‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 640 sur 941 · Ecouter les m'is; Vulg., prcfoir Vavoiir · texte numérisé non relu

Ecouter les m'is; Vulg., prcfoir Vavoiir

14. Car amcne la raison pour laquelle le jeune homme vient d'etre qualifie pa7ivre et sage : sage, puisqu'il a su se frayer un chemin de la prison au trone. — Dans

LIBER ECCLESIASTES. Cap. IV, 2—17.

consolatorem : nee posse resistere eoriim violentiae, cunctorum auxilio destitutes. 2. Et laudavi magis mortuos, quam viventes : 3. et feliciorem utroque judicavi, qui necdum natus est, nee vidit mala quas sub sole fiunt.

4.Rursum contemplatus sumomnes labores hominum, et industrias animadverti patere invidiam proximi : et in hoc ergo vanitas, et cura superflua est.

5. Stultus complicat manus suas, et comedit carnes suas, dicens :

6. Melior est pugillus cum requie, quam plena utraque manus cum labore, et afflictione animi.

7. Considerans reperi et aliam vanitatem sub sole : 8. unus est, et secundum non habet, non filium, non fratrem, et tamen laborare non cessat, nee satiantur oeuli ejus divitiis : nee recogitat, dicens : Cui laboro, et fraudo animam meam bonis.^ in hoe quoque vanitas est, et afflietio pessima.

9. Melius est ergo duos esse simul, quam unum : habent enim emolumentum societatis su^ : 10. si unus ceeiderit, ab altero fulcietur :

vae soli : quia cum ceeiderit, non habet sublevantem se. 11. Et si dormierintduo,fovebuntur mutuo:

unus quomodo calefiet.^ 12. Et si quispiam praevaluerit contra unum, duo resistunt ei : funiculus triplex difficile rumpitur.

1 3. Melior est puer pauper et sapiens, rege sene et stulto, qui nescit pra^videre in posterum. 14. Quod de carcere,catenisque interdum quis egrediatur ad regnum : et alius natus in regno, inopia eonsumatur.

15. Vidi cunctos viventes, qui ambulant sub sole cum adoiescente secundo, qui eonsurget pro eo.

16. Infinitus numerus est populi omnium, qui fuerunt ante eum : et qui postea futuri sunt, non laetabuntur in eo : sed et hoc, vanitas et afflietio spiritus.

17. Custodi pedem tuum ingrediens domum Dei, et appropinqua ut audias. "Multo enim melior est obedientia, quam stultorum vietima?, qui nesciunt quid faciunt mali.

son royauiue, dans la contree 011 il devait etre roi ; ou bien : dans le royaume du vieux roi.

Vulgate : car il arrive que tel sortc de la prison et des c/iaiftes pour rcgner, et que tel autre, ne sur le tronc, se consume dans V indigence.

15. Accueil enthousiaste fait au jeiine roi. Qui ltd rendait honimage; litt., a la tete de laquelle il etait.

16. La posteritc ne se rejoiiira pas : les esperances que les contemporains avaient con^ues ne se realiseront pas : le jeune roi, si acclame a son debut, ne laissera qu'une memoire abhorree : nouvelle confirmation de la maxime chere a Tauteur : tout est vanitd.

Motais et quelques autres interpretes voient dans les vers. 13-16 une allusion a I'histoire de Joseph, arrive pauvre en Egypte, s'elevant par sa sagesse a la plus haute di-

gnite de I'Etat, gouvernant le royaume a la place, c.-a-d. au nom du Pharaon, oublie enfant dans sesbienfaits par les generations suivantes. Ce rapprochement est-il fonde? C'est fort douteux.

Le verset 17 appartient pour le sens au chapitre suivant.

17. Prends garde a ton pied, \\ ta conduite. — Pour ecouter la parole divine : prieres, chants sacres, lefture de la loi. — Les insense's : dans la plupart des sacrifices, une partie de la vicftime revenait k I'offrant, qui lamangeait avec ses parents et ses amis dans des repas sacres, lesquels degeneraient souvent en rejouissances grossieres. — L igno}-a7ice les conduit a /aire mat; d'autres, ils ne savent pas qu'ils font mal.

