De Eertch (Odessa) à Batoum, par la mer Noire
369 milles marins. Bateaux X. vapbur de U C** russe de Navigation à vapeur et de Commerce (on évitera les bateaax marchands) : d'Odessa 6 fois par sem. en été^ ils abordent en Grimée à Eapatoria, Sébastopol., lalta, Féodosia et Kertch. Le bateau express (323 milles marins; 3 jours 1/2) ne touche qu'à Sébaatopol, à lalta, à Féodolsia, à Kertch et à Novorossiisk. Prix: de Kertch (Odessa) à Novorossiisk, 4 r. 60 et 3 r. 50 (ou 2ô et 19 r.); à Poti, 20 r. 60 et 15 r. (ou 38 r. et 29 r. 50) ; à Batoum, 21 r. 50 et 16 r. (ou 39 r. et 30r. 60); nourriture comprise, moins le vin (v. p. 355). — Bateaux de la G^* des Messageries maritimes de Marseille à Novorossiisk (300 fr.) et à Batoum (325 fr.).
A Novorossiik, à Poti et à Batoum, les bateaux abordent directement au quai, aux autres escales on débarque en canot.
Kertch, V. p. 372. — Ensuite on a à g. la presqu'île de Taman qui est plate. C'est seulement au delà de l'embouchure du Kouban que commencent les montagnes du Caucase, qui bordent la cote sur une longueur de 400 kilomètres. On est frappé du silence qui règne sur les versants des montagnes, couverts de forêts. Le nombre des habitations humaines est bien réduit depuis l'émigration des Tcherkesses (v. p. 384) ; on aperçoit seulement de temps à autre les ruines d'une forteresse ou une nouvelle colonie russe.
48 M. Anapa, port de 6700 hab. Cette ville occupe l'emplacement du Sindikos Limên des anciens, la principale localité des Sindes.
86 M. Novorossiisk (HosopOCCiMcKl). — hôtels : H. Français, au port (ch. Ir. 50 à 4 r., b. 15, déj. 40k., dîn., de 12 h. à 7 h., 1 r., omn. 20k.)i lévropa, rue Sérébriakovskaïa. — Phaéthon: du port (les bateaux ab.ordent au quai) à la ville ou à la gare, 30 k.; 1 h., 50 k. — C0N8OLAT8: de France^ de Belgique et à* Italie.
Novorossiisk est une ville d'env. 25000 hab. et un port, dans un heau site, sur une h^ie longue de 7 V. sur 4 V. de largeur. Elle est à la Russie depuis 1829. Le port est un des meilleurs de la côte; il est seulement exposé en hiver aux tempêtes dues au vent du Nord. A dr. du port, du côté £. de la baie, se trouvent des fabriques de ciment (visite intéressante des carrières de la fabrique de ciment de la mer Noire). En face, la ville «neuve», avec les hâtiments du «Standard russe», comp. pour l'exportation du naphte, la gare (à 1 V. du port, 3 V. de la vieille ville) et l'élévateur (force portative: 50 millions de kilos). A g., du côté 0. de la baie, la «vieille» ville aux rues malpropres. Entre la gare et la vieille ville 'étend le marais de Tsemess, qu'on est en train de dessécher. Il y a de grands vignobles aux environs de la ville. — Dans l'antiquité, la ville de Vata ou Hiéros était très probablement située sur la baie de Novorossiisk.
Db Novorossiisk a Poti par la routb du littoral: 618 V., en 10 à 13 jours ; tour intéressant mais pénible (gîte dans les grandes localités ; se méfier de la fièvre^ la meilleure époque pour ce voyage est en août et sept.). La route, qui atteint son point culminant à env. 800 m., a été commencée en 1892 par le général Aunenkov. Elle longe la côte E. de la mer Noire, dont elle ne s'éloigne que de Ghelendjik à Djoubga, d*Adler à la rivière de Psou, de Gagry à Gondaout et à partir de Soukhoum-Kalé. Ou peut la parcourir en voiture jusqu'à Adler, puis de Ooudaout à Otchem-
GHELENDJIK. VIL R. 56. 391
tchiry et de Sougdidi à Novo-Sénaki (le chemin de Touspsë à Sotchi est en partie mauvais, mais il est ensuite bon jusqu^à Soukhoum-Kalë ; voit, publique de Novorossiisk à Sotchi; voit, particulière de Novorossiisk à Soukhoum-Kalé 120 r., env.). Le reste du trajet doit se faire à pied ou à cheval. Il faut franchir quantité de cours d^eau (env. 3500) et il n^y a presque pas de ponts. La route traverse beaucoup de forêts dans le territoire du gouv. de la mer Noire (p. 390). Les hautes montagnes commencent en Abkhazie, au delà de Ga&;ry.
