V. De Sébastopol à Kertch, en bateau à vapeur
1?0 milles marins. Bateaux à yapeur de^la «Comp. russe*, 6 fois par sem. , en 24 h., pour 11 et 8 r. Pour les arrêts en route, etc., v. p. 355. De Sébastopol à lalta, 5 h., 3 r. 16 et 2r. SO; dlalta à Aloucbta, 2 h.,
2 r. 80 et 2 r. -, d'Alouchta à Soudak, 3 r. et 2 r. 40: de Soudak à Féodosia,
3 r. 50 et 2 r. 40; de Féodosia à Kertch, en 6 h. 1/2, 4 r. 50 et 3 r. 50. De Sébastopol à Féodosia, il y a aussi un bateau local qui fait le service 2 fois par sem. — A Sébastopol, à lalta et à Féodosia, les grands bateaux à vapeur abordent au quai; dans les autres ports on débarque en canot. Les bateaux naviguent généralement non loin de la côte. La plus belle partie du trajet s'étend du cap Sarytch à Alouchta.
Sébastopol, v. p. 356. — Le bateau quitte la baie dans la direction de rO. , contourne le cap Cheraunhe et marche ensuite au S.-E. On aperçoit le cap Fiolente (p. 359) et le couvent de St- Georges (p. 359). Au delà du cap Sarytch (p. 364) commence la «Rivière russe» qui s'étend à l'E. jusqu'à Alouchta. Elle est bornée auN. par les versants escarpés des monts laïla. Ensuite: le domaine de For os (p. 364), avec une église gréco-russe perchée sur un rocher au bord de la mer; Mchatka; Milass, reconnaissable à ses quatre tours; le cap Kikeneïz, qui s'élève à pic; le haut rocher abrupt de Divo (au-dessous de Lémény); le magnifique palais d^Aloupka (p. 368), dominé par VAï-PétH (p. 370) ; le blanc palais Dioulber (p. 368), du style mauresque, et le cap Aï-Todor (p. 368), avec le «Nid d'hirondelle», villa sur la hauteur tout près de la mer. Au delà du phare d'Aï-Todor, on découvre la *vue d'Ialta; au loin, au N.-E., l'Aïou-Dagh (p. 369). Le bateau passe à Oreanda (p. 367) et à Livadia (p. 366) et aborde à la jetée d'Ialta.
54 M. mar. lalta (p. 364). Joli coup d'œil sur la ville.
Dans la suite du trajet, on aperçoit Qourzouf (p. 369). Au delà de VAïou-Dagh (p. 369), le domaine de Koutchouk-Lamhat (p. 369) et le Kastel, une montagne boisée.
72 M. Alouchta (p. 369). Au N., le Tchatyr-Dagh (p. 369).
96 M. Soudak (Cy^âKi.; ch. de 15 à 40 r. par mois chez M. le Dr Voigt), dans une contrée fertile, qui produit un des meilleurs vins de Crimée. Dans le voisinage, les ruines d'une ancienne forteresse génoise.
A 7 V. à rO., Novy-Svtet, vignoble au prince Golitsyne. — A 18 V. au K.-E. , le couvent de Kiziltach^ fondé en 1853 et situé en pleine forêt.
De Souwak à FéoDOSiA: deux routes. 1. Par le littoral: 51 V.; diligence en 8 h. env.i voiture, 10 à 12 r. La route passe par Taràktach^ Kozy^ Otouzy et Koktébel. — 2. Par la vallée de Soudak: 63 V. La route traverse d'abord la fertile vallée de Soudak (Cy^àRCKafl ^oJîHHa), en remontant le cours du Taraktach et traversant les contreforts à TE. iea monta Jaxla. — 20 V. Elbouzly ^ relais où la route tourne au N.-E. Plus loin, Stary-Krym (CTapbiâ HpuMi) ou Eski-Krym, pour un temps la capitale de la Crimée, après la conquête par les Tatares, et maintenant un endroit sans importance, avec de vieilles fortifications, au pied de VAgarmych (700 m.). Notre route rejoint, non loin de Kochka-Tchokrak^ la route postale de Féodosia à Simféropol.
