‹ La Saint-Barthélemy et la critique moderneChapitre 8 sur 12 · LES ENVIRONS DU LOUVRE · texte numérisé non relu

LES ENVIRONS DU LOUVRE

d'après le Plan de Truscliet,^1550,

et le Plau dit d'Andi-ovet du Cerceau, 1560.

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FUT ASSASSINÉ

k environ cent pas hors du Louvre*. Son chemin est marqué sur notre deuxième plan par un léger pointillé. Les maisons du cloître St-Germain-l'Auierrois, de Tune desquelles l'assassin tira, le blessant d'abord à la main droite, puis au bras gauche, comme disent les historiens (manière de parler qui précise bien la direction qu'il suivait) sont nécessairement les maisons qui se trouvent vers la lettre a; l'endroit où Goligny fut frappé est à peu près au milieu de la chaussée actuelle, devant la grille de la colonnade du Louvre, danà le prolongement de la rue des Prétres-Saint-Germain. Goligny devait, en continuant sa roule, aboutir à la maison de la rue Béthizy, où nous avons, sur le plan, mis un B. G'élait sa denaeure. Seulement le plan n'indique pas que l'entrée en était dans la rue de Béthizy où elle était bien la première entrée, mais seulement de la seconde maison à gauche. Elle était masquée^ sur la rue de l'Arbre-Sec par un bâtiment très étroit qui faisait l'angle. On peut encore se rendre compte aujourd'hui de cette disposition, quoique tout ce pâté de maisons ait été démoli en 1853 pour le për* cément de la rue Rivoli prolongée, parce que cette voie nouvelle n'a fait qu'élargir l'ancienne rue de Béthizy et que la maison de l'amiral y compris l'angle sur la rue de l'Arbre-Sec occupait l'emplacement que remplit maintenant la maison de la rue Rivoli, n^ 141. G'est ce que disent, en d'autres termes, les historiens de Paris, du moins le plus docte d'entre eux pour la topographie, Jaillot * ; et ils appellent celte maison qu'habita Goligny, l'hôtel de Montbazon.

* Ce que tous les autres conHrment c Allant à pied, fort accompagné, lisant une lettre, droicl à son logis à la rue de Bétbisy, il fut blessé au bras d*une arquebusade qui luy fut tirée par une fenêtre grillée d^nn logis qui avait issue dans le cloître St-Gennain • (Mém. de Chivemy), — « Voilà sur quoi fut cboisi Monravel et ceste maison aux cloistres St.-6ermain TAuzerrois devant laquelle il faloit que PAmiral passast en revenant du Louvre. Ainsi le vendredi d'après, PAmiral au sortir du Conseil accompagna le Roi jusqu'au jeu de paumé et vint à pied, lisant une lettre devant la fenestre où esloit Monravel couverte d'un meschant linge : comme il tournoit Pespaule pour enfller la grandYue, il reçoit une arquebusade...» (D'Aubigné, Hist. tinit;., col. 537). — Le Nonce

Salviati au secrétaire d'État à Rome, 22 août: « Celle-ci sera seulement pour vous dire qu^aujourd'hui l'amiral s'en retournant du palais du Roi, c'est-à-dire du Louvre, à son logis, fut frappé d'une arquebusade comme il arrivait à une porte appelé porte de Bourbon, située à une portée d'arbalète loin du Louvre.» (Theiner, Ann. ecclesiastici.)

' Recherches critiques sur la ville de Paris, 4 vol. in-8*; 1. 1, 1772; quartier Sainte-Opportune, p. 12. — n n'y a aucun compte à tenir du Paris démoli de M. Éd. Fournier, particulièrement du chapitre spécial qui s'y trouve sur • Le logis de l'amiral Goligny • oiî l'auteur donne Anne Du Bourg, comme « la première victime (en 15591) des rigueurs contre le calvinisme, « où il reproduit

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