BATOUM. VIL R
dangereuse, et dans un endroit marécageux, expose aux fleTres. Malgré sa mauvaise rade (entrée difficile, quand la mer est grosse; les bateaux continuent alors sur Batoum), Poti a encore une certaine importance pour l'exportation, parce qu'elle est reliée par un chemin de fer avec Tiflis (v. ci-dessous). — An S.-E. de la ville le grand lac PaUostom, l'anc. embouchure du Rion. C'est ici qu'était dans l'antiquité la colonie milésienne de Phads,
Db Poti X. Samtri&di: 62 V., ehemin de fer, en 2 h. 1/2. — La ligne traverse des forêts de chênes marécageuses, qu'on ne peut exploiter, parée que la fièvre y règne. 15 V. Tcheladidy. — Ensuite un grand pont de fer sur le T$khini»-Tskhaliy VHippo» de Tantiquitê, rivière qui sépare Tlméréthie de la Mingrélie. Bientôt après on aperçoit les mamelons couverts de neige de la chaîne du Laïla. — 36 V. Novo-Sénàki^ stat. pour la ville de ce nom. La ligne franchit le Tékhour (à 13 V. au N.-Ë. , en amont, Nakalakivi^ peut-être la Gyta des anciens) çt atteint la plaine très fertile du Bion, centre de collines peu élevées, et dont les champs de maïs offrent un aspect monotone. De Kovo-Sénaki à Novorossiisk par la route du littoral, v. p. 391. — 49 V. Ahacha. — 62 V. Satntrédi (03 m. ; buffet), où Ton rejoint la ligne menant de Batoum à Tiflis (v. R. 59).
De Poti à Novorossiisk par la route du littoral, v. p. 391.
En entrant dans le port de Batoum , on a une vue magnifique sur la chaîne du Caucase, et sur les monts d'Adjara (Lasistan). Au S.-E., sur une haute colline, une vieille église, visible de bien loin.
369 M. Batonm. — hôtels : H. impérial (au propr. de l'hôt. d'Orient à Tiflis; ch. 1 r. 50 à 10 r., dé). 50 k.), H. de France., recommandé; ces deux dans la ville; Belletue^ Nabérejnaïa. — Fiacrbs: du port ou de la gare à la ville ou en sens inverse, 40; la course, 20; 1 h., 60 k. — Consulats : de France., de Belgique^ d'Italie et des Pays-Bas.
Bateaux k vapeur. Pour la Crimée et Odessa., v. p. 390. — Pour Constaktinoplb: C*^ des mesnageHes maritimes., 3 dép. par mois, 45 ou 22 r. 50 (y compris la nourriture; pas de 2« cl.); C** russe de Navigation., 28 ou 21 r. (non compris la nourriture); N. Paquet et C**, 1 fois par sem., 37r. 50 ou 28 r. (y compris la nourriture); Lloyd autrichien y 1 fois par sem., trajet en 4 jours, 45 ou 32 r. (y compris la nourriture). — Barque pour atterrir ou s'embarquer, 40 k.
Batoum est le principal port de la Russie sur la côte orientale de la mer Noire, avec une population de 28500 hab. Le port est très sûr, mais la ville se trouve dans une contrée marécageuse au pied des contreforts 0. des montagnes de l'Arménie. Batoum prospère grâce au chemin de fer qui relie la mer Noire à la mer Caspienne. Les principaux articles de commerce y sont: le naphte (73 millions de poudes par an), le minerai de manganèse, la soie, la laine, le bois de réglisse, etc. Le Boulevard (Nabérejnaïa), au bord de la mer, est dominé par la cathédrale St- Alexandre- Nevsky, Dans le quartier 0. de la ville, le parc Alexandre, avec une végétation tropicale. Il y a de bons bains de mer hors du port.
Dans le voisinage, à 3 V., se trouvent des ruines du moyen âge, dites Zamok Tamary (château de Tamara^ v. p. 387). Les hauteurs de Khakhaberi^ à 3 V. au S.-E., offrent une belle vue. — La culture du thé et du bambou a été introduite avec succès dans la vallée de Tchakva (18 V. ; p. 402) et sur les collines des environs. Les plantations de thé sont surtout entre les mains de Tadmiaistration des domaines impériaux et des héritiers de Solovtsov, qui y fit les premiers essais de ce genre. — A 20 v. au 8. de
394 VIL R. 57. TIKHORIKTSKAÏA.
Batuum, les restes intéressants de la vieille églùe Màkriali^ uù Ton parvient par une belle route eavalière.
De Batoum a Artvikb, 90 V. : 8 jours en phaéthon aller et retour, pour 30 à 35 r. ; on couche à Bortchkha \ les cyclistes y vont en 10 h. env. Au retour on peut aller jusqu'au village de Kapandidi (à 9 V. au S. de Batoum) dans une barque, dite kaiouke, en 6 à 8 h., pour 5 à 10 r. (3 à 3 r. par çers., si Ton profite des kaioukes qui transportent 1. 1. jours les légumes a Kapandidi). La route, établie par les Turcs et qui longe presque constamment la rive dr. du Tchorokh^ traverse au S. de Batoum la vallée du Kakhàbéri. — 16 V. Adjara-Tskhali^ village avec un pont sur TAdjara. Belle contrée (phaéton de Batoum, 8 r. aller et retour). — 27 V. MaradiéU^ grand village, avec un poste de douaniers. — 32 V. Khéba. — 45 V. Bortchkha, sur la rive g. du Tchorok. — 69 V. Sinkôg. Ensuite, un pont qu'on traverse. — 90 V. Artvine (aub. passable), ville pittoresque et allongée, qui s'étage sur des terrasses. Les habitants (6700) parlent turc et arménien.
De Batoum à Tijlis^ v. R. 59.