Dans la suite de la traversée, la côte s'abaisse de plus en plus.
124 M. Féodosia (GeCA^cifl). — Le débarcadère des bateaux de la «Comp. russe» est du côté S. du port, non loin du môle. Il y a 20 min. à pied de là à la gare des voyageurs de la ligne de Djankoï (la grande
372 VT. n. 55. FKODOSIA.. La CHmee.
gare est à 3 V. au N. hors de ville). — Hôtels: lévropéiskata (pi. a); Tsentralnaia (pi. b ^ ch. 1 à ôr.)^ tous deux dans Tltalianskaïa. — Voitures: du port à la ville, y compris les bagages, 40 k. -, de la grande gare ou en sens inverse, iîO k. ^ la course^ 20 k.; 1 h. , 60 k. — Agences consulaires de France et d'Italie. — Deux a trois heures suffisent pour visiter rapidement la ville.
Légende du plan ci-joint: 1. Eglise eathol. — 2. Eglise luthér. — 3. Fontaine Aïvasovsky. — 4. Fontaine du «Bon génie». — 5. Hôtel Aïvasovsky. — 6. Monument d'Alexandre. — 7. Mosquée. — 8. Quarantaine. — 9. Tour des Génois.
Feodosia est une ville d'env. 27200 hab. et un chef- lieu de district, sur la baie du même nom, très fréquentée pour les bains de mer (fond sablonneux) et qui a des établissements de «koumiss». On y fait aussi des cures de raisin. — Fondée au vi® s. av. J.-C. parMilet, sous le nom de Théodosia, elle faisait un grand commerce de céréales. Cette ville fut relevée de ses ruines par les Génois, au xni® s. et nommée alors Kaffa. Elle comptait, dit-on, 100000 hab. au XIV® s., mais elle fut prise par les Tatares en 1475. Feodosia estdep. 1894 le port commercial le plus important de la Crimée (v. p. 357).
Du côté 0. du port s'étend le Boulevard maritime (Primorskaïa). Là se trouvent à dr. la. fontaine du i^Bon génies (pi. 4); à g., sur la place du Bazar, un jet d'eau (pi. 3), érigé dans le style turc en 1888, sur les plans d' Aïvasovsky (à côté, un restaur.), et à dr. la statue d'Alexandre III (pi. 6), bronze par Bach (1896). Plus au N. , une vieillfe tour du temps des Génois (pi. 9) et la gare des voyageurs de la ligne de Djankoï (v. ci-dessous). Plus loin, Vhôtel I.-K, Aïvasovsky (pi. 5), qui renferme des tableaux de ce peintre de marines (m. 1900). Il est visible t. 1. jours de 11 h. à 2 h., et de 5 h. à 8 h., d'ordinaire aussi aux heures d'arrivée des grands bateaux, moyennant 20 k. — Au S. de la ville, le musée des antiquités, fondé en 1811, et contenant quelques inscriptions grecques en l'honneur de Païrisadès et de Sauromatès 1*^', rois du Bosphore, ainsi qu'un certain nombre de tables de pierre portant des inscriptions latines des xiv® et xv® s. Entrée t. 1. jours de 10 h. à 6 h. (4
en hiver): 15 k. ; catalogue russe, 50 k. Directeur, M. L.-P. Colli.
Dk feodosia k Djankoï (Kerteh) : 109 V. , chemin de fer en 4 h. 1/2 (wagons directs pour Moscou). La ligne traverse des steppes plates \ à dr. un a, ça et là, des échappées sur le Sivach (p. 353). — 13 Y. Vladiuluvovka (buflfet). Embraneh sur (85 V.) Kerteh (v. ci-dessous). — 109 V. Djanikoi (p. 353).
A partir de Feodosia le bateau marche à TE. La côte est basse. Au bout d'env. 3 h. V27 <>" aperçoit Opouk, dont la colline est couverte d'un chaos de gros rochers et des ruines d'un château-fort. Le bateau tourne plus loin au N. dans le détroit de Kerteh ou d'Iénikalé, le Bosphore Cimmérien de l'antiquité.
