IV. R. 27. HELSINGFORS
graphique (ouvert les mercr. et vendr. de 1 h. à 3 h., le dim. de midi à 3 h.; entrée, 50 P.); plus loin, k g., Veglise allemande (Tyska kyrkan; pi. 16), et le lycée ou école normale suédoise. Puis on parvient au mont de l'Obsebvatoibe, où il y a des jardins et qui offre une belle vue sur la ville et la mer. Au sommet, V observatoire astronomique (pi. D4), qui est ouvert le jeudi de midi à 1 h. Non loin à l'E., dans la direction de la mer, les Naufragés (Skeppsbrutna; pi. 14), groupe en bronze par Rob. Stigell. On descend le versant S. du mont de l'Observatoire et Ton parvient à Véglise catho- {^9i£« (Katholska kyrkan; pi. 8), puis à l'entrée du Brunnsparken.
Le Bnumiparken (pi. Dô; restaura, v. p. 189) est plutôt un faubourg de Helsingfors, car il est rempli de villas (on y va aussi en tramway électr. ou en chaloupe à vap.). A l'extrémité S. se trouve un établissement de bains (bains de mer et d]eaux minérales), d'où l'on a la vue de Sveaborg. Dans la partie E., Ôstra Brunnsparken, n^ 17, la galerie Cygnàus (pi. E5; entrée de 11 h. à 4 h.: 25 P., 10 P. le dim.) ; elle est sans importance.
Du Brunnsparken on revient à l'Esplanade par la Hogbergs-
gatan. A g., la nouvelle église luthérienne (Nya lutherska kyrkan ;
pi. C4-5), édifice goth. à trois nefs et deux tours hautes de 74 m.,
achevé en 1893. Non loin de là, le poste de pompiers (Brandde-
poten), bâti en 1892, avec une tour d'où l'on découvre un vaste
panorama; il est ouvert de 2 h. à 3 h. (25 P.). A dr., la bibliothèque
populaire (Folkbibliotheket; pi. D4).
Dans la Kaserngatan , rue parallèle à la Hôgbergsgatan, on remarque : les cliniques chirurçicales (pi. 9.), puis au n*^ 34, au coin de TUlrikaborgsgatan, le bâtinunt dfs Sociétés des sciences (pi. 17) et la caserne du bataillon de la carde (pi. 6), où il y a, dans la cour, un monument érigé aux soldats finnois morts dans la guerre contre la Turquie (1877-1878).
Le quartier de l'ouest est traversé par le Boulevard (pi. C4), qui est bordé d'arbres. Entre cette rue et l'Andreegatan se trouve la vieille église luthérienne (Gamla Intherska kyrkan; pi. 4), qui est en bois et entourée d'un jardin. Elle a un tableau d'autel d'Ekman, qui représente le Christ bénissant les enfants. Au S. de là, sur le Sandvikstorget, VEcole polytechnique (pi. 10), qui compte env. 40 professeurs et 300 étudiants. Il y a une collection géologique.
De l'extrémité N. de la Henriksgatan (pi. C 3-4) nous arrivons au Djurgârden ou parc de Tclô (pi. Cl; voiture, v.p. 189; tramway). C'est une promenade pittoresque sur la baie de Tolô; il y a un joli jardin avec une grande serre (restaur. Alphyddan, v.p. 189).
Dans l'île de Hbgholmen (traversée en 10 min. de Norrahanineii, toutes les V«^-)) un bon restaur. et un petit jardin zoologîque; joli coup d'oeil sur la ville du point culminant de Ttle.
Le cimetière luthérien est situé au N. de la Lappviksgatan (pi. B4), et le cimetière russe au S.-O. de la même rue (tramway). Il y a dans le premier une petite chapelle et quelques monuments remarquables. Les deux cimetières sont séparés par la route qui mène à Vasile d^aliénés (Dkrhuset), bâtiment colossal près de la baie de Lappviken, entouré d*un grand parc et que Ton ne peut visiter qu'avec l'autorisation du directeur.
