux équivoques séculaires s'ajoutèrent les rivalités nationales y les calculs politiques. Ils élevèrent des barrières infranchissables, et le contact direct, immédiat, resta longtemps impossible.

Il est permis de regretter que, par suite de ces obstacles, le génie russe soit resté plus ou moins étranger au génije latin, surtout à Tépoque où TOccident tout entier était en passe de se rajeunir. Une poignée d'Italiens, rien qu'en traversant Moscou au quinzième siècle, y ont laissé des souvenirs impérissables de leur passage. Un rapprochement plus prolongé, une part persévérante et active au progrès, une connaissance approfondie du dehors, eussent certainement mieux préparé le terrain aux réformes de Pierre V\ Les Russes ne pouvaient échapper à la loi historique qui régit la diffusion de la civilisation, mais cette loi s'impose mieux par un développement continu que par un effort violent et hàtif. A un point de vue plus élevé, réchange d'idées avec Rome, en se Taisant dans des conditions normales, eût contribué à dissiper des préjugés surannés, et à frayer le chemina la conception unitaire de l'Église, qui est la seule dogmatiquement admissible, et dont la vie des peuples ne saurait ne pas se ressentir.

Au moment de conclure, notre pensée se reporte d'ellemême vers les riches et incomparables dépôts, où nous avons, à pleines mains, puisé les matériaux de notre travail. Que d'heures passées dans les archives d'Italie, d'Angleterre et de France ! Que de lettres échangées avec celles

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d'Allemagne et d'Espagne, du Danemark et de la Suède I Si nos recherches n'ont pas toujours été infructueuses, nous le devons principalement à Textréme obligeance des savants gardiens de ces trésors du passé. Ils ont droit à une reconnaissance que nous sommes heureux d'exprimer publiquement.

Un dernier mot sur le système adopté dans les notes. Nous donnerons ailleurs des indications plus complètes, des extraits et des appendices. Pour ne pas multiplier les références au bas des pages, Ton s'est borné au strict nécessaire. Les pièces inédites et nouvellement trouvées ont été soigneusement citées. Pour les autres sources, il y a des renvois à nos travaux précédents et à un grand nombre d'ouvrages spéciaux. Les points essentiels du récit seront de la sorte, croyons-nous, suffisamment documentés.

Paris, S férrier 1895.

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