Recueil de travaux sm- la médecine légale, im
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opinions de Kochelev, chef du parti libéral du Zemstvo, sont bien connues. Il est monarchiste, mais il est en môme temps l'ennemi juré du bureaucratisme, le partisan du sclf-<joKeni,nenl local, de la liberté de la presse et de la parole. Reconnaissant au tzar une souveraineté sans limites, il tient pour indispensable la présence auprès du tzar d'un Zemsky-Sobor, (assemblée nationale), que le Izar devrait consulter sur toutes les affaires. Sur la nécessité d'un Zemsky-Sobor, Kochelev avait présenté un mémoire au terrible Nicolas lui-même. Loris Mélikov était considéré comme encore plus libéral. 11 est très probable que si Loris Mélikov eût du premier coup posé a l'empereur la convocation des représentants du peuple comme condition sine nua non, l'empereur y aurait consenti. Le comte n'en fit pourtant rien. Peut- être lui-même ne comprenait-il pas toute l'urgence de cette mesure, peut-être l'énergie lui manqua-t-elle pour poser nettement la question au tzar sans ambages. Peut-être ne voulut il pas risquer une rupture etpréféra-t-il suivre un chemin plus lent. Quelles que fussent ses raisons, il suivit une tout autre voie. 11 mit fin en fait h l'état de siège. 11 permit à la presse de parler. 11 autorisa la fondation de quelques nouveaux journaux. La déportation et les arrestations devinrent
trèsrares: quelques révolutionnaires repentants reçurent leur grâce du comte... La Russie respira pendant' quelques mois. De son côté, le comte ne faisait qu'hésiter, que tâtonner. Il semblait se préparer on ne sait a quoi.' Il essayait de se créer un parti dans le gouvernement, entourait le trône de nouveaux ministres. Il persuada à Alexandre II de congédier le comte Dmitri Tolstoï. La
société entière battit des mains. La presse accompagna de ses malédictions le ministre déchu, et quand Tobtoi rentré dans la vie privée, se présenta comme candidat auK élections du zemstvo de sa province natale, il ne fut pas élu. llélas, la presse et le Zemstvo ne savaien pas qu'avant deux ans celui qu'ils insultaient pourrait tirer d'eux une vengeance éclatante ! Ils triomphaient la presse libérale s'écriait : ■< Ex oriente lux. » Lecomte Loris M.'likov fit à la société une autre surprise, quoique celle-ci ressemblât déjà aux escamotages habituels des gouvernements. 11 convainquit le tzar d'abolir la terrible 11I« section '.Ce n'était qu'une phrase, car la po ice politique ne fut pas anéantie par cette décision, elle ne fit que chmyjer de nom. Pour un homme perspicace, cette réforme indiquait seulement que le comte, au lieu d'entreprendre de vraies réformes, était déjà entré dans a voie des mystifications. La société pourtant ne le remarquait pas encore et continuait à se réjomr. Le comte s'orientait toujours.
En arrivant au pouvoir, il avait trouvé l'entourage personnel de l'empereur dans une situation très compliquée. Alexandre H avait depuis assez longtemps contracté une liaison avec la princesse Catherine Dolgoroukova, rejeton d'une famille illustre mais appauvrie \ Cette liaison ne fut cependant pas aussi banale, que le sont d'ordinaire les liaisons de ce genre la princesse réussit à s'attacher l'Empereur au pomt que la famille impériale en fut inquiète et mécontente;
1. celle de la Po"-=«f >'''!f ^,.„^,^ . L.e.-impérutrice princesse