‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 596 sur 752 · I'ange du vers. 5. — Favorise : voy. ix · texte numérisé non relu

I'ange du vers. 5. — Favorise : voy. ix

12. Des le If jour des 3 semaines mentionnees vers. 2. Comp. ix, 23. — De comprendre, de reflechir sur la situation de ton peuple et sur I'avenir qui lui est rdserv^ (vers. 14).

13. Z? r/;^.- e'videmment un personnage d'ordre spiritual, de meme nature que celui qui parle. II r^sulte de ce chapitre (comp. vers. 20 sv.) que chaque royaume est plac^ sous la garde d'un ange qui inspire sa politique et preside a son developpement. Cette conception d'anges protecteurs des nations se trouve dans d'autres passages de la Bible. Voy. Exod. xiv, \c)\Noinbr. xx, i6;/c7j.v, 13; II Rois, xix, 35 ; Is. xxiv, 21 etc. — S'il y a analogie avec les dodlrines du parsisme, il n'y a pas emprunt.

Israel a aussi un chef, Michel (vers. 21), dont le nom, giiiesicoiiiine Dieu, Uii rappelle sans cesse qu'il n'y a qu'un seul Dieu. — M'a resistd : cette lutte ne doit pas se concevoir comme s'etant passde <\ la cour de Perse ni en quelque lieu terrestre, mais dans des regions surhumaines. Ce n'est pas

non plus une lutte entre deux ennemis : le contexte ne permet pas cette interpretation (comp. les vers. 20, 21 et xii, i). Suivant I'opinion de la plupart des interpreter catholiques, il s'agit ici de bons anges egalement soumis a la volonte souveraine de Dieu. Seulement, cette volonte souveraine en tant qu'elle regarde I'avenir, ils ne la connaissent qu'impartaite ent. II peut done arriver qu'ils se trompent, soit sur la volonte divine, soit sur le veritable bien de leurs proteges. C'est ce qui eut lieu pour I'ange de la Perse. Les royaumes paiens sont aussi des instruments entre les mains de Dieu pour la realisation de ses desseins. Or cet ange, prote(fleur des interets particuliers du royaume qui lui etait confie, dans I'ignorance oii il etait du plan divin d'apres lequel le salut de I'humanite se confondait en ce moment avec le salut d'Israel, put se trouver en conflit avec I'ange qui parle a Daniel et qui represente le gouvernement divin en general, s'exergant sur tous les peuples. Mais la volonte de Dieu une fois connue, il n'y a plus ni resistance ni lutte de la part des anges; jusque dans les conseils mcmes des rois de Perse, la

PROPHETIA DANIELIS. Cap. X, 11—21.

articulos manuum mearum. 11. Et dixit ad me : Daniel vir desideriorum, intellige verba, quae ego loquor ad te, et sta in gradu tuo : nunc enim sum missus ad te. Cumque dixisset mihi sermonem istum, steti tremens. 12. Et ait ad me : Noli metuere Daniel : quia ex die primo, quo posuisti cor tuum ad intelligendum ut te affligeres in conspectu Dei tui, exaudita sunt verba tua :

et ego veni propter sermones tuos.

13. Princeps autem regni Persarum restitit mihi viginti et uno diebus :

et ecce Michael unus de principibus primis venit in adjutorium meum, et ego remansi ibi juxta regem Persarum. 14. Veni autem ut docerem te quas ventura sunt populo tuo in novissimis diebus, quoniam adhuc visio in dies.

15. Cumque loqueretur mihi hujuscemodi verbis, dejeci vultum meum ad terram, et tacui. 16. "^Et ecce quasi similitudo filii hominis tetigit labia mea : et aperiens os meum locutus sum, et dixi ad eum,

qui stabat contra me : Domine mi, in visione tua dissolutas sunt cornpages meas, et nihil in me remansit virium. 17. Et quomodo poterit servus Domini mei loqui cum Domino meo? nihil enim in me remansit virium, sed et halitus meus intercluditur. 18. Rursum ergo tetigit me quasi visio hominis, et confortavit me, 19. et dixit : Noli timere vir desideriorum : pax tibi : confortare, et esto robustus. Cumque loqueretur mecum., convalui, et dixi :

Loquere Domine mi, quia confortasti me.

20. Et ait : Numquid scis quare venerim ad te.'* et tunc revertar ut proelier adversum principem Persarum : cum ego egrederer, apparuit princeps Grascorumveniens. 2i.Verumtamen annuntiabo tibi quod expressum est in scriptura veritatis :

"et nemo est adjutor meus in omnibus his, nisi Michael princeps vester.

"^Apoc. 12,

cause du salut de I'humanitd I'emportera sur I'interet particulier de leur peuple. A cause des expressions r/sisUr et coinbattre (vers. 20) quelques anciens et Keil parmi les modernes regardent le chef du royauiiie de Perse comme un ange mauvais, un demon, hostile au regne de Dieu. — Vingt et un jours : des le premier jour la priere de Daniel avait ete exaucde; mais cette lutte de 21 jours a empeche I'ange de venir plus tot apporter a Daniel la revelation divine.

— [/n des premiers chefs : de Ik peut-etre le titre d'archange donn^ k Michel {Jude, 9; Apoc. xii, 7). — Je denteurai Id pour maintenir les bonnes dispositions de Cyrus et de ses successeurs en faveur des Juifs.

14. La fin des jours, c'est I'avenir ouvert a I'oeil du prophete, avenir plus ou moins lointain selon I'epoque ou il vit et la portee de la revelation qu'il revolt. On verra au chapitre suiv. de quels ^venements il s'agit.

— Cefie vision, dans le sens general de re- \€[9.iior\; dQStla. parole du vers, i : comp. Is. i, I. — Encore : com^.wWi, 17, 19; ix, 24.

16. Quelqu^icn, I'ange dont la main I'avait touche (vers. 10) et dont Daniel voit maintenant la figure. — L\isped defils de I'homme, d'un simple homme.

Page 1