SVEABORG. IV. R. 27. 195
ËNVIBONS DE HeLSINQFORS.
Les environs de Helsingfors ne sont pas aussi beaux que ceux de Viborg et d*Abo. Pourtant une exeursion à travers VarcJUpel ne manque pas de charme, surtout dans la direction de Borgi. Les îles les plus fréquen» iées par les -habitants de Helsingfors (bateaux à vapeur-, v. p. 190; ils font souvent raprès-midi le tour des îles, qu'on peut recommander) sont: au N.-E. celles de Knekttn et Brândôholm^ la grande île de Degerô; puis celles de VàdÔ^ Sumpam et Villinget ainsi que divers points de la terre ferme, tels que Herionàs et Boiby; au N.-O., Èobàck (petit hôtel), à Textrémité de la baie d'Esbo, et plus loin Varchipel de Hirsala. — Par terre, on va au K.-E. à Sifrsnàs^ où se trouvent un port, une brasserie et une grande prison, et à Oammelitaden (p. 190); au K.-O., par la porte d*Esbo. à Fôlisd^ a Méjlani et à Jiunk$nàê^ separe's Tun de Tautre par un petit détroit.
Au S. de Helsingfors se trouve Sveaborg (Viapori)^ place forte (env. 900 canons), le «Gibraltar de la Baltique», avec 6000 hommes de garnison. Les fortifications se trouvent sur une chaîne de sept îles reliées par des ponts et commandent Tentrëe de la baie de
Helsingfors.
Batbav 1 TAPEUR, toutes les heures, en 20 min., pour 25 P. ; départ en face du Soeietetshus. La visite de la forteresse (de 10 h. à 3 h.) n*est pas intéressante. Le gendarme de garde ne conduit qu'à Téglise gréconisse et au tombeau d'Ehrensvard (30 min. en tout; 50 P. à 1 M. de pourb.). Le trajet en bateau est joli (env. 1 h. aller et retour); on ne descendra pas, mais on reviendra par le même bateau.
Histoire. Après la paix d'Abo, en 1*743, les Suédois transformèrent Sveaborg en un port fortifié, sur les plans du feld-maréchal Ehrensvard (v. ci-dessous) en 1(49. Le plus difficile ne tut pas de construire les remparts, hauts de 15 m., mais les docks. — La forteresse fut cernée par les Busses .en 1806 et tomba bientôt en leurs mains, grâce à la prétendue trahison de Tamiral Gronstedt, qui commandait la place. La flotte anglo-française, qui Tattaqua les 9 et 11 août 1855, réussit seulement à incendier tous les bâtiments de Tintérieur. Une tentative de débarquement, opérée en même temps sur les îles de Drumsô et de Sandhamn, échoua aussi, et la flotte se retira le 14 du même mois. D*autres ouvrages ont été construits depuis cette époque.
Dans l'île Stora-Ôster-Svarto, où est le débarcadère, se trouvent l'église gréco-russe et la maison du commandant. — Dans l'île de Vargo est le monument du comte Ehrensvard (v. ci-dessus), érigé en 1788 sur son tombeau. Ce monument, dessiné par Gustave III et modelé par Sergel, se compose d'un rocher de granit, avec l'armature en bronze d'un vaisseau et surmonté d'un trophée d'armoiries. Inscription principale (en suédois) : «Ici repose Ehrensvard, entouré de ses œuvres, la forteresse de Sveaborg et la flotte».
