‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 637 sur 941 · Sans lui, sans Dieu, en adoptant la · texte numérisé non relu

Sans lui, sans Dieu, en adoptant la

LIBER BCCLESIASTES. Cap. II, 14—26; III, 1—6.

ov. 17, a tenebris. 14. "Sapientis oculi in nfras, capltc cjus : stultus in tenebris ambulat : et didici quod unus utriusque esset interitus. 15. Et dixi in corde meo : Si unus et stulti et meus occasuserit,quid mihi prodest quod majorem sapientias dedi operam?

Locutusque cum mente mea, animadverti quod hoc quoque esset vanitas. 16. Non enim erit memoria sapientis similiter ut stulti in perpetuum,et futura tempora oblivione cuncta pariter operient : moritur doctus similiter ut indoctu^. 17. Et idcirco tfeduit me vitas meas videntem mala uni versa esse sub sole, et cuncta vanitatem et afflictionem spiritus.

I S.Rursus detestatus sum omnem industriam meam,qua sub sole studiosissime laboravi, habiturus heredem post me, 19. quem ignoro, utrum sapiens an stultus futurus sit, et dominabitur in laboribus meis, quibus desudavi et sollicitus fui : et est quidquam tam vanum? 20.Unde cessavi, renuntiavitque cor meum ultra laborare sub sole. 21. Nam cum alius laboret in sapientia, et doctrina, et sollicitudine, homini otioso quaesita dimittit : et hoc ergo, vanitas,et magnum malum. 22. Quid enim proderit homini de universo labore suo, et afflictione spiritus, qua sub sole cruciatusest.^ 23. Cuncti dies ejus doloribus et aerumnis pleni sunt, nee per noctem mente

requiescit : et hoc nonne vanitas est'?

24. Nonne melius est comedere et bibere, et ostendere animas suas bona de laboribus suis? et hoc de manu Dei est. 25. Quis ita devorabit, et deliciis affluet ut ego.? 26. Homini bono in conspectu suo dedit Deus sapientiam, et scientiam, et laetitiam : peccatori autem dedit afflictionem, et curam superfluam, ut addat, et congreget, et tradat ei qui placuit Deo : sed et hoc vanitas est, et cassa soUicitudo mentis.

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— :i:— CAPUT III. — ^i:—

Quod omnia suo proveniant tempore et transeant : quodque in nullis his fluxis sit mentis quies, unus quoque sit hominis ac jumentoium interitus.

MNIA tempus habent, et suis spatiis transeunt universa sub coelo. 2. Tempus nascendi, et tempus

moriendi. Tempus plantandi, et tempus evellendi quod plantatum est. 3. Tempus occidendi, et tempus sanandi : tempus destruendi, et tempus asdificandi.4.Tempusflendi, et tempus ridendi. Tempus plangendi, et tempus saltandi. 5. Tempus spargendi lapides, et tempus colligendi. Tempus amplexandi, et tempus longe fieri ab amplexibus.

6. Tempus acquirendi, et tempus perdendi. Tempus custodiendi, et

legon des LXX i^miiiivihio^ au lieu de miinriieni), suivie aussi par S. Jerome dans son commentaire. Vulg. , cm- qui a phts que vwi majjge et goute ies delices?

26. O^ii est boil devant lui, reellement bon, et par consequent agreable a ses yeux. — C''est encore la, savoir la recherche du bien-etre avec et par le travail, laie vafiite, parce que cette recherche est souvent infrudlueuse et n'aboutit pas; le bonheur nous echappe au moment ou nous croyons le saisir : comp. ix, 1 1.

CHAP. III

I sv. Dieu qui donne comme il lui plait science, richesses, bien-etre, etc. (ch. ii),

tient I'homme dans une dependance absolue sous le gouvernement de sa providence, et cela dans Ies details Ies plus minutieux aussi bien que dans Ies evenements Ies plus importants de la vie : telle est la pensee des vers. 1-15.

5. On jette des pierres dans un champ pour le rendre sterile (II Rois, iii, 19, 25; Is. V, 2); on Ies ramasse pour lui rendre la fertilite. Motais : ttn temps pour rejeter Ies ■pierres, en debarrasser une vigne ; 7in temps pour Ies raj/insser, et Ies employer a reparer Ies clotures ou Ies chemins. — Pour embrasser, donner des temoignages d'afifection a ceux qu'on aime.