En quittant Novorossiisk on se dirige au S. 14 V. KabardinêkeUa ^ relais. — 31 V. Ohelendjik (v. ci-dessous \ relais). — La route monte. 53 V. 1/4* Col MikhaUov (800 m. \ relais). La route s^abaisse ensuite en serpentant beaucoup. — 63 V. Bérégovaia^ une stanitsa (p. 386). Dans le voisinage est Krinitsa, établissement de communistes. — 69 V. 3/4. Pekadskaîa^ relais. — 87 V. V4- Arkhip-Ouipovka (relais; 600 hab.), à Tembouchure du Voulan. Là s'élevait autrefois la forteresse Mikhaïlov, que le soldat Arkhip Ossipov fit sauter en se sacrifiant en 1840, plutôt que de la rendre aux envahisseurs tcherkesses. Une croix blanche, au milieu de Tendroit, rappelle cet événement. — 107 V. 1/4. Djoubga (v. ci-dessous : relais). — 115 V. 1/4. Tenghinskp Poêsad^ relais. — 135 V. Olghinikaîa^ relais. — 148 V. Nébougtkala^ relais. On passe VAgouï. Plus haut dans la vallée se trouve Karpovka^ un aoul (p. 3B9) tcherkesse; dans un cirque de montagnes. — 163 V. •1/2- ^!^apsé (v. ci-dessous).
On traverse ensuite une contrée magnifique. — 181 V. Chepsingkaia^ relais. — 195 V. Kalinovka, relais. — 214 V. Lazarevskoté <, un village. — 230 V. Oolovioskoté ^ relais. — 243 V. Vardane^ propriété du grand-duc Mikhaïl Nikolaïevitch. — 361 V. Dagomysê, domaine impérial. — 378 V. Sotchi (v. ci-dessous). — 288 V. Vidny. — 302 V. Adler (392). — 324 V. Sandripch. — 351 V. Qagry. — 366 V. Koldokhvara ^ dand le gouv. de Koutaïs. A 10 V. au 8., PiUounda (392). — 382 V. Svondripch. — 392 V. Goudaoui (p. 392).
On suit plus loin une route magnifique qui longe la côte, sous bois (voit, jusqu'à Novy-Afon, 3 r. ; jusqu'à Soukhoum-Kalé, 5 à 6 r.). — 408 V. NovyAfon (p. 892) et son couvent. — 432 V. 1/2 Soukhoum-Kalé (p. 392). — Ensuite, une bonne route (voit. 6 r., omnibus 2 r.) mène en traversant la rivière de Kodor (456 V.: dans le voisinage, le couvent de Drandy") à (482 V.) Otchemtchiry (p. 392).
On quitte la côte et Ton continue à cheval (2 r. par jour; il y a de bons doukhans en route), en partie sous bois. On franchit Vlngour^ dont la traversée n'est pas tout à fait sans danger (50 k.), et l'on passe aux ruines du château de Roukhi. — 540 V. Zougdidi (hôt., ch. 2 r.), chef-lieu de la Mingrélie, avec un château abandonné et un beau parc aux Dadians, princes de Mingrélie.
De Sougdidi on va en omnibus (l r.) à (583 V.) Novo-Sénaki^ à'oix Ton parvient à (618 V.) Poti (p. 392).
De Novorossiisk à TikhoriiUkaia (Rostov^ Tsartisyne^ Bakou) , v. p. 394.
104 M. Ghelendjlk (ch. chez Kordess; restaur. Tchépélev), localité de 1000 h ab., sur une baie en hémicycle, avec une fabrique franco-russe de ciment. — Le bateau aborde ensuite à (140 M.) Djoubga (4»y6ra; ch. chez Kalitzky), petit village de 300 hab., d'où il y a un chemin menant par les hauteurs à lékatérinodar (p. 394). — Les montagnes deviennent plus élevées. Elles atteignent déjà env. 1000 m. à (163 M.) Touapseou Veliaminosvky-Possad (hôt. chez Giovani). Il y a de cette petite ville (1000 hab.) une route postale menant à (140 V.) Maïkop. — Au delà de Lazarievskaïa ou Psezouape^ on aperçoit déjà quelques cimes neigeuses de la chaîne centrale.
204 M. Sotchi ou Dàkhovsky-Possad {pens. Frohnstein, ch. 1 à 2 r.; hot, TchernomorFkiiia)^ peut-être sur l'emplacement de l'anc. NhU. Elle compte auj. 1300 hab. La ville se compose de deux par-