Les Bachi-bouioucks de Saint-Pétersbourg, W
LA RUSSIE POLITIOUE
n est donnée que par le fameux coup de ni.inlM r x par Vera Zassoulitch sur le préfet TréLv 1p 9/ ^^
1878, à Saint-Pétersbourg! ^ ' ' ^^ ^'"^'''^
Plusieurs mois avant cela, le 13 juillet 1877 narl'nr dre de ce même Trépov, on avait frappé de v;rgesiTa' pnson de Saint-Pétersbourg le prisonnier po iZ B golioubov. Ses camarades qui avaient enteîdu leT 'S
tre» gr liée, ils lancèrent à Trépov des injures En nroie a une impuissante colère, ils s'efforcèrent de briser 1 fenêtres et les grilles, mais la prison construite de ^^ ' res et de fer résista à ces efforts des p.gmée 'l:" géo lers les tirèrent un à un de leurs celkies le boït rent jusqu'au sang et les jetèrent ensuite au aZ
qu 11 paraîtrait dans la pnson. Mais il ne paraissait oas Vera Zassoulitch se fit l'exécutrice de l'mdi.n ,^n 1 bbque. Trépov fut blessé. On jugea Véra ^ ] uré," ren irent un verdict d'acquittemem .' Cet acquit temen nattendu provoqua une bruyante expiosion'd'enthou s .me par toute la Russie. Unpublicis.e libéral de tl nt
Z souSd h " "'■'^ï' " ^"^ l«J-'-cquittementI Zas,oul,tch débarrassa d'un lourd poids la conscience publique >, ; Il sembla la convaincre qu'elle n'avait encore
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très exacte. La société russe fêta dans le verdict des jurés
tnomphe de sa conscience sur la pusillanimitél e Ifaisaitpreuve devant les excès du gouvernement. La foule qu, s écrasait aux abords du Palais-de-Justice, salua 1 acquittée de bruyantes exclamations d'enthousiasme. Les gendarmes tentèrent d'arrêter de nouveau
Zassoulitch, mais ils furent repoussés par la foule, et l'héroïne de la journée partit brides abattues dans une voiture que lui avait offerte un de ses admirateurs.
Le coup tiré par Zassoulitch sembla le signal d'une série demeurtres etde tentatives de meurtres politiques. Le gouvernement, momentanément découragé, répondit par une pression redoublée, par des châtiments multipliés. Kovalsky fut exécuté à Odessa. La vengeance du gouvernement s'abattit avec une pesanteur particulière sur les détenus de la prison centrale. En fait, ils étaient enterrés vifs... Mais M. Stepniak peint si éloquemment dans La R-tssie sous /« Tz^irs ', la vie dans la prison centrale, que je n'ai nul d.'sir d'en retracer une fois de plus l'affreux tableau. La lutte s'acharnait des deux côtés. Le 2 avril 1879. Alexandre Soloviev, obéissant à son initiative personnelle, commit un attentat à la vie du tzar. Le tzar évita la mort et répondit à l'attentat en élevant des gibets et en établissant l'éUt de sièse. Des derniers jours d'avril au mois d'août 1876. à Saint-Pétersbourg, a Kiev et ù Odessa, 13 hommes furent pendus. Parmi eux était Dniitri Lisogoub. Voué sans réserve à la cause révolutionnaire , il possédait une immense fortune évaluée à 400 mille roubles environ et la donna pour la Cause. Il vivait lui-même presque comme le dernier des indigents , tremblant de dépenser pour lui un sou de cet argent qu'il considérait comme la propriété de tous. Lisogoub ne prenait aucune part aux entreprises révolutionnaires, occupé uniquement de réaliser ses biens. C'était une torture pour lui qui brûlait de lutter pour la Cause.