Quid dignum offeram Domino.^ curvabo genu Deo excelso
numquid offeram ei holocautomata, et vitulos anniculos.^ 7. Numquid placari potest Dominus in millibus arietum, aut in multis millibus hircorum pinguium? numquid dabo primogenitum meum pro scelere meo, fructum ventris mei pro peccato anim^ meas? 8. Indicabo tibi o homo quid sit bonum, et quid Dominus requirat a te : Utique facere judicium, et diligere raisericordiam, et sollicitumambularecum Deo tuo,
9. Vox Domini ad civitatem clamat, et salus erit timentibus nomen
cho, le premier campemeiit au-dela du Jourdain {/os. iv, 19). Entre ces deux stations se placent de nombreux bienfaits de Jehovah, entre autres la prise de Jericho, I'etablissement enChanaan,et Ic renouvellement de I'alliance {/os. v-viii). Le prophete considere ces evenements comme la consequence et comme la manifestation en adle de la benddidlion de Balaam. — Les justices, les oeuvres merveilleuses de Jehovah pour I'accomplissement de son dessein de salut, oeuvres qui prouvent sa fidelite a ses promesses.
Suit la reponse du peuple : il s'avoue coupable et demande au prophete, par quel moyen il pourra apaiser la colere divine.
6. Reponse du peuple. — Avec qiioi, avec quelles offrandes. — Vcaiix- d/iitt an, reputes les meilleures vicftimes {Lev. ix, 2 sv.).
7. Milliers ... myriades de torrents d''huile {VwXg.^dc bones gras) : les quantites sont exagerees a dessein, pour faire mieux ressortir cette idee que Dieu ne veut pas de satisfaiflion purement materielle. — A/oh preniier-nc : cette offre est fondee sur I'idee vraie que ce que Dieu reclame, c'est le sacrifice de I'homme lui-meme;mais les interlocuteurs oublient que ce que Dieu deman-
de, ce n'est pas le sacrifice sanglant, celui de la chair, — il le condamne au contraire comme une abomination, — mais I'holocauste spirituel, celui de I'esprit et du cceur, par I'obeissance a sa volonte.
Suit la reponse du prophete.
8. On, Dieu, par la bouche de Moise. — 1.2, justice et la niisericorde resument tous les devoirs envers le prochain, ecrits sur la seconde table ; Vlmniilite devant Dieu, une humble adoration de Jehovah, resume la premiere table.
Le proces de Jehovah avec son peuple aboutit a une sentence de condamnation contre celui-ci ; car cette justice, il ne I'a pas pratiquee ; c'est Dieu lui-meme qui va la prononcer.
9. La ville de Jerusalem. — Ecoutez I'annonce de la verge, du peuple etranger, I'Assyrien, qui doit chatier Israel. Comp. Is. X, 5, 24. — Qui Pa ordonne'e, qui lui a donne sa mission, son mandat.
Vulg. , la voix du Seigneur crie a la ville, et le salut sera a ceux qui craignent vat re noDi : ceux-la seuls seront sauves. Ecoutez, 0 tribus, le grondement du tonnerre qui approche ; mais qui Vapprouvera., aura egard a cet avertissement pour revenir au Seigneur? Personne, ou presque personne.
832 PROPH^TIE DE MICHEE. Chap. VI, 10—16; VII, 1—8.
lui qui I'a ordonnee! ^°Y a-t-il encore dans la maison du mechant des tresors iniques et un epha amoindri, abominable? "Serais-jepur avec des balances injustes et de faux poids dans le sac? ^^Les riches de cette ville sont pleins de violence, ses habitants proferent le mensonge, et leur langue n'est que tromperie dans leur bouche. isC'est pourquoi moi, a mon tour, je te frapperai de coups mortels, je te devasterai a cause de tes peches. i4Tu mangeras, mais sans te rassasier, et la faim sera au-dedans
de toi; tu emporteras, mais sans rien sauver, et ce que tu sauveras, je le livrerai a I'epee. ^sTu semeras, mais tu ne moissonneras pas ; tu presseras I'olive, mais tu ne t'oindras pas d'huile; le vin nouveau, mais tu ne le boiras pas. ^^Qn observe les ordonnances d'Amri et toutes les pratiques de la maison d'Achab, et vous marchez d'apres leurs conseils, afin que je vous livre a la destru6lion et les habitants du pays aux sifflets, et que vous portiez I'opprobre de mon peuple.
Ch. VII. i*^^lElas! je suis comme apres la . recolte des fruits d'ete.comme ^ apres le grappillage de la
CHAP. VII. — Confession du peuple penitent. Promesses de salut.
plus droit, pire qu'une haie de ronces. — Le jour annonce par tes sentinelles, lejoiir de ton chatiment est venu ; maintenant ils vont etre dans la confusion! — 5Ne croyez pas a un ami, ne vous fiez pas a un intime ; devant celle qui repose sur ton sein, garde les paroles de ta bouche! ^Car le fils traite son pere de fou; la fille s'insurge contre sa mere, la belle-fille contre sa belle-mere; chacun a pour ennemis les gens de sa maison.
7Et moi je regarderai vers Jehovah; j'attendrai le Dieu de mon salut; mon Dieu m'exaucera. ^Ne te rejouis pas a mon sujet, omon ennemie; car si je suis tombee, je me re-
vendange : pas une grappe a manger! Pas une des premieres figues que mon ame desire! ^L'homme pieux a disparu de la terre, et il n'y a plus un juste parmi les hommes.
