La niort sera preferce : comp. Apoc. ix
4. Ceux qui tonibent, dans le cours ordinaire de la vie, se relevent, etc.
5. Au mensonge, a I'erreur, dans leurs rapports avec Dieu : voy. le vers. 6.
JlfeRIiMIE Chap. VIII, 6—19.
revenir, ^J'ai fait attention et j'ai ecoute : ils ne parlent pas comme il faut ; nul ne se repent de sa mechancete, en disant : Qu'ai-je fait? Tous reprennent leur course, comme un cheval qui s'elance dans la bataille. 7Meme la cigogne connait dans les airs sa saison ; la tourterelle, I'hirondelle et la grue observent le temps de leur retour; mais mon peuple ne connait pas la loi de Jehovah. ^ Comment pouvez-vous dire : Nous sommes sages, et la loi de Jehovah est avec nous.'* — Ah! le style mensonger des scribes en a fait un mensonge! 9 Les sages sont confondus, consternes et pris ; ils ont rejete la parole de Jehovah, et quelle sagesse ont-ils! 10 Aussi je donnerai leurs femmes a d'autres et leurs champs a d'autres possesseurs; car du plus petit au plus grand, tous se livrent a la rapine, depuis le prophete jusqu'au pretre, tous pratiquent le mensonge.
II lis traitent a la legere la plaie de la fille de mon peuple, en disant :
" Paix, paix! " et il n'y a point de paix. 12 Us ont ete confondus; car ils ont commis des abominations ; ils ne rougissent meme plus et ils ne connaissent plus la honte. C'est pourquoi ils tomberont avec ceux qui tombent; au jour ou je les vi-
siterai, ils s'affaisseront, dit Jehovah.
13 Je vais les ramasser, les emporter, dit Jehovah; plus de raisins a la vigne, ni de figues au figuier! La feuille mane est fletrie, et je leur ai donne des gens qui envahiront leur pays. 14 Pourquoi restons-nous assis.'' Rassemblez-vous et allons dans les villas fortes et perissons-y, puisque Jehovah notre Dieu a resolu notre perte et nous fait boire des eaux empoisonnees, parce que nous avons peche contre Jehovah. ^sNous attendions la paix, et il n'y a rien de bon ; le temps de la guerison, et voici la terreur! ^^On entend depuis Dan le ronflement de ses chevaux; au bruit de leur hennissement, toute la terre tremble; ils arrivent, ils devorent le pays et tout ce qu'il renferme, la ville et ses habitants.
17 Car j'envoie chez vous des serpents, des aspics, contre lesquels il n'y a pas d'enchantement; ils vous mordront, dit Jehovah.
18 O ma consolation dans ma douleur! Mon coeur languitau dedans de moi. 19 Voici que lecri de detressede mon peuple m'arrive d'unc terre lointaine : "Jehovah n'est-il plus en Sion? Son roi n'est-il plus au milieu d'elle? " — Pourquoi m.'ont-ils irrite par leurs idoles, par les vanites de
6. J^at fait attentiojt, pour decouvrir s'il y a encore quelque chose de bon en eux.
7. La cigogne, {c/iassiddh, la pieuse) Vulg. le milan. — .5"^ saisoti^ les epoques ou elle quitte une contrde et y revient. — Ln grue, [agar) Vulg. la cigogne. — La loi, litt. //c.f, le droit, ce que Jehovah a prescrit, institue.
8. Noifs sonunes sages, puisque nous sommes en possession de la loi de Jehovah. — Le style, instrument de metal aiguise en pointe dont les anciens se servaient pour ecrire; nous dirions la phone. — En a fait un nioisongc, a altere la loi, en a fausse le sens et I'esprit par des interpretations erronees.
Nous avons dans ce verset un nouveau tcmoignage de I'existence d'une loi ccrite, au temps de Jeremie. Tout le contexte demontre que la loi que les Juifs se vantent de posseder n'est pas seulement I'enseignement oral, la dortrine prcchee par les prophetes et les prctres, mais un ensemble de prd-
ceptes et d'institutions consignes dans un livre, livre qu'ils regardent, au meme titre que le temple (vii, 4 sv.), comme une sorte de palladium pour la nation. Le meme verset nous fait apercevoir la premiere trace de ces commentaires egalement ecrits qui, s'accumulant de siecle en siecle par le travail des scribes et des pharisiens, finiront par recouvrir et cacher au peuple, sur un grand nombre de points, le veritable sens de la loi. C'est contre ces traditions huniaines que Notre-Seigneur s'indignera et protestera en plusieurs endroits de I'Evangile {Matth. xv, 2; Marc, vii, 8-13).
9. Les sages : pretres, Idvites, prophetes qui prcchent au peuple une folle confiance, sont confondus, le jour ou le chatiment frappe la nation infidele.
