‹ La Saint-Barthélemy, drame inédit, publiéChapitre 187 sur 237 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

œuvres, Sire, et les vôtres, madame, pourront toucher les plus endurcis.

LE DUC d'aNJOU.

Ils finiront par être touchés, j'en réponds.

CHARLES

Pour des bonnes œuvres de roi, vous en verrez avant peu.

ÏÏENNUYER.

Vous me comblez de joie. Sire.

Et Dieu aidant, vous n'aurez plus, vous, tant d'hérétiques à convertir ; nous, tant de rebelles à réprimer.

CHARLES

N'est-ce pas, mon père, il vaut mieux être mort qu'hérétique ?

HENNUYER

Je l'aimerais mille fois mieux. Voyez les martyrs !

CHARLES

Vous entendez, ma mère?

LE DUC D 'ANJOU, légèrement.

Ainsi, nous ferons des martyrs...

CATHERINE

Que dites-vous?

HENNUYER

Comment, monseigneur? je ne saisis pas...

LE DUC d'aNJOU.

Enfin, l'hérésie est un péché mortel?

HENNUYER

Oui, monseigneur, c'est peut-être là ce fameux

péché contre le Saint-Esprit, qui n'est pas rerais.

CHARLES, vivement.

Et il ne sera pas remis, je vous en donne ma foi.

CATHERINE, à Charles.

Vous êtes le roi très-chrétien ; c'est à vous de soutenir l'Église.

CHARLES

Aussi ferai-je.

HENNUYER

Que ce langage est consolant pour nous, Sire î Ainsi, dans ôes temps difficiles, l'appui de notre roi ne nous manquera pas ?

CHARLES

Non, par l'enfer, et pas plus tard...

CATHERINE, l'interrompant.

Vous voyez, monsieur deLisieux, que vous avez des princes catholiques.

• , CHARLES

Et que les Valois sont à l'Église aussi bons fils que les Lorrains.

HENNUYER

Je n'en ai jamais douté.

CHARLES

Vous en douterez encore moins demain.

LÉ DUC d'anjou.

Enfin, mon père, vous voyez bien tous ces huguenots?...

Et ceux de votre diocèse...

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