‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 633 sur 941 · QUI AB HEBR^IS COHELETH APPELLATUR · texte numérisé non relu

QUI AB HEBR^IS COHELETH APPELLATUR

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— *— CAPUT I. —

Omnia vana, et nihil sub sole novum : cun- . (flarum quoque rerum difficilem esse inquisitionem, eamque vanam, et spiritus afflidlionem.

ERBA Ecclesiastae, filii David, regis Jerusalem.

2. Vanitas vanitatum, dixit Ecclesiastes : vanitas vanitatum, et omnia vanitas. 3. Quid habet amplius homo de universe labore suo, quo laborat sub sole.^ 4. Generatio prasterit, et generatio advenit : terra autem in asternum stat. 5. Oritur sol, et occidit, et ad locum suum revertitur : ibique renascens, 6. gyrat per meridiem, et flectitur ad aquilonem :

lustrans uni versa in circuitu pergit spiritus, et in circulos suos revertitur. 7. Omnia flumina intrant in mare, et mare non redundat : ad locum, unde exeunt flumina, revertuntur ut iterum fluant. 8. Cunctae

res difficiles : non potest eas homo explicare sermone. Non saturatur oculus visu, nee auris auditu impletur. 9. Quid est quod fuit.'' ipsum quod futurum est. Quid est quod factum est.'^ ipsum quod faciendum est. 10. Nihil sub sole novum, nee valet quisquam dicere : Ecce hoc recens est : jam enim prfecessit in sasculis, qua^ fuerunt ante nos.

1 1. Non est priorum memoria :sed nee eorum quidem, quas postea futura sunt, erit recordatio apud eos, qui futuri sunt in novissimo.

1 2. Ego Ecclesiastes fui rex Israel i n Jerusalem, 1 3. et proposui in animo meo quasrere et investigare sapienter de omnibus, quas fiunt sub sole.

Hancoccupationem pessimamdedit Deus filiis hominum, ut occuparentur in ea. 14. Vidi cuncta, quae fiunt sub sole, et ecce universa vanitas, et afflictio spiritus. 15. Perversi difficile corriguntur, et stultorum infinitus est numerus. 1 6. Locutus sum in corde meo, dicens : Ecce magnus

peut lout comprendie ni tout expliquer; son oeil a beau regarder, son oreille a beau ecouter, il n'arrive jamais au repos d'une curiosite satisfaite.

Au lieu de, toutes cJioscs sont en iravail, Motais ixsidmtjSont reinuces ji/sqiia la fatigue par les investigations de I'homme.

g. Ce qui a e'it' : les phenomenes de la nature physique ; t^? qui s' est fait, les choses de Tordre moral. L'affirmation est generate et admet des exceptions.

12. Je suis depuis longtemps roi, litt. j\ii etc 7-oi. Un commentateur rappelle ici le mot souvent et douloureusement repete par Louis .\IV dans sa vieillesse : " Quand j'etais roi ! " Ce n'est pas une plainte que fait entendre ici Salomon ; il en appelle simplement a sa longue experience.

NO 23 — LA SAINTE BIliLE. TOME IV. — 'Jj

14. Pours uite du vent, effort inutile ; c'est ainsi que la plupart des interpretes traduisent cette expression, en hebreu rc'ouih rouach, qui revient 7 fois dans ce livre. D'autres, nourriture de I'ent, c.-a-d. vaine. LXX, dessein ou propos de vent ; Vulgate affliction d''esprit. L'idee est toujours la meme au fond.

15. Ce qui manque, ce qui fait defaut. Sens : ou il n'y a rien, il n'y a rien a compter. Pensee du verset : I'homme ne peut remedier aux imperfeclions que, du point de vue de son utilite propre, il croit remarquer dans le monde physique. La V'ulg. entend ce verset dans le sens moral : les ho/n/nes pcrvers se corrigent difficilcment, et le 7tombre des insenses est infini.

L'ECCLESIASTE. Chap. I, 17, 18; II, i— 13.

ete avant moi a Jerusalem, et mon coeur a possede amplement sagesse et science. ^7j'ai applique mon esprit a connaitre la sagesse et a connaitre la sottise et la folic; j'ai compris que

cela aussi c'est la poursuite du vent.

i^Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur.

CHAP. II. — Vanite des joies profanes [vers, i — 11]. Meme sort pour le sage et I'insense [12 — 17]. Vanite de la richesse peniblement acquise [18 — 25]. Dieu seul donne le bonheur [24 — 26].

Chap. II. [i^S^'AI dit dans mon coeur : •' Allons, je t'eprouverai par la joie; goute le plaisir!" — Mais c'est encore la une vanite. ^J'ai dit au rire : " Insense! " et a la joie : "A quoi bon ce que tu donnes?"3je resolus en moi-meme de livrer ma chair au vin, tandis que mon coeur me conduirait avec sagesse, et de m'attacher a la folic, jusqu'a ce que je visse ce qu'il est bon pour les enfants des hommes de faire sous le ciel durant les jours de leur vie.

4j'executai de grands ouvrages : je me batis des maisons; je me plantai des vignes; 5je me fis des jardins et des vergers, et j'y plantai des arbres a fruit de toute espece ; ^je me creusai des etangs pour arroser des bosquets ou croissaient les arbres.

7j'achetai des serviteurs et des servantes, et j'eus leurs enfants nes dans la maison; je possedai aussi des troupeaux de boeufs et de brebis plus que tons ceux qui etaient avant moi dans Jerusalem. 8 Jc m'amassai de I'argent et de I'or, et les richesses des rois ct

des provinces; je me procurai des chanteurs et des chanteuses, et les delices des enfants des hommes, des femmes en abondance. 9je devins grand, plus grand que tous ceux qui etaient avant moi dans Jerusalem ; et meme ma sagesse demeura avec moi.

loTout ce que mes yeux desiraient, je ne les en ai pas prives ; je n'ai refuse a mon coeur aucune joie; car mon coeur prenait plaisir a tout mon travail, et c'est la part qui m'en est revenue. "Puis j'ai considere tous les ouvrages de mes mains, et le labeur que leur execution m'avait coute, et j'ai vu que tout est vanite et poursuite du vent, et qu'il n'\' a aucun profit a retirer de ceqiioii fait sous le soleil.

i^Alors j'ai tourne mes regards vers la sagesse pour la comparer avec la sottise et la folic ; car quel est I'homme qui pourrait venir apres le roi, lui a qui on a confere cette dignite depuis longtemps? ^^ Et j'ai vu que la sagesse a autant d'avantage sur la folic, que la lumiere sur les te-

16. Qui ont iU avant moi a Jerusalem; d'autres : qui ont ete avant moi (soiiverains) sur Jerusalem : il s'agirait alors, non seulement de Saiil et de David, mais des rois chananeens de la ville de Salem, tels que Melchisedech, Adonisedec, etc.

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