L'ECCLESIASTE. Chap. Ill, 7—22; IV, i.

7un temps pour dechirer, et un temps pour coudre; un temps pour se taire, et un temps pour parler; ^un temps pour aimer, et un temps pour hair; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.

9 Quel avantage celui qui travaille retire-t-il de sa peine? ^°J'ai examine le labeur auquel Dieu assujettit les enfants des hommes : ^^Dieu a fait toute chose belle en son temps; il a mis aussi dans leur cceur I'eternite.

mais sans que I'homme puisse comprendre I'oeuvre que Dieu fait, du commencement jusqu'a la fin. ^^Ejj'ai reconnu qu'il n'y a rien de meilleur pour eux que de se rejouir et de se donner du bien-etre pendant leur vie; ^3et en meme temps que si un homme mange et boit et jouit du .bien-etre au milieu de tout son travail, c'est la un don de Dieu. i4j'ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, qu'il n'y a rien a y ajouter ni rien a en retrancher : Dieu agit ainsi afin qu'on le craigne. ^sCe qui se fait existait deja, et ce qui se fera a deja etc : Dieu ramene ce qui est passe.

i6J'ai encore vu sous le soleil, au siege meme du droit, regner la mechancete, et au lieu de la justice sieger I'iniquite. i7j'ai dit dans mon coeur : " Dieu jugera le juste et le mechant, car il y a la un temps pour toute chose et pour toute oeuvre. " isj'ai dit dans mon coeur au sujet des enfants des hommes : " Cela arrive ainsi, afin que Dieu les eprouve et qu'ils voient qu'ils sont en eux-memes sem.blables aux betes. " i9Car le sort des enfants des hommes est le sort de la bete : ils ont une meme destinee ; comme I'un meurt, I'autre meurt aussi ; un meme esprit les anime ; I'homme n'a pas d'avantage sur la bete, car tout est vanite. 20 Tout va dans un meme lieu ; tout est sorti de la poussiere, et tout retourne a la poussiere. ^iQui sait si I'esprit des enfants des hommes monte en haut, et si I'esprit de la bete descend en bas dans la terrc? 22 Et j'ai vu qu'il n'y a rien de mieux pour I'homme que de se rejouir de ses oeuvres : c'est la sa part. Car qui lui donnera de connaitre ce qui arrivera aprcs lui?

CHAP. IV. — Impuissance de I'homme en face des maux et des tourments

de la vie [vers, i — 16].

Chap. IV.

'^'AI tourne ailleurs mes regards et j'ai vu toutes les oppressions qui se commettent sous

le soleil : les opprimes sont dans les larmes, et personne qui les console!

lis sont en butte a la violence de

7. Dt'chtrer ses vctements en signe de deuil, par ex. u la nouvelle de quelque funeste evenement.

9. Puisque toute chose a son temps lequel depend, non de I'homme, mais de I'absolue determination de Dieu, quel a-<'antage, etc. (conip. i, 3) ; les efibrts de I'homme n'aboutissent a rien de certain ni de durable, puisque tout est soumis \\ une loi superieure.

10 sv./^ai examine, etc. ; le vers. 1 1 donne le resultat de cet examen : i*^" Dieu a fait : I'auteur considere les choses dans le plan divin, ou elles ont d€]h. une reality id^ale, avant meme d'arriver a une existence rdelle (d'autres preferent traduire, Dieu fait); tflutc cJiose belle en soji temps : belle precisemenl parce qu'elle est faite au moment de

la duree marqu^ par la sagesse divine.

2° Dieu a mis dans le caur de Vhomnie la pensee ou le desir de re'ternite, de ce qui ne passe pas. Grace k cette facultc, Thomme, que les choses perissables ne sauraient satisfaire, essaie de franchir ces etroites limites, et d'embrasser du regard de son esprit I'oeuvre complete de Dieu. Mais 3° il ne pent s'clever ^ cette conception totale, et son desir d'infini n'est pas rassasie sous le soleil. D'ou la conclusion tiree au vers. 12.

Au lieu de, il a mis dans leur ca'ur Peter- 7iite, la Vulg. traduit, il a abandonne le monde a leurs discussions.

1 3. Et en meme letups, etc. : encore cette jouissance des biens de la vie est-elle ellememe un don de Dieu.

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