10-12. Repetition de vi, 12-15, ce qui n'est pas une raison pour regarder ces versets comme inauthentiques : a mcmes fautes mcmes menaces.
PROPHETIA JEREMI^. Cap. VIII, 6—19.
populus iste in Jerusalem aversione contentiosa? Apprehenderunt mendaciiim, et noluerunt reverti. 6. Attend!, et auscultavi : nemo quod bonum est loquitur, nullus est qui agat poenitentiam super peccato suo, dicens : Quid feci? Omnes conversi sunt ad cursum suum, quasi equus impetu vadens ad proelium. 7. Milvus in coelo cognovit tempus suum : turtur, et hirundo, et ciconia custodierunt tempus adventus sui :
populus autem meus non cognovit judicium Domini. 8. Quomodo dicitis : Sapientes nos sumus, et lex Domini nobiscum est? vere mendacium operatus est stylus mendax Scribarum. 9. Confusi sunt sapientes, perterriti et capti sunt : verbum enim Domini projecerunt, et sapientia nulla est in eis. 10. Propterea dabo mulieres eorum exteris, 56, II. agros eorum heredibus : quia ''a mii^6,i3, nimo usque ad maximum omnes avaritiam sequuntur-: a propheta usque ad sacerdotem cuncti faciunt mendacium. 11. Et sanabant contritionem filiae populi mei ad ignominiam, dicentes : Pax, pax : cum non esset pax. 12. Confusi sunt quia abominationem fecerunt : quinimo
confusione non sunt confusi, et erubescere nescierunt: idcirco cadent inter corruentes, in tempore visitationis suas corruent, dicit Dominus.
13. Congregans congregabo eos, ait Dominus : non est uva in vitibus, et non sunt ficus in ficulnea, folium defluxit : et dedi eis quae prastergressa sunt. 14. Ouare sedemus? convenite, et ingrediamur civitatem munitam, et sileamus ibi :
quia Dominus Deus noster silere nos fecit, et potum dedit nobis ^aquam * infra 9, fellis : peccavimus enim Domino. '^• 15. 'Exspectavimus pacem, et non 'infr.14,19. erat bonum : tempus medelas,et ecce formido. 1 6. A Dan auditusest fremitus equorum ejus, a voce hinnituum pugnatorum ejus commota est omnis terra : et venerunt, et devoraverunt terram, et plenitudinem ejus : urbem et habitatores ejus. 17. Quia ecce ego mittam vobis serpentes regulos, quibus non est incantatio :
et mordebunt vos, ait Dominus.
18. Dolor meus super dolorem, in me cor meum moerens. 19. Ecce vox clamoris jfiliae populi mei de terra longinqua : Numquid Dominus non est in Sion, aut rex ejus non est in ea? Quare ergo me ad
13. Les ramasser^ les emporter, les faire disparaitre, les frapper de I'epee ou de I'exil; car mon peuple est une vigne, iin figuier sterile, qui ne donne plus de fruits. Comp. Ltic, xiii, 6 sv.; Matth. xxi, 19. — Des ^efts, les Chaldeens, qui envahirotit letcr pays, litt. qui passeroitt siir eicx. — Vulgate : et je leur ai do/i/te des choses, des biens en abondance, qit'ils devront laisscr s>a.ns en jouir. D'autres autrement. Voy. Is. viii, 8 sv.
Le morceau qui commence avec le vers. 13 et finit ix, 23, est lu par les Juifs dans leurs synagogues le jour anniversaire des deux ruines de Jerusalem.
14 sv. Epouvante et clameurs du peuple eperdu a I'arrivee des envahisseurs.
Et perissons-y, apres avoir retarde une mort d'ailleurs certaine. Vulg., et tetionsnous-y en silence, pendant que passera I'orage. — Nous avons peche : ils reconnaissent, mais trop tard, comme Judas, la justice de leur condamnation.
16. Depuis Z?cm,depuis I'extreme frontiere septentrionale. Voy. iv, 15. — Ses chevaux.
les chevaux de I'ennemi. — Les Juifsn'avaient que peu de cavalerie. Comp. Deiit. xvii, 16; Is. xxxvi, 8. Les textes ^Ainos, iv, 10 et de MicJice, v, ID, ne prouvent pas le contraire. L'exemple de Salomon (I Rois, v, 6 h.) semble etre une exception. — Aussi la nombreuse et puissante cavalerie ennemie jetait-elle la terreur dans le pays.
17. liny a pas d'enchanteinent. En Orient, aujourd'hui encore des hommes font metier de charmer les serpents, de les rendre inoffensifs. Sans figure : nul ne pourra arreter les envahisseurs (A/(7;//^r. xxi, 5 sv. ; Ps.W\\\,^sv.
18 sv. Douleur que cause au prophete le malheur de son peuple.
O ma consolation; ou bien : qui me donnera, ou trouver une consolation, etc. ; ou bien : O Dieu, qui etes ma consolation, etc. Vulg., 7na douleur est au-dcssus dc toute douleur. — Au-dedans dc iiioi, litt. sur moi : mon cosur est un fardeau qui m'accable.
19. Jeho7>ah ?t'est-il plus en Sion, qu'il laisse son peuple en captivite? — lesvanite's, les idoles. Comp. iv, 15 n.
JEREMIE. Chap. VIII, 20—22; IX, i— 15.
I'etranger? — 20 "La moisson est passee, la recolte est finie, et nous, nous ne sommes pas delivres! " — 21 Je suis meurtri de la meurtrissure do la fille de mon peuple; je suis dans le deuil ; I'epouvante m'a saisi.
22N'y a-t-il plus de baume enGalaad ?
Ne s'y trouve-t-il plus de medecin?
Pourquoi done n'a-t-on pas mis un bandage a la fille de mon peuple ?
Chap. IX. ^Qui changera ma tete en eaux et mes yeux en source de la mer, pour que je pleure nuit et jour les morts de la fille de mon peuple?
2 Qui me donnera au desert un abri de voyageurs? J'abandonnerai mon peuple, je me retirerai d'avec eux ; car ils sont tous des adulteres ; c'est une assemblee d'infideles. 3 lis bandent leur languecomme leur arc, pour decoc her le mensonge; ce n'est pas par la v^ritequ'ils sont puissants dans le pays, car ils vont de peche en peche, et ne me connaissent pas, dit Jehovah. 4 Que chacun de vous se garde de son ami, et ne vous fiez a aucun frere;car tout frere ne fait que supplanter, et tout ami repand la calomnie. 5 Chacun dupe I'autre; ils ne disent pas la verite; ils exercent leur langue a mentir; ils s'etudient a mal faire. '^Tu habites au milieu de la mauvaise foi ; c'est par mauvaise foi qu'ils refusent de me connaitre, dit Jehovah. 7 C'est pourquoi ainsi parle Jehovah des armees : Je vais
les fondre au creuset et les eprouver; car que faire autre chose avec la fille de mon peuple? ^C'est un dard meurtrier que leur langue; elle ne profere que mensonge ; de la bouche on dit :
Paix, a son prochain, et dans le coeur on lui dresse des embuches. 9Et pour tous ces crimes je ne les punirais pas, dit Jehovah; et je ne me vengerais pas d'une nation pareille!
^° Sur les montagnes je ferai entendre une plainte et une lamentation, sur les paturages du desert un chant de deuil ; car ils sont brules au point que personne n'y passe; on n'y entend plus la voix des troupeaux ; depuis I'oiseau du ciel jusqu'au betail, tous ont fui, ont disparu. " Et je ferai de Jerusalem des tas de pierres, un repaire de chacals, et je ferai des villes de Juda une solitude ou personne n'habite.
^2 Quel est I'homme sage qui comprenne ces choses? Quel est celui a qui la bouche de Jehovah a parle, pour qu'il les fasse connaitre? Pourquoi le pays est-il detruit, brule comme le desert ou personne ne passe? ^3 Et Jehovah dit : C'est parce qu'ils ont abandonne ma loi, que j'avais mise devant eux, qu'ils n'ont pas ecoute ma voix et ne I'ont pas suivie. M Mais ils ont suivi I'obstination de leur co2ur; ils ont marche apres les Baals que leurs peres leur ont enseignes. ^sC'est pourquoi ainsi
20. Aprcs la reponse de Jehovah, les captifs repiennent leur plainte. La inoisso?i est passee, etc., phrase proverbiale : comme un laboureur trompe dans son attente d'une abondante moisson, Israel est trompe dans son espoir de d^livrance.
21. BaiD/ie en Galaad : hebr. tsori, resine decoulant du lentisque, ou, suivant Fillion, du Balanite d'Egypte et employee par les anciens a la guerison des blessures. Comp. Gen. xxxvii, 25; Esech. xxvii, 17. — Un bandage, propr. tin empldtre.
CHAP. IX
\.En eaux, pour fournira mes larmes. — Les morts, ou les blesses, litt. les frappes.
2. Un abri, un khan, hangar vide bati le long des routes suivies par les caravanes,
pour servir d'abri aux voyageurs. — Des adulteres : comp. ii, 20; iii, 8 sv.
3. Ce n 'est pas par la 7'erite ; la Vulg. joint ces mots 'k ce qui precede : ...le mensonge, et nan la verite; ils sont puissants dans le pays.