‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 644 sur 941 · r/'/«(>;«;«^,surl'oppresseur( Delitzsch · texte numérisé non relu

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L'ECCLESIASTE. Chap. VIII, 7—17; IX, i.

sur rhomme. 7ll ne sait pas ce qui arrivera, et qui lui,dira comment cela arrivera? ^L'homme n'est pas maitre de son souffle pour pouvoir le retenir, et il n'a aucune puissance sur le jour de sa mort; il n'y a pas d'evasion possible dans ce combat, et le crime ne saurait sauver le criminel. 9j'ai vu toutes ces choses en appliquant mon esprit a tout ce qui se fait sous le soleil, lorsqu'un homme domine sur un homme pour le malheur de celui-ci.

i°J'ai vu des mechants recevoir la sepulture et entrer dans leur repos, tandis que des hommes qui ont agi avec droiture s'en vont loin du lieu saint et sont oublies dans la ville :

c'est encore la une vanite. "Parce que la sentence portee contre les mauvaises a6lions ne s'execute pas en toute hate, le cceur des enfants des hommes s'enhardit a faire le mal.

12 Mais, quoique le pecheur fasse cent fois le mal, et que ses jours soient prolonges, je sais, moi, que le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu, et qui marchent dans la crainte en sa presence; ^Smais le bonheur n'est pas pour le mechant, il ne pro-

longera pas ses jours ^//<'WJ'^r« comme I'ombre, parce qu'il n'a pas la crainte de Dieu.

Mil est une autre vanite qui existe sur la terre : c'est qu'il y a des justes auxquels il arrive des choses qui conviennent aux oeuvres des mechants; et il y a des mechants auxquels il arrive des choses qui conviennent aux oeuvres des justes. Je dis que c'est encore la une vanite. ^sAussi j'ai loue la joie, parce qu'il n'y a de bonheur pour I'homme sous le soleil qu'a manger et a boire et a se rejouir; et c'est la ce qui doit I'accompagner au milieu de son travail, pendant les jours de vie que Dieu lui donne sous le soleil.

i^Lorsque j'ai applique mon esprit a I'etude de la sagesse et a la meditation des choses qui se passent sur la terre, — car ni le jour ni la nuit les yeux de I'homme ne peuvent voir le sommeil, — i7j'ai vu toute I'oeuvre de DieUjj'ai vu que I'homme ne saurait trouver ce qui se fait sous le soleil ; il se fatigue a chercher, mais il ne trouve pas ; meme si le sage veut connaitre, il est impuissant a trouver.

Ch. IX.

CHAP. IX. — Meme sort pour le juste et I'injuste; jouir de la vie [vers. I — 10]. Utilite et inutilite de la sagesse [11 —15]. Ecouter le sage, et non I'insense [16 — \%\

N effet,j'ai appliqu^ mon esprit a toutes ces choses, et je les ai examinees :

soigneusement

j'ai vu que les justes et les sages et leurs oeuvres sont dans la main de Dieu ; ni I'amour ni la haine ne sont

8. IJho7H7ne : il s'agit toujours de I'oppresseur qui entasse crime sur crime, et qu'attend la justice divine.

10. S''en vont en e.xil, loin du lietc saint, de Jerusalem ou du temple (comp. Matth. xxiv, 15). — Une vanite, une anomalie, en ce qu'on n'aper^oit plus la justice divine. Mais cette justice existe pourtant ; seulement elle ne s'exerce pas au jour et a I'heure que I'homme ose lui assigner.

D'apres Motais et d'autres, il ne serait question dans tout le verset que des impies : J^ai vu les impies ensevelis avec honneur, et ils s^en sont allies; ils s^e talent dolgnes du lieu saint, el dans la vllle on a oublle leur condulte, etc.

Les LXX et la Vulg. paraissent avoir lu autrement : J'ai vu des impies ensevelis, qui, lors meme quells vivalent, e talent dans le lieu saint et etalent loues dans la cite, comme si leurs ceuvres eussetit ete justes, etc.

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