‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 665 sur 941 · I.— LA SAGESSE CONDUIT A LA BIENHEUREUSE IMMORTALITY · texte numérisé non relu

I.— LA SAGESSE CONDUIT A LA BIENHEUREUSE IMMORTALITY

CHAP. I. — C'est par la purete morale qu'on arrive a la sagesse [vers. I — lo]. Le peche amene le chatiment et la mort[ii — i6].

^^^P- ^- !E^^^^^^ Imez la justice, vous qui

etes les juges de la terre ; que vos pensees sur le Seigneur soient selon la 5' droiture, et cherchez-le d'un coeur sincere. ^Car il se laisse trouver par ceux qui ne le tentent point, et il se manifeste a ceux qui se confient en lui. 3 En effet, les pensees perverses separent de Dieu, et sa puissance convainc de folie les insenses qui la mettent a I'epreuve.

4 La sagesse n'entre pas dans une ame qui medite le mal et n'habite

pas dans un corps esclave du peche.

sL'Esprit-Saint, educateur (ies hoviincs, fuit I'astuce, il s'eloigne des pensees depourvues d'intelligence et se retire de I'ame a I'approche de I'iniquit^. ^En effet, I'Esprit de sagesse aime les hommes, et il nc laisse pas impuni le blasphemateur pour ses discours impies, car Dieu est le temoin de ses reins, le veritable scrutateur de son coeur, et il entend ses paroles. 7 Car I'Esprit du Seigneur remplit I'univers, et lui qui contient tout, entend tout ce qui se dit.

CHAP. I

Vers. I. La justice, dans le sens le plus large de ce mot, la droiture morale en general, c.-k-d. la conformite des pensi^es et des actions a la volonte de Dieu, h. sa loi, en d'autres termes, la sagesse theorique et pratique. — Les juges de la terre, ce sont les rois : dans la pensee des Hebreux, I'administration de la justice est une fonclion de souverain : comp. Exod. ii, 14; I Sam. viii, 20; I Rois, iii, 9. — Dans la droiture d'une ame bonne, parallele ii simplicite de caur.

Ce i^"^ verset resume tout le livre, qui recommande la justice, c'est-a-dire la sa-

gesse, a tous les hommes, mais principalement aux rois.

2. Tenter Dieu, en general, c'est douter de sa puissance, de sa justice ou de son amour; ici, pour le parall^lisme avec le vers, i, c'est de plus le mettre k I'epreuve, de defter sa justice vindicative. — // se manifeste, par une acflion illuminante et sanctifiante : coiw'p. Jean, xiv, 21 sv. — A ceux qui s'abandonnent k lui avec une confiance filiale.

3. Les pensees perverses (par ex. ii, i sv. xi, 16) separent de Dieti, font que Dieu retire ses lumieres et son assistance. — Convainc de folie par le chatiment qui les frappe ; d'autres, pufiit. — Les insenses : dans les livres sapientiaux, la. folie est oppo-

^S?£^^^^^^^^^HH^^.^^^^^^fg^

rTiiTTTriiiiiiiiiiiiiiimiiiiinTTTiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniTiiinTiiiriTigiiiiiiriiiiii

liifiEi: JSapientiae.

rritiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiTiiiiiiiiiiiTiiiTiiiirmiiiTtiTiiTiiiiirTinii m 1 1 1 r 1 1 irrrrnn

Wf^WWWWWWWWWWWWWWWWWWW

— *— CAPUT I. —

Judices sint justi : Dominus invenitur si simplici corde et fide quaeratur, fugit autem a peccatoribus et vanis cogitationibus : cumque omnia repleat, nihil eum latere potest : murmuratio, detraclio, et mendacium detestanda : omnia fecit Deus ad vitam, non mortem intendens, quam sibi peccatores accersierunt.

