ACTE DEUXIÈME
SAUVES
11 surfait.
CATUERINE, Tite.
Vous aurez le double... Mais, pour Dieu, décidezvous.
MAUREVEL, s'inclioant.
Votre Majesté tient à ce que ce soit aujourd'hui?
CATHERINE, revenant à elle-même.
Mais, je ne tiens à rien, moi...
LE DUC D*ANJOU
Ma mère, aujourd'hui.
MAUREVEL, au duc.
Le jour?
RETZ
L'amiral, depuis qu'il est incommodé, ne sort que de jour.
CATHERINE
11 importe pourtant que monsieur ne soit pas découvert.
SAUVES
Les mesures seront prises pour assurer sa retraite.
MAUREVEL
Reste à convenir du lieu et de l'heure.
TAVANES
Enfin I... on en vient au fait. J'admirais qu'on prît tant de peine pour traiter avec ce datnoiseau. Apprenez, mon bon, qu'on n'hésite point quand la reine commande.
CATHERINE
Ne le grondez pas, je suis contente de lui.
MAUREVEL
Je me tiens pour récompensé, Madame.
Catherine lui fait un sourire de bienreillance. TAVANES.
Mais puisque te voilà, dis-nous comment tu comptes t'y prendre?
MAUREVEL
Votre Seigneurie connaît l'endroit? Nous avons ce matin visité le terrain avec M. le comte de Retz.
TAVANES, regardant Retx.
Voilà de la prévoyance. — Eh bien?
RETZ
On avait eu l'idée de ce que nous décidons maintenant, et, à tout hasard, j'ai voulu voir si la chose était possible.
TAVANES, arec afiTectation.
A tout hasard!...
LE DUC d'aNJOU.
Avez-vous vu cette maison dont parlait madame de Nemours ?
RETZ
Précisément. Elle est près du cloître Saint-Germain l'Auxerrois; l'amiral ne peut manquer de passer devant, soit en venant au Louvre, soit en retournant à sa rue Béthisy. Il y a une porte de derrière... on y tiendrait un cheval prêt.
CATHERINE
Cette maison appartient...?
RETZ
A un nommé Villemur, un chanoine qui est juste-