HENRI DE BOURBON, COLIGNI, TÉLIGNI
TÉLIGNI, à Henri de Bourbon.
Sire, permettez-moi de remettre à M. l'amiral ces deux lettres qui arrivent de La Rochelle.
(H vent se retirer.) HENRI DE BOURBON.
Restez, monsieur, restez; vous n'êtes pas de trop. (à l'Amimi.) Li§ez ce que l'on vous écrit.
: ( L'amiral lit tsfes lettres et ne peut dissimuler son etonuement. )
Vous paraissez surpris! Que vous apprend -on?
COLIGNI
Daignez voir vous-même...,
«HENRI DÇ BOURBON, après avoir lu.
amis sont bien inspirés. Oui, il faut vous tenir sur vos gardes (3s),, car encore une fois, c'est Médicis et Guise qui ont fait la paix.
ÉLIGNI.
[édicis qui vous a donné sa ais à tant de perfidie , que le
HENRI DE BOURBON, 4 Téligni.
Ce serait y croire beaucoup trop tard, (à Coiignî.) N'écoutez pas ce noble jeune homme, mon ami ; sa ^ générosité lui fait illusion; il ne sait pas de quoi nos ennemis sont capables.
coligni.
Mais que me conseillez-vous de faire dans cette horrible incertitude?
HENRI DF BOURBON
D'imiter Langoiran, de quitter Paris.
COLIGNI
Abandonner mes compagnons d'ar ÊÊfa riffiÀères en religion! jamais. J'aime mieux p^r avec •!«!£$ que de les abandonner au poignard de Médicis. £fe
HENRI DE BOURBON
Ah ! pardonnez , fridti #mi ; je vous doMÉ^in conseil indigne de vous. Qxif 9 ~xjJÊ&% ^Ê Le gloire , refctez pour l'opprobre é^pel de vraiBnemis , s'ils osent se souiller de vôtre sang. *