La Vulg. traduit la fin du verset : car Vobeissance vaut beaiicoup inieitx que les viHimes des inscnscs, qui 7ie savent pas ce quails font de mal.

" I Reg. T5, 22. Os. 6, 6.

L'ECCLESIASTE. Chap. V, i — 16.

CHAP. V. — Conduite a tcnir dans raccomplisscment des devoirs religieux [iv, ly — V, 6]; — divers abiis et desordres [7 — 16]; — s'abandonner a la Providence [17 — 19].

Chap. V. |K«^^E sois pas presse d'ouvrir la &"Hj I bouche et que ton coeur ne se Lm^^J hate pas d'exprimer une parole devant Dicu, car Dieu est au ciel, et toi sur la tcrre ; que tes paroles soient done peu nombreuses. 2 Car de la multitude des occupations naissent les songes, et dans la multitude des paroles se fait entendre la voix de I'insense.

sLorsque tu as fait un voeu a Dieu, ne tarde pas a I'accomplir, car il n'aime pas les insenses : accomplis le voeu que tu as fait. 4Mieux vaut pour toi ne pas faire de vceu, que d'en faire un et de ne pas I'accomplir. sNe permets pas a ta bouche de faire pecher ta chair, et ne dis pas en presence de I'envoye de Dieu que c'est une inadvertance. Pourquoi ferais-tu Dieu s'irriter de tes paroles et detruire les oeuvrcs de tes mains? ^Car, comme il y a des vanites dans la multitude des occupations, il y en a aussi dans beaucoup de paroles ; c'est pourquoi crains Dieu,

7 Si tu vois dans une province le pauvre opprime, le droit et la justice violes, ne t'en etonne point, car un homme cleve est place sous la surveillance d'un autre plus eleve, et de plus eleves encore les dominent tous

les deux. ^Un avantage pour le pays a tous egards, c'est un roi qui donne ses soins a I'agriculture.

9Celui qui aime I'argent n'est pas rassasie par I'argent, et celui qui aime les richesses n'en goute pas le fruit.

C'est encore la une vanite. ^oQuand les biens se multiplient, ceux qui les mangent deviennent aussi plus nombreux, et quel avantage en revient-il a leurs possesseurs, sinon qu'ils les voient de leurs yeux. "Le sommeil du travailleur est doux, qu'il ait peu ou beaucoup a manger; mais la satiete du riche ne le laisse pas dormir.

^2 II est un mal grave que j'ai vu sous le soleil : des richesses conservees pour son malheur, par celui qui lespossede; i3ces richesses se perdent par quelque facheux evenement, et s'il a engendre un fils, il ne lui reste plus rien entre les mains. ^4Sorti nu du sein de sa mere, il s'en ira comme il etait venu, et il n'aura rien pour son travail qu'il puisse emporter avec lui. 13 C'est encore la une grande misere. II s'en va comme il est venu, et quel avantage lui revient-il d'avoir travaille pour le vent? ^^'Dq plus, toute sa vie il mange dans les tenebres ; il a beaucoup de chagrin, de I souffrance et d'irritation.

CHAP. V

1. Sens : Tiens-toi devant Dieu dans un silence respetlueux, exhalant ton ame dans de courtes mais ferventes pricres, n'oubliant pas qu'autant le ciel est au-dessus de la terre, autanl Dieu est elevd au-dessus de toi.

2. Car de menie cjue de la inultifttde, etc , ainsi dc la imiltilndc des occupations^ des soins de tout genre, des soucis.

5. Faire pecher la c/tair, tout ton corps, et par suite attirer sur toi le chatiment. — Ihnvoye de Dieu, probablement le pretre ; ou bien avec les LXX et d'autres versions, devant la face de Dieu, c.-h.-d. un etre spirituel qui tient sa place et le reprcseiUe

{Exod. xxiii, 21), un ministre de sa justice, tel que I'ange qui frappa le peuple ^ cause des peches de David W A'ois, xxiv, 17.

