PSAUME XVI
I. Hynine, hebr. 7nikthani. On n'est pas d'accord sur la signification de ce mot, qui se trouve encore dans les titres des Ps. Ivi-lx. La traducftion des LXX, suivie par la Vulgate, Inscription nionuinentale, semblerait indiquer un poeme destine a etre grave, en tout ou en partie, sur une stele ou un autre monument, ou bien peut-etre ecrit en eftet sur quelque muraille du palais de David.
iHYMNE de David.
2 Je dis ^ Jehovah : " Tu es mon Seigneur, Toi seul es mon bien.''
3 Les saints qui sont dans le pays,
Ces illusties, sont I'objet de toute mon affedlion.
4 On miiltiplie les idoles, on court apres les dieux etrangers; Je ne repandrai point leurs libations de sang,
Je ne mettiai pas Icurs noms sur mes levres.
5 Jehovah est la part de mon heritage et de ma coupe, C'est toi qui m'assures mon lot.
6 Le cordeau a mesure pour moi une portion delicieuse; Oui, un splendide heritage m'est echu.
7 Je benis Jehovah qui m'a conseille;
La nuit meme, mes reins m'avertissent.
8 Je mets Jehovah constamment sous mes yeux, Car il est k ma droite : je ne chancellerai point.
9 Aussi mon coeur est dans la joie, mon ame dans I'alle'gresse, Mon corps lui-meme repose en securite.
10 Car tu ne livreras pas mon ame au sejour des morts,
Tu ne permettras pas que celui qui t'aime voie la corruption.
11 Tu me feras connaitre le sentier de la vie; II y a plenitude de joie devant ta face, Des delices dternelles dans ta droite.
PSAUME XVII (VULG. XVl).
^^pE Psaume ofFre une grande analogic avec le precedent et appartient a la meme E«L.«i ^^pQqyg Comme le titre I'indique, il consiste en une pricre adressee au Seigneur
gj^^i par David. Trois pensees le partagent : justice du Psalmiste (vers. 1-5); que Dieu le sauve de ses ennemis (6-12); que les mechants soient punis et le juste delivre (13-15). — Dans le sens spirituel, David represente le Sauveur persecute par les Juifs, I'Eglise et les justes en butte a la mechancete des impies.
Ps. xvii. IPRIERE de David.
Jehovah, entends la justice,
Ecoute mon cri;
Prete I'oreille a ma priere
Qui n'est t^tks proferce par des levres trompeuses.
2 Que mon jugement sorte de ta face, Que tes yeux regardent I'equite !
3 Tu as eprouve mon coeur, tu I'as visite la nuit, Tu m'as mis dans le creuset : tu ne trouves rien. Avec ma pensee ma bouche n'est pas en desaccord.
4 Quant aux acflions de I'liomme, fidele a la parole de tes levres, J'ai pris garde aux voies des violents.
5 Mes pas se sont attaches a tes sentiers, Et mes pieds n'ont pas chancel^.
2. Toi seul es ino7t bien, ou tu es mon souveraifi bien; litt., mon bien n^est pas audessus ou a cote de toi. Vulg. , tu n\xs pas besoin de Dies biens.
3. Les saints J litt. quant aux saints..., its, etc. ; ou bien avec Delitzsch : et (j'ai dit) aux saints, etc. Ces saints, ces illustres, sont les notables d'Israel, a qui David, avant de rdgner, envoyaplusieurs fois des presents (I Sam. xxx, 26). \'ulgate, c'est cnvcfs les saints qui sont dans le pays qu''il tn'a donne de signaler ma liberalite.