II. In vigesima et quarta noni
des choses que desirent les nations, c.-k-d. leurs biens, leurs tresors. Ce membre de phrase se rattache done etroitement a I'oracle d'lsaie (Ix, 4 sv) : " Porte tes regards autour de toi : ... tes fils viennent de loin... La richesse de la mer se dirigera vers toi; les tresors des nations viendront a toi," etc.
Les LXX traduisent xa IxXexta twv sOvwv, ce que les Peres grecs entendent, non des richesses des paiens, mais des paiens euxmemes, dont les i>ieilleurs, les plus pieux, viendront^ se convertiront a Jehovah (S. Cyr. d'Alex.).
Vulg. : le Desire des fiations, le Messie, viendra, entrera dans ce temple. La pens^e serait exa(flement celle que Malachie (iii, i) devait exprimer plus tard : " Et soudain viendra dans son temple le Seigneur que vous cherchez, I'ange de I'alliance que vous desirez. " Desideritan serait un nom abstrait pour le concret, et le pluriel du verbe s'expliquerait par I'idee que les Gentils se faisaient du Messie : ils attendaient en lui Vense?nble, la colle£lion de tous les biens desirables. Les Peres latins et la plupart des commentateurs catholiques soutiennent cette interpretation; mais d'autres, tels que Reinke, Knabenbauer, etc., la rejettent avec plus de raison, selon nous.