De Hblsimofors X Haugô: 207 kil., chemin de fer, en 6 h. V4î pour 1611. 95, 10 M. 20 et 6 M. 80 (liene directe de Karis en construction). — Jusqu'à Hyvifikàà (59 kil.), où 1 on change de voiture, v. p. 188. D'abord une contrée uniforme. — 123 kil. Lojo^ gros village (a 4 kil. de la station ; aub.), qui a une église intéressante (peintures murales des xvi<^-xvii6 s.) et situe sur le toc du même nom, où Ton peut faire de belles excursions en barque et à pied, par ex. (à pied), àTO., à Myllykylà (18 kil.), d'où l'on peut aller à la chapelle de Sammatti^ qui renferme le tombeau d'E. Lônnrot (m. 1884; V. p. 186). — 143 kil. Svartà (buflfet), à l'extrémité 8. du lac Lojo. La gare est a 4 kil. du château de ce nomjà la famille noble de Linder. — 158 kil. Kaxis. Embranch. sur Abo, v. p. 201. Karis est le point de départ
196 IV. fi. 27. . HANGO.
dans le voisinage duquel sont les curieuses ruines du vieux château de Rageborçf (auberge du club des Touristes) ^ puis à TE. à Fagervik (I3kil.; 3 h. 1/2), où il y a des forges fondées en 1646, avec un château au bord d^un lac, un parc dans une île et de grandes serres, et enfin à Ingâ (13 kil. ; 3 h. 1/2 î V. ci-dessous). — Le chemin de fer traverse ensuite une jolie contrée.
174 kil. Ek'enfti, en finn. J^mmiiaari (hôt. : Stadshotel; restaur.: Knipan^ au port), ville de 2300 hab., dans la paroisse de Pojo et sur une langue de terre qui s'avance au loin dans la mer. Ekenas fut élevée au rane de ville en lo46. Vieille église massive possédant un tableau précieux attribué à A. van Dyck, probablement rapporté comme butin de la gtierre de Trente- Ans. A la sortie de la ville à 1 E., le Slottshacken ^ hauteur d'où Ton a une belle vue de la mer et de sa couronne d'îles. — Voilure pour (15 kil.) Raseborg (v. ci-dessus), 4 à 6 M. aller et retour. — Bat. à vap. 2 fois par sem. (6 M. 50) d'Ekenas à Ingà^ par le beau Barôsund; puis à Helsingfors.
La voie traverse ensuite la baie de Pojo et elle reste sur la rive O. de cette baie, qui est élevée et d'où l'on a un beau coup d'œil de la ville et de la mer. — 189 kil. Lappvik. On peut aller en 2 h., en barque, de la baie de Lappvik à la chapelle de Bromarf^ l'une des plus belles de la Finlande. Non loin de Bromarf, le château de Rilaki^ dans le style anglais, avec une galerie de peinture et un beau parc. — Puis une contrée couverte de bois.
207 kiL HangS, en finn. Hankoniemi (hôt. : Grand- Hôtel^ au bord de la nier^ H. Continental; Pens. Bellevue^ bien nommée, ch. 2 à 7 M., s. 1 H., déj. 60 P., pens. sans la ch., 5à8M. ^ agence consulaire de France, etc.), ville fondée en 1878 (4800 hab.), sur une langue de terre sablonneuse qui s'avance au loin dans la mer, à l'extrémité S. du continent finlandais. Il y a un établissement thérapeutique et des bains de mer très fréquentés. Vue étendue du Drottningberg. La ville fait une importante exportation de beurre. Les fortifications élevées là par Gustave III ont été démolies après la prise de Bomarsund, en 1854. Pierre le Grand vainquit les Suédois près de Hangô en 1714.
Bateaux à vapeur pour Helsingfors (p. 198) et pour Abo (p. 198), presque tous les jours en été. — Pour Stockholm, trajet en 14 à 19 h., pour 38 et 32 M. Les voyageurs venant de Stockholm reçoivent avant le débarquement leurs passeports (visite de la douane à bord). Il y a au débarcadère de Hangô un train, qui vous conduit à la station. On peut aussi prendre à Stockholm des billets de chemin de fer pour St-Pétersbourg. — Pour Copenhague et HuU, 1 fois par sem.
De Helsingfors à Viborg (St-Pétersbourg), v. R. 26^ — à ifto, v. R. 28-, — à Uleâborg, v. R. 30.