‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 717 sur 941 · Qiiand on lui redeniandera, etc. : comp. Ltic, xