feci hortos, et pomaria, et con
sevi ea cuncti generis arboribus, 6. et exstruxi mihi piscinas aquarum, ut irrigarem silvam lignorum germinantium, 7. possedi servos et ancillas,multamque familiam habui :
armenta quoque, et magnos ovium greges ultra omnes qui fuerunt ante me in Jerusalem : 8. coacervavi mihi argentum, et aurum, et substantias regum, ac provinciarum : feci mihi cantores, et cantatrices, et delicias filiorum hominum, scyphos, et urceos in ministerio ad vina fundenda :
9. et supergressus sum opibus omnes, qui ante me fuerunt in Jerusalem : sapientia quoque perseveravit mecum. 10. Et omnia, quae desideraverunt oculi mei, non negavi eis :
nee prohibui cor meum quui omni voluptate frueretur, et oblectaret se in his, quas prasparaveram : et hanc ratus sum partem meam, si uterer labore meo. i r. Cumque me convertissem ad universa opera, quae fecerant manus meas, et ad labores, in quibus frustra sudaveram, vidi in omnibus vanitatem et afflictionem animi, et nihil permanere sub sole.
12. Transivi ad contemplandam sapientiam, erroresque et stultitiam (quid est, inquam, homo, ut sequi possitregem Factoremsuum?) 1 3.Et vidi quod tantum prascederet sapientia stultitiam, quantum differt lux
peu au sud de Bethleem, trois ctangs de Saloiiioiiy et une coUine voisine porte le nom de petit paradis.
7. Dcs serviteurs, des servaiitcs : liommes et femmes esclaves.
8. Les dernieis mots de ce verset sont trcs diversement expliques. Vulg., des coupes et des vases de service pour verser le vin. Delitzsch, une epoicsc et des concidnnes. Motais, et, en un mot, toutcs les delices des enfants des honunes en abondance.
g. Grand, riche de tons les biens qui paraissent devoir rendre heureux I'homme sur la terre.
11. La Vulg. traduit les derniers mots du verset, et que rien n^est stable sous le soleil.
12. Qui pourrait venir apres le roi, apres Salomon, dans cette etude de la sagesse
comparee a la folic, et y decouvrir du nouveau, puisque le roi, avec I'experience acquise durant un long regne, est le mieux place pour trouver la vcrite. — Lui a. qui on a co7ifii cette dignitcj litt., lui qti'on a fait tel, c.-a-d. roi.
Selon d'autres, Salomon, voyant avec inquietude les intrigues qu'ourdissaient deja les partisans de Jeroboam, se demanderait ici quel serait son successeur au trone (comp. vers. 21) : Qu'est-ce que I'homine qui vicndra apres nwi, celui qu ''ils ont deja fait tel, que d'infideles sujets ont deja choisi pour roi a I'exclusion de mon fils Roboam. D'autres autrement.
Vulgate : j'ai passe k contempler la sagesse, la sottise et la folie (qu'est-ce que I'homme, disais-je, pour qu'il puisse suivre le roi son createur.^)
L'ECCLESIASTE. Chap. II, 14—26; III, 1—6.
iiebres ; i4le sage a ses yeux a la tete, et I'insense marche dans les tenebres.
Et j'ai aussi reconnu qu'ils ont I'un et I'autre un mcme sort. ^sEt j'ai dit dans mon coeur : " J'aurai le meme sort que I'insense; a quoi bon tant de sagesse ? " Et j'ai dit dans mon cceur que cela encore est une vanite. ^^Car la memoire du sage n'est pas plus eternelle que celle de I'insense; des les jours qui suivent I'un et I'autre sont egalement oublies. Eh quoi! le sage meurt aussi bien que I'insense!
i/Et la vie me devint odieuse, car ce qui se fait sous le soleil me deplaisait, car tout est vanite et poursuite du vent.
i^Et j'eus en haine tout le travail que j'avais fait sous le soleil, et que je dois laisser apres moi a I'hommc qui me succedera. ^9Et qui sait s'il sera sage ou insense? Cependant il sera maitre de tout le fruit de mon labeur et de ma sagesse sous le soleil. C'est encore la une vanite. =oEt j'en suis venu a livrer mon coeur au decouragement, a cause de tous les labcurs que j'ai supportes sous le
soleil. 21 Car qu'un homme qui a deploye dans ses oeuvres sagesse, intelligence et habilete, soit reduit a laisser le fruit de son travail a un homme qui n'y a pris aucune peine, c'est encore la une vanite et un grand mal. 22 En effet, que revient-il a I'homme de tout son travail ct de tous les soucis dc son cceur, qui I'ont fatigue sous le soleil ? -3l"ous ses jours ne sont que douleur, ses occupations que chagrins; la nuit mcme son coeur ne repose pas : c'est encore la une vanite.
24 11 n'y a ricn de meilleur pour I'homme que de manger et de boire, et de faire jouir son ame du bien-etre, au milieu de son travail; mais j'ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu. =5 Qui, en effet, pent sans lui manger et jouir du bien-etre? ^^Car il donne a I'homme qui est bon devant lui la sagesse, la science et la joie ; mais il donne au pecheur le soin de recueillir et d'amasser des biens, afin de les donner a celui qui est bon devant lui. C'est encore la une vanite et la poursuite du vent.
Chap. III.
CHAP. III. — 11 y a pour toutes choses un temps fixe par Dieu : I'homme n'y pent rien changer [vers, i — 15]; il est egalement impuissant devant les injustices de ce monde.
jL y a un temps fixe pour tout, un temps pour toute chose ^^J sous le ciel : ^un temps pour naitre, et un temps pour mourir; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a etc plante; 3un temps pour tuer, et un temps pour guerir; un temps pour abattre, ct un temps pour batir; -lun temps pour
pleurer et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser; 5un temps pour jeter des pierres et un temps pour en ramasscr; un temps pour embrasser, et un temps pour s'abstenir d'cmbrassements; ^un temps pour chercher, et un temps pour perdre ; un temps pour garder, et un temps pour jeter;
14. Le sa^c uses yeux a la tete, il sait s'en servir. — Uii meme sort : il s'agit surtout de la mort.
18. La pensec que la mort ravit cgale ment le sage et I'insense fait naitre dans I'esprit de Salomon un autre sujet de peine.
24. (2«6' de manger (en lisant en hebreu inisscheiocal au lieu de sckeiocal) : manger et boire, locution hdbrai'que qui signifie le plus sou\ent jouir honnctement du bien-
etre. — Au milieu de son travail : il s'agit d'un bien-etre acquis par le travail. — Cela vient de la main de Dieu, est un don de Dieu, ne depend pas des efforts de I'liomme.
Motais : nan, il n''est pas au pouvoir de r/io/nme de manger et de boire, et de jouir ainsi du fruit de son travail.
Vulgate : ne vaut-il pas niieux manger et boire, etc.