statistique du Zematvo de Moscou, Y\l, III^ partie
Un certain tricotage en laine fit son apparition dans la province de Moscou d'une manière toute pareille. Une paysanne trouva sur le chemin un bonnet en laine perdu par un monsieur quelconque...
De pareils exemples emplissent l'histoire de l'industrie locale, qui embrasse les branches les plus diverses de l'industrie ; forgeage, coutellerie, confection de boutons, d'instruments musicaux, tissanderie, poterie, etc.
L'assiduité au travail de notre paysan est généralement au-dessus de toute louange ; il a pour le travail un respect religieux, et dit que : « Dieu aime le labeur. » Chaque instant libre, dit un observateur compétent, est employé a un ouvrage quelconque. « Une fillette de onze ans, si vous la questionnez sur l'ouvrage qu'elle fit pendant le cours de l'hiver, répond qu'elle a filé, qu'elle a préparé du filpour2 toiles de 7 murs chacune. (un nmr contient o archines) puis encore du fil pour des bas, enfin qu'elle a tricoté20 paires de chaussettes.
— Et qu'as-tu fait encore?
— J'ai aidé ma mère à soigner le bétail, j'ai balayé rizba, j'ai gardé les enfants; en automne j'ai battu le grain !
— Tu sais battre le grain ?
— On m'a fait un fléau plus léger que les autres, et l'automne dernier j'ai battu le blé...
C'est une fillette de onze ans qui accomplit toute cette besogne ! '»
En outre, les paysans n'ont pas une trop forte inclination à la routine. Au contraire, quand cela est possible, ils perfectionnent très souvent la production; si un