190 M. Xertoh-Iénikalé (KepHb-EHHxâie). — La oare (buffet) est
à 2 V. de la ville. — Hôtbl: Central^ place Predtetehenskaïa, 1 (ch. 1 à 4r., b. 15,1.30, ierdéj.25k.: 2® déj., jusqu*à 1 h., 36 à 60 k., dîn., de 1 h. à 6 h., 60 k. à Ir., pens. 00 à 160 r. par mois). — Voiturbs: à 1» course, 25; au port, avec des bagages, 40; à la gare ou en sens inverse, 60 k. ; 1 h., 60k. — Baticaux k VAPBUK, dans la rade; il y a un petit vapeur pour
La Crimée. KERTCH-IKNIKALK. VI. li. 63. 373
atterrir. Les bateaux venant de Batoum ou d'Odessa restent env. 5 h. à Kertch, ee qui suffit pour visiter la ville. Bateau de la «Comp. russe» pour Rostov-gur-le-Don ^ en 36 h., pour 8 r. et 4 r. 76. — Agence consulaire de France. — AuTiQuiTés, chez Ji\-R. Zaporochky; les antiquités offertes dans les rues sont fausses pour la plupart.
Kertch, qui compte 29 000 hab. avec la vieille forteresse d'/enikale (à 12 V. à TE. de Kertch) et la nouvelle forteresse PatU (à 3 y. ^/g au S.-E. de Kertch), dont les fortifications commandent le détroit, est un port considérable pour le commerce, à l'entrée de la mer d'Azov aux eaux peu profondes. La ville est bâtie en amphithéâtre sur la baie de son nom. Jj'e'glise St-Jean- Baptiste^ sur le marché, a été, dit-on, construite au x® s. Le musée archéologique, au n^ 10 de la Miéchtchanskaïa, renferme entre autres de grandes plaques tombales en terre cuite et des restes de stucs peints dans le style primaire de Pompéï provenant des maisons de l'anc. Panticapée (i*"^ s. av. J.-C). Ce musée est public t. 1. jours de 9 h. à 5 h. (4 h. en hiver). Directeur; M. K. Duhmberg.
Il y a eu sur remplacement de Kertch une colonie de Milet, nommée Panticape'e ou Bosphore, et fondée au v® s. av. J.-C. C'était la résidence des Spartokides, dont les sucesseurs, les rois du Bosphore, ont résidé probablement à Phanagorie dans la presqu'île de Taman, à l'E., en face de Kertch. — Non loin de l'hôt. Central, un escalier monumental, à plusieurs étages, conduit au moTi^ Mithridate (ropâ MHrpHAâr'B), avec le prétendu tombeau de Mithridate YI (120 à 63 av. J.-C). A mi-chemin (6 min.), les ruines d'un temple moderne d'ordre dorique. On monte ensuite rapidement, en passant au tombeau du général russe Stempkovski, petit temple d'ordre ionique. Au sommet du mont (5 min.), le prétendu «trône de Mithridate» (Kpécjo MHTpHAâxa), composé de quelques grosses pierres. Beau coup d'oeil sur la mer et sur la steppe couverte de ce côté de nombreux kourgans (tumuli). On a découvert sur les versants du mont Mithridate beaucoup de tombeaux de l'époque romaine, ornés en partie de peintures. On reconnaît encore ici des murs de maisons taillés dans le roc, qui doivent remonter aux premiers temps de la colonie de Milet. — A 4 V. au N. de Kertch (voit, à 2 chev., env. 1 h. 1/4, 1 r. 50 aller et retour) , le Tsarsky Kourgan, un des plus beaux tumuli antiques, avec une chambre funéraire et un «dromos» (allée) du v** s. av. J.-C.
A 14 V. au N.-O. de Kertch, le lac Tchokraskoii (HoKpàcxoe coJHHÔe ôaepo), avec un établissement de bains de boue. — A 4 V. au N. de Kertch, le volcan de houe de Boulganak.