‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 577 sur 752 · En cloaque : comp. ii · texte numérisé non relu

En cloaque : comp. ii

670 PROPHETIE DE DANIEL. Chap. Ill, 98—100; IV, i — 11.

CHAP. 111,98 — IV, 2,7- — Songe de I'arbre. Folic de Nabuchodonosor ;

sa guerison.

Ch. III.'" H'^^E roi Nabuchodonosor a tous les peuples, nations et langues qui habitent sur toute la terre :

la paix vous soit donnee en abondance! 99 II m'a paru bon de publier les signes et les prodiges que le Dieu supreme a operes en vers moi. ^ooQue ses signes sont grands et que ses prodiges sont puissants! Son regne est un regne eternel et sa domination subsiste d'age en age.

Ch. IV. 'Moi,Nabuchodonosor,j'etais tran-

quille dans ma maison et florissant dans mon palais. ^J'eus un songe qui m'epouvanta, et mes pensees sur ma couche et les visions de mon esprit me troublerent. sj'ordonnai done qu'on fit venir devant moi tous les sages de Babylone, pour me faire connaitre la signification du songe.

4Alors vinrent les lettres, les magiciens, les Chaldeeris et les astrologues; je leur dis le songe, mais ils ne m'en firent pas connaitre la signification. sEnfin se presenta devant moi Daniel, dont le nom est Baltassar, d'apres le nom de mon dieu, et qui a en lui I'esprit des dieux saints, et je

lui dis le songe : ^ " Baltassar, chef des lettres, comme je sais que I'esprit des dieux saints est en toi et qu'aucun mystere ne t'embarrasse, exposemoi les visions que j'ai vues en songe, et leur signification.

7Voici quelles etaient les visions de mon esprit sur ma couche : Je voyais au milieu de la terre un arbre dont la hauteur etait grande. ^ L'arbre grandit et devint fort; sa cime atteignait le cicl, et on le voyait des extremites de toute la terre. 9 Son feuillage etait beau et ses fruits abondants, et il portait de la nourriture pour tous ; sous son ombre les betes des champs s'abritaient, les oiseaux du ciel faisaient leur demeure dans ses branches et toute creature s'en nourrissait. ^oje contemplai ces visions de mon esprit sur ma couche, et voici, je vis paraitre un veillant, un saint, qui descendait du ciel. "II cria avec force et parla ainsi : Abattez l'arbre et coupez ses branches; secouez son feuillage et dispersez ses fruits; que les animaux s'enfuient de dessous lui et que les oiseaux quit-

Chap. Ill, 98 — IV, 34.

98 sv. Le fait rapporte dans ce morceaii appartient sans doute au\ dernieres annees du regne de Nabuchodonosor, parvenu a I'apogee de sa puissance. C'est le roi paien lui-meme cjui nous en donne le recit sous la forme d'une proclamation officielle adressee h. tous les peuples de son empire. La couleur biblique de certains passages s'explique soit par les entretiens que Daniel aurait eus avec le monarque apres sa guerison, soit par sa participation, dans une certaine mesure, a la redacftion menie de I'edit. U'ailleurs les inscriptions cuneiformes ont montre que niaintes locutions propres a la Lible expriment des idees familieres aux Chaldeens. .Sur les vers. 16-30 du ch. IV ou le discours passe de la F^ a la 3"^ personne, voyez la note du vers. 16.

99. Les sij^Hcs et les prodiges : Nabuchodonosor va les raconter dans le chap. iv. Si les vers. 98-100 sont rattaches au chap, iii

dans le texte arameen et dans la Vulg., c'est que I'auteur de la division de la Bible en chapitres (xii^ siecle) s'est imagine a tort que les prodiges dont 11 s'agit dans ce prcambule etaient ceux de la fournaise ardente; peut-etre aussi parce qu'il a identitie Vordic ou dccret du vers. 96 avec \a.publicaiion du vers. 99.

CHAP. IV. — 3. Tous les saoes de Babylone : pourquoi pas Daniel tout d'abord? On conjetlure que le roi, persuade que le songe lui avait cte envoye par un de ses dieux, voulut pour cette raison commencer par en demander I'explication a des interprctes serviteurs de ces memes dieux.

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