ACTE PREMIER
NASSAU
Allons ! (ACoiigny.) Franchement, amiral, je pars le cœur serré...
LANGOYRAN.
Et si vous restiez!...
COLIGNY, impérieusement.
Assez, Langoyran. — (a. Lanoue.) Adieu donc, mon enfant, embrassons-nous.
Ils s'embrassent.
LANOUE
Au revoir, mon père. Dieu nous donne à tous longue vie ou belle mort.
NASSAU
Monsieur l'amiral, tout ce que j'en ai dit, c'est par amour pour vous, ne m'en gardez point rancune ; vous êtes le prince d'Orange de la France, je tiens à votre vie comme à celle de notre frère aîné. Adieu.
Il lui tend la main. Coligny hésite un moment, puis lui donne la main. COLIGNY.
Grand merci, monsieur de Nassau; soutenez bien la famille; adieu.
Il conduit Nassau et Lanoue jusqu'à la porte.