LES MÊMES PERSONNAGES, MARGUERITE
DE VALOIS, entrant avec précipitation.
HENRI DE BOURBON , a Marguerite.
J'allais passer chez vous, Madame. Mais d'où vient cette émotion?
MARGUERITE
Ah ! Sire., on assassine en ce moment un huguenot sur l'esplanade du Louvre. Le tumulte est au comble.
ÉÈk | H£Éfcl DE BOURBON, à Téligmi.
*•** tous entendez, monsieur de Téligni.
P TÉLIGNI.
Oui, Sire, et je sais mon devoir. ,
•|aprt en mettant la main^gfflt farde d« teo qpé*. ) seiperdc«3 * •
"* ËOURBON.
est digne de vous;' c'est isse en faire. Mais quel bus voyez^jue le duc de 3 ses créatures commenoignards.
. DRAME. 6g
MARGUERITE
Guise est incapable d'une lâcheté. Trop grand T trop généreux pour oublier ce qu'il se doit à luimême, ce qu'il doit à ses nobles ancêtres, il a fait la paix et la maintiendra. On peut abuser de son notti, mais il est innocent des crimes et dos vues ambitieuses dont on l'accuse.
Hqirài dï bourbon.
Madame, vos, préventions ne nous fascineront pas les yeux sur le bord de l'abîme. Les Calvinistes, endormis trop long-temps à l'ombre des ailes du mauvais génie qui gouverne au Louvre, seront réveillés par un coup de tonnerre : mes pressentimens ne rti'ont jamais trompé... Daignez rentrer dans vos appartemens, Madame; je vais vous suivre^ Marguerite «; mho<) Et vous ? moû oher Coligni^allez voir le JU>i: nous n'avons pas un moment à perdre.. Tâchez de lire dans son âme. Trop jeune encore pour en- " velopper ses desseins d'une dissimulation profonde, il échappera difficilement^ votre coup-d'qstf. Vous découvrirez, je n'en doute pas, si Médici% çt les Guise ont fait germer en lui des semences dignes d'eux... (Avec émotion.) ÈiribrasSez-moi, ftiôn ami : c'est peut-être pour la dethiète Ébis.
ïlepoussez ces idée cœur.
(Dsi
7 o LA SAINT-BARTHÉLEMI.