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ne jouissent pas même des droitspiteux, réservés à tous les autres sujets russes.
Les Allemands doivent surtout leur situati(5n privilégiée à l'influence de la noblesse des provinces Baltiques. Se regardant comme les culturtragern * de ce pays barbare, ils s'appuient les uns sur les autres, trouvent toujours une place plus haute, un travail plus lucratif que n'en trouvent les Russes.
Le comte de Kankrine, un des ministres les plus éminents de l'empereur Nicolas, disait : « C'est par une faveur toute particulière de la Providence que la Russie, qui jusqu'alors n'avait formé qu'une agrégation mécanique d'éléments très disparates, a pu acquérir les provinces allemandes de la mer Baltique. C'est par là qu'il lui est devenu possible de former peu à peu un organisme politique. Ces provinces lui ont servi de modèle ; c'est de là que proviennent toutes les institutions organiques (î) delà Russie, les gouvernements, la constitution de la noblesse, l'organisation municipale, etc. ! »
Cette lettre peint admirablement la présomption des Allemands, ainsi quehar ignorance, mêlée de mépris, de la Russie. La Russie était plongée dans le chaos et les ténèbres. Dieu dit : « que les Allemands soient I )> et tout s'éclaira ! Malheureusement le comte a raison en ce qui concerne l'influence des institutions allemandes, modèle qui n'avait rien de bien enviable. Les institutions des Provinces Baltiques créées par la domination cruelle d'une minorité, c'était vraiment un beau modèle. Et c'est bien pour cela que les souvenirs des Russes sur la domination des Allemands, d'ailleurs sur son déclin, ne