Tous ils se mettent en embuscade pour repandre le sang; chacun fait la chasse a son frere et lui tend le filet. 3Le mal, il y a des mains pour le bien faire; le prince exige, le juge fait son prix et le grand manifeste son avidite; c'est ainsi qu'ils ourdissent ensemble leur trame. 4 Le meilleur d'entre eux est pareil a I'epine ; le
lo-ii. Cette sentence severe est meritee, puisque, affirme le prophcte, I'injustice continue de regner dans le peuple. La forme interrogative n'est que pour mieux reveiller la conscience d'Israel.
10. Y a-t-il encore : le mot hebr. Hsch est une forme adoucie pour 'iesch. Sens : les mechants ont-ils cesse d'amasser dans leurs maisons des tresors injustement acquis, a se servir de mesures trop petites, que Dieu deteste? Deut. xxv, 14. Comp.
Amos, viii, 5.
11. Serais-jepur, dit le prophete, comme rcpresentant de la conscience du peuple. — Poids, propr. pierres a peser; on les portait dans une bourse. Vulg., piiis-je justijier line balance fausse : c'est Dieu qui parlerait.
13. Je te frapperai de coups niortcls; lilt., je te rendrai inalade en te frappant. Comp. Is. \, 5 sv.
1 4. Mais pas assez pour te rassasier. — La faim, propr. le vide, I'inanition. Vulg., ton liumiliation, par suite des ravages de I'ennemi ; ou bien, ce qui se rapproche davantage de riicbreu, par suite de la famine. — Tu emporteras avec toi dans ta fuite quelques debris de tes biens, peut-etre ta femme et tes enfants (Vulg.).
15. Tu ne moissonneras pas : I'ennemi recueillera tout. — Tu nefoindraspas d^/iuile : les Juifs s'oignaient souvent d'huile parfum^e.
16. Amri (hdbr. 'Omri), pere d'Achab et fondateur de cette dynastie impie qui fit du culte de Baal la religion officielle du royaume des dix tribus. Comp. I Kois, xvi, 25. 31 sv. ; xviii, xxiv sv. — Afin que : on dirait que votre dessein est que /<• 7>ous livre. — (Jiie vous portiez chacun votre part de I'opprobre national.
PROPHETIA MICH.E.E. Cap. VI, 10-16; VII, 1—8.
tLium : Audite tribus,et quis approbabit illud? 10. Adhuc ignis in domo impii thesauri iniquitatis, et mensura minor iras plena, i i.Numquidjustificabo stateram impiam,et saccelli pondera dolosa.? 12. In quibus divites ejus repleti sunt iniquitate, et habitantes in ea loquebantur mendacium, et lingua eorum fraudulentainoreeorum. ij.Etego ergo coepi percutere te perditione super peccatis tuis. 14, Tu comedes, et non saturaberis : et humiliatio tua in medio tui ret apprehendes,et non salvabis : et quos salvaveris, in gla- !ut. 28, dium dabo. 15. 'Tu seminabis, et ^gs- I. ,;,Q^ metes : tu calcabis olivam, et non ungeris oleo : et mustum, et non bibes vinum. 16. Et custodisti prascepta Amri, et omne opus domus Achab :et ambulasti in voluntatibus eorum, ut darem te in perditionem, et habitantes in ea in sibilum, et opprobrium populi mei portabitis.
— :i:— CAPUT VII. — ^i:—
Luget propheta tarn paucos esse reliquos qui non sint iniqui : in nullo homine ostendit esse confidendum, sed in solo Deo salvatore : qui miserebitur Sion, et pudefadlis inimicis, earn ad se reducet, complens fa(fi:as ad patres promissiones.
/E mihi, quia factus sum sicut qui colligit in autumno racemos vindemias :
non est botrus ad comedendum, prascoquas ficus desideravit anima mea, 2. Periit sanctus de terra, et rectus in hominibus non est : omnes in sanguine insidiantur, vir fratrem suum ad mortem venatur. 3. Malum manuum suarum dicunt bonum : princeps postulat et judex in reddendo est : et magnus locutus est desiderium animas suas, et conturbaverunt eam. 4. Qui optimus in eis est, quasi paliurus : et qui rectus, quasi spina de sepe. Dies speculationis tuas, visitatio tua venit : nunc erit vastitas eorum. 5. Nolite credere amico : et nolite confidere in duce : ab ea, quas dormit in sinu tuo, custodi claustra oris tui.
6. "Quia filius contumeliam facit patri, et filia consurgit adversus matrem suam, nurus adversus socrum suam : *et inimici hominis domestici ejus.
7. Ego autem ad Dominum aspiciam, exspectabo Deum salvatorem meum : audiet me Deus meus. 8.Ne lasteris inimica mea super me, quia cecidi : consurgam, cum sedero in tenebris, Dominus lux mea est.
" Matth.io,
* Matth. 10,
CHAP. VII
i./e S7cis : le prophete parle au noni du peuple ; il se compare k un homme affame qui chercherait encore des fruits apres que la recolte en a ete faite; il n'en trouverait guere. Ainsi (vers. 2) il n"y a plus ou presque plus de justes en Israel. — Les premieres fignes, qui ont muri en ete, sont superieures a celles qui murissent toute I'annee.