Et dicam non populo meo
Populus meus es tu : et ipse dicet :
Deus meus es tu.
— *— CAPUT III. — :i*^
Rursum jubetur propheta diligere adulteram, quae tamen multis diebus ilium exspeiflet, quia filios Israel multis diebus sine rege et sacrificio sedentes, tandem ad Dominum dicit reversuros.
T dixit Dominus ad me :
Adhuc vade, et dilige mulierem dilectam amico et adulteram : sicut diligit
Dominus filios Israel, et ipsi respiciunt ad deos alienos, et diliguntvinacia uvarum.
2. Et fodi eam mihi quindecim argenteis, et coro hordei, et dimidio coro hordei. 3. Et dixi ad eam :
Dies multos exspectabis me : non fornicaberis, et non eris viro : sed et ego exspectabo te. 4. Quia dies multos sedebunt filii Israel sine rege, et sine principe, et sine sacrificio, et sine altari, et sine ephod, et sine theraphim. 5. "Et post hasc revertentur filii Israel, et quasrent Dominum Deum suum, et David regem suum : et pavebunt ad Dominum, et ad bonum ejus in novissimo dierum.
'■ Ez- 34. 23.
encore " semble insinuer le contraire ; et on n'a aucune raison positive pour affirmer I'identite. — Les gateaux fails de raisins presses qu'on offrait aux idoles ; ils figurent les plaisirs sensuels que recherchaient les Israelites dans les fetes du culte idolatrique. z.Je Vachetai, de la rac. Kdrah, creuser, se procurer en creusant, d'ou la trad, de la Y\x\g. fodi, je fouis^ probablement la vigne d'Israel. — /J sides, un peu moins de 50 fr. — Un homer : le homer, appele plus tard corns, contenait dix ephas (environ 338 litres), et le /<??//^^ etait un demi-homer. Les 15 sides, en y joignant la partie du prix payee en nature, represente k peu pres le prix d'un esclave, savoir 30 sides {Exod. xxi, 32. Comp. Zach. xi, 12).
3. Tu resteras la, seule, dans une sorte de reclusion : figure de I'etat ou se trouvera Israel, non seulement durant la captivite, mais encore apres la seconde dispersion, sans relation vivante et officielle, soit avec son epoux Jehovah, soit avec ses anciens amants, les divinites paiennes.
4. Sans statue d'idole; Vulg. et LXX, sans autel : ils ont lu mizbeach. Mais le texte hebreu a inatsebach, stele ou monument consacre k une idole. — Sans ephod : c'etait un vetement sacre, sorte de tunique suspendue par des epaulieres (Exod. xxviii, 7; comp.
xxxix, 4), qui se rattachaient au moyen de deux agrafes ornees de pierres fines serties dans un chaton ^ox (Exod. xxv, 7; xxviii, II sv. etc.). Sur ces pierres etaient graves les noms des 12 tribus {Exod. xxviii, 9 sv.), les six ainees se trouvant ainsi sur I'tfpaule droite, les six autres sur I'epaule gauche. Une ceinture (chescheb, Exod. xxviii, 8) serrait la partie inferieure du vetement autour du buste. Sur la poitrine s'attachait le pectoral ou rational avec I'embleme sacre de " I'Urimm et Thummim " {Exod. xxviii, 30). L'e'phod est par excellence le vetement du grand pretre qui s'en revetait pour interroger le Seigneur et connaitre sa volonte. — Sans the'raphini : statuettes de dieux domestiques que consultaient les paiens et quelques Israelites superstitieux (I Sam. xix, 13). Sens : durant ce temps cesseront les oracles, soit divins, soit paiens.
5. David leur roi : les temps separe'es se reuniront k Juda pour ne plus former qu'une seule nation avec un nouveau David pour roi. Ce nouveau David, c'est le Messie. Comp. II Sani.y'xx, \^;Jer. xxiii, 5 ; Ezech. xxxiv, 23 sv. etc. — En tremblant, comme des pecheurs repentants. — A la Jin des Jours : la fin de I'exil et la fin des temps se confondent dans le regard du propheta.
dix tribus long-
PROPH^TIE D'OS^E. Chap. IV, i— 13.
SECONDE PARTIE
Les discours. Impiete d'Israel, son ch^timent,
son salut [Ch. IV — XIVJ.