ILIGITE ''justitiam,qui judicatis terram. Sentite de Domino in bonitate, et in simplicitate cordis quasrite ilium : 2. *quoniam invenitur ab his, qui non tentant ilium : apparet autem eis, qui

fidem habent in ilium : 3. perversas

enim cogitationes separant a Deo :

probata autem virtus corripit insi-

pientes. 4. Quoniam in malevolam

animam non introibit sapientia, nee

habitabit in corpora subdito pecca-

tis. 5. Spiritus enim sanctus disci-

plinas effligiet fictum, et auferet se

a cogitationibus, quae sunt sine in-

tellectu, et corripietur a superve-

niente iniquitate. 6. ^'Benignus est "^Gai. 5, 22.

enim spiritus sapientiae, et non libe-

rabit maledicum a labiis suis : '^quo- .^jer. 17,10.

niam renum illius testis est Deus,

et cordis illius scrutator est verus,

et linguas ejus auditor. 7. "Quo- ^is. 6, 3.

niam spiritus Domini replevit or-

bem terrarum : et hoc, quod conti-

see a.\asao-esse;\es insenses sont les impies et les pecheurs qui, n'ayant pas I'intelligence de leur bien veritable, courent a leur perte : comp. Prov. ii, 6; x, 21; xxiv, 9; Jug. xx, 6; 1 1 Sa/n. xiii, 13. — Qui la 7netietit a Vepreuve, qui defiant Dieu de les punir.

4. Ame, corps : chacun de ces mots designe ici I'homme tout entier. — Esclave,\\\.i. engage, assiijetti au peche, comme le debiteur vis-a-vis de son creancier.

5. L^ Esprit- Saint, sans article en grec, ce qui indique un nom propre et insinue la personnalite du Saint-Esprit, qui sera pleinement rdvelee dans I'Evangile : comp.

Matth. i, 18, 10; Jean, xx, 22; ^^. ii, 4. Dans les livres plus anciens, ce mot est accompagne de I'article, par ex. Ps. li, 13; Is. Ixiii, II. — Uastuce, le mal en tant qu'il dissimule sa nature mauvaise, et seduit les simples par ses faux attraits. — Y^&'s, pensees depourvues d'' intelligence sont les memes que les pensees perverses du vers. 3. — A Papproche de Vitiiquite : comp. Geti. vi, 3; Is. Ixiii, 10; Ephes. vi, 30.

6. Eti effet I'Esprit de sagesse aime les hommes : plusieurs regardent ce mot comme une simple copule; d'autres I'expliquent ainsi : le mal dans le coeur de I'homme en bannit la sagesse, car plus elle a d'amour pour I'homme, moins elle peut souffrir ce

qui defigure sa creature et I'empeche d'atteindre sa fin; elle la chatie done pour la ramener dans la voie du bien. Comp. Prov. iii, 1 1 ; Hebr. xii, 4 sv. — L Esprit de sagesse. Les meilleurs manuscrits grecs lisent aooi'a sagesse, au nominatif, et cette lecon est suivie par S. Augustin; sens : la sagesse est un esprit qui aime les Jioninies. — Ses reins, ses sentiments les plus intimes. — So7t cceur, ses pensdes. — Le veritable scrutateur, ce\u'\ a qui convient justement cenom, et qui en realise pleinement I'idee. — Ses paroles : la gradation est descendante.

7. D Esprit du Seigneur remplit Vttnivers : la meme chose est dite aussi de la sagesse vii, 24; viii, i. Dans tout ce passage, les deux noms semblent mis I'un pour I'autre et expriment la meme idee. La theologie chretienne explique tres bien cet emploi : I'Esprit du Pere est aussi I'Esprit du Fils (de la Sagesse comme personne divine). — Qui contient tout, qui fait que tons les Elements du cosmos se tiennent et ne retournent pas a la confusion du chaos primitif. Le tradufleur latin a conserve le neutre du grec (TTViuij.a), hoc quod continetj il aurait fallu, hie (spiritus) qui contiftef. — Tout ce qui se dit, soit de bouche, soit meme de coeur : I'auteur a specialement en vue les blasphemes des impies. Dans I'office de la

Page 1