CHAPITRE XIII
I. Contact plus intime pris avec l'Occident à la suite des guerres napoléoniennes. Impulsion qui en résulte dans la vie intellectuelle du pays et obstacles qui s'opposent à son développement. « Le ministère de la propagation des lumières » et « l'Éclipsé ». — II. Défauts de l'organisation scolaire. Indigence de l'enseignement primaire et vices de l'enseignement supérieur. Les universités manquent d'élèves. L'élément étranger dans le corps enseignant. Encore les Kulturlraeger. L'enseignement mutuel. L'éducation domestique. Les précepteurs français et leurs émules allemands. Les pensionnats de langue française. L'abbé Nicoile. « Ecoles de perroquets. » Critiques fondées et reproches injustes. — III. Les lettres. Occidentalisme et nationalisme. Vers une culture originale. Progrès réels et illusions. Prédominance de l'individualisme dans le développement littéraire et caractère aristocratique de ce mouvement. — IV. Les Mécènes. Michel Mouraviov et les Tourgueniev. Roumiantsov. Stroganov. Ouvarov. Entrée en jeu de l'élément collectif. Essais de littérature populaire. — V. L'évolution littéraire sur les traces de l'Occident. L'avènement du romantisme en Russie. Parallélisme des phénomènes et différences. La formation d'une langue littéraire. — VI. Les cercles littéraires et leurs rivalités. La Biessiéda et Y Arzamas* Stérilité commune. Prédominance persistante du facteur individuel. — VII. L'époque de Karamzine. Formation intellectuelle et morale de l'écrivain. Le talent et le caractère. L'historien et le romancier. Mérites et défauts de son œuvre. Le premier professionnel des lettres en Russie. — VIII. Naissance d'une corporation littéraire. L'élément féminin. « La Sapho russe ». Anne Bounine. Les faveurs de cour et les rigueurs de la censure. I. Pnine. Un émule russe de La Fontaine. Krylov. Les risques de la parole libre et l'abri du silence. Le premier lyrique russe. Joukovski. h'aurea mediocritas. — IX. Le théâtre. L'école classique. Le prince Chakhovskoy et Oziérov. Un essai d'émancipation et une carrière brisée. Griboiédov et « Le malheur d'avoir trop d'esprit ». L'origine militaire de la scène russe. Au Corps des Cadets. La théâtromanie. Elle ne produit aucun chef-d'œuvre. Une grande promesse. Pouchkine. — X. Les débuts du poète. Sa place dans la littérature universelle. Ses droits au titre de poète national. — XI. La presse. Multipli cation de ses organes. Son rôle dans « la guerre patriotique » et sa déchéance. Elle est réduite à ne s'occuper que de critique littéraire ou artistique. — XII. L'art. Le phénomène de régression. L'assujettissement au patronage du monde aristocratique et à l'imitation des modèles occidentaux. Le rôle d'Alexandre dans ce domaine. Les embellissements de Saint-Pétersbourg et les collections de l'Ermitage. Pour le décor. Préférence donnée aux étrangers. Les artistes serfs. Peintres et musiciens. L'école italienne
et l'école française. Boieldieu à Saint-Pétersbourg. Le premier oratorio russe. Diékhtiarev. — XIII. Le progrès scientifique. Encore des soldats. « La Société des mathématiques » et « l'Institut des guides ». Faible développement dans le domaine des sciences sociales et de la philosophie. Insuffisance des moyens matériels. Les sociétaires scientifiques et les Académies. Résultats médiocres. Les croisières scientifiques. Premier voyage des marins russes autour du monde. Luxe et misère. La politique de « la poudre aux yeux » 301