7 sv. Car donne la raison de jie t\'7i etotuje point, mais cette raison est diversement expliquee par les interprctes. D'aprt-s Motais, I'auteur justifie I'autoritc : s'il y a des crimes commis et des abus de pouvoir, ce n'est pas faute de surveillance; mais tant d'intermediaires scparent le roi du peuple, surtout en province! II ne faut done pas s'en etonner, mais respe(!:ler I'autorite supreme ; cette soumission (vers. <S) profite a tout le pays ; le roi est le serviteur du pays.

Delitzsch donne une interpretation tout <\ fait differente : ne t'en etonne point, car un honiine elev^ est obseri'e, epie, par un

LIBER ECCLESIASTES. Cap. V, i— 16.

— :i:— CAPUT V. — *—

Nil temere de Deo et ejus providentia loquendum : vota reddenda : non miranclum de egenorum oppressione, cum iniqui judicem habeant : item quam sit misera conditio avaii nunquam impleti,et divitis coacervantis divitias, in proprium nonnunquam malum.

E temere quid loquaris, neque cor tuum sit velox ad proferendum sermo-

nem coram Deo. Deus

enim in coelo, et tu super terram :

idcirco sint pauci sermones tui.

2. Multas curas sequuntur somnia, et in multis sermonibus invenietur stultitia.

3, Si quid vovisti Deo, ne moreris reddere : displicet enim ei infidelis et stulta promissio : sed quodcumque voveris, redde : 4. multoque melius est non vovere, quam post votum promissa non reddere.

5. Ne dederis os tuum ut peccare facias carnem tuam : neque dicas coram Angelo : Non est providentia : ne forte iratus Deus contra sermones tuos, dissipet cuncta opera manuum tuarum. 6. Ubi multa sunt somnia, plurimae sunt vanitates, et sermones innumeri : tu vero Deum time.

7. Si videris calumnias egenorum, et violenta judicia, et subverti justitiam in provincia, non mireris super hoc negotio : quia excelso excelsior est alius, et super hos quoque eminentiores sunt alii, 8. et insuper universas terrae rex imperat servienti.

9. Avarus non implebitur pecunia : et qui amat divitias, fructum non capiet ex eis : et hoc ergo vanitas. 10. Ubi multas sunt opes, multi et qui comedunt eas. Et quid prodest possessori, nisi quod cernit divitias oculis suis.^ 1 1. Dulcis est somnus operanti, sive parum, sive multum comedat : saturitas autem divitis non sinit eum dormire.

12. "Est et alia infirmitas pessima, quam vidi sub sole : divitiae conservatae in malum domini sui, 13. Pereunt enim in afflictione pessima : generavit filium, qui in summa egestate erit, 14. ^'Sicut egressus est nudus de utero matris suae, sic revertetur, et nihil auferet secum de labore suo. 15. Miserabilis prorsus infirmitas : quo modo venit, sic revertetur. Quid ergo prodest ei quod laboravit in ventum.'' i6.Cunctis diebus vitas suae comedit in tenebris et in curis multis,et in aerumna atque tristitia.

" Job. 20,

* Job. I, 21.

I Tim. 6, 7.

aiit7-e plus cleve, (\\i\ cherche I'occasion de le ddpouiller, ct aii-dessiis (feiex il y eu a de phis elevcs encore, animes des memes sentiments envers leurs inferieurs ; aussi (vers. 8) est-ce ii7i avantage poitr le pays, etc.

Si le vCiOX gebohim pouvait etre pris comme un pluriel de majeste, on aurait un sens aussi beau que facile : ne fen etonne point, n'en sois pas scandalise, car sicr Vhomme elevi\ le magistrat de province, veille iiti phis elevc, le roi, et un plus eleve encore, la Tres-Haiit, veille siir les deux premiers, et leur demandera compte des injustices et des violences qu'ils ont commises ou laisse commettre. En outre (vers. 8) le profit de la terre est pour tons ; le roi hd-meme est servi par la culture des champs : s'il opprime les petits, ceux qui cultivent les terres, il n'aura plus de quoi subsister.

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