‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 47 sur 752 · Cette prophetie est plac^e, sans · texte numérisé non relu

Cette prophetie est plac^e, sans

PROPHETIA ISAL^. Cap. XIV, 17—30.

17. qui posuit orbem desertum, et urbes ejus destruxit, vinctis ejus non aperuit carcerem.'^ i 8. Omnes reges gentium universi dormierunt in gloria, vir in donio sua. 19, Tu autem projectus es de sepulcro tuo, quasi stirps inutilis pollutus, et obvolutus cum his, qui interfecti sunt gladio, et descenderunt ad fundamenta laci, quasi cadaver putridum.

20. Non habebis consortium, neque cum eis in sepultura : tu enim terram tuam disperdidisti, tu populum tuum occidisti : non vocabitur in asternum semen pessimorum.

21. Prasparate filiosejus occisioniin iniquitate patrum suorum : non consurgent, nee hereditabunt terram, neque implebunt faciem orbis civitatum.

22. Et consLirgam super eos, dicit Dominus exercituum : et perdam Babylonis nomen, et reliquias, et germen, et progeniem, dicit Dominus. 23. Et ponam earn in pos-

sessionem ericii, et in paludes aquarum, et scopabo earn in scopa terens, dicit Dominus exercituum.

24. Juravit Dominus exercituum, dicens : Si non, ut putavi, ita erit : et quo modo mente tractavi, 25. sic eveniet : ut conteram Assyrium in terra mea, et in montibus meis conculcem eum : et auferetur ab eis jugum ejus, et onus illius ab humero eorum tolletur. 26. Hoc consilium, quod cogitavi super omnem terram, et hasc est manus extenta super universas gentes. 27. Dominus enim exercituum decrevit : et quis poterit infirmare.^ et manus ejus extenta : et quis avertet eam.f^

28. In anno, quo mortuus est rex Achaz, factum est onus istud :

29.Nelasteris Philisthasaomnistu, quoniam comminuta est virga percussoris tui : de radice enim colubri egredietur regulus, et semen ejus absorbens volucrem. 30. Et pascentur primogeniti pauperum, et pau-

titre, k la suite de la precedente, d'une part, parcequ'Assur et Babel, toujours unis dans I'intuition prophetique, sont les deux grandes puissances du Nord, n'en formant reellement qu'une seule ; d'autre part, parce que I'evenement qu'elle annonce, la catastrophe de Sennacherib devant Jerusalem (comp. x, 24-34), ^st comme la garantie de la ruine de Babylone, qui n'aura lieu que plus tard (comp. Jer. 1, 18).

24. Si, dans la Vulg. (comme en hebr.), est la formule de I'affirmation faite avec serment.

2^. Dans nia terre^&n Palestine : trait ajoute aux proph^ties anterieures centre I'Assyrie (vii-xii). — Son joiig : comp. ix, 3; x, 27.

26. Toiite la terre, totites les nations sont interessdes a ce grand evenement.

28 sv. Les Philistins habitaient la plaine qui s'etend au S. O. du pays de Chanaan, le long de la Mediterranee. Ennemis seculaires d'Israel, ils furent soumis par David (II Sam. viii, ii sv.), puis de nouveau par Osias (II /"ar. xxvi, 6). Ilss'etaient revokes rdcemment contre Achaz et lui avaient enlev^ plusieurs villes (II /"ar. xxviii, 18 sv.). Le prophete leur annonce qu'un fils d'Achaz leur infligera une cruelle defaite, et qu'un ennemi plus terrible encore les menace du cote du nord.

29. La verge qui te frappait, la maison royale de Juda ; les Philistins croyaient

I'avoir brisee par la vidloire qu'ils avaient remportee sur Achaz. — La 7 ace die se7-pent, la race de David, ainsi appelee en tant qu'ennemie constante des Philistins ; peut-etre aussi par allusion a la prophe'tie de Jacob {Gen. xlix, 17) ou Dan, la tribu qui louche au territoire des Philistins, est compared un serpent, prophetie d^jk realisee par les victoires du Danite Samson contre ce peuple '^Jiig. xii sv. — Un basilic (voy. xi, 8), un dragon ou serpent volant, des ennemis plus dangereux pour toi. — Son fruit, le fruit du basilic; selon d'autres, le fruit du serpent, en sorte que le dragon volant serait le meme etre que le basiHc, mais de'signe par une expression plus forte. Ouoi qu'il en soit, le basiHc est Ezdchias, qui reprit aux Philistins le territoire qu'ils avaient conquis sur Achaz (II Rois, xviii, 8). Le dragon vola7it, hebr. Saraph ine ' opheph n'a jamais exists que dans la croyance populaire. On le regardait comme beaucoup plus redoutable que le basiHc. En se servant de cette image, le prophete n'affirme rien quant a I'existence reeUe de I'animal qu'elle repiesente. Suivant une interpretation que I'on pent tenir pour sure, il fait allusion a la promesse du Messie, descendant d'Ezechias, qui d'un souffle de sa bouche detruira I'impie, xi, 4. — Comp. A'lini. xxi, 6; Deut. viii, 15).

30. Alors, sous le regne d'Ezechias, les plus pauvres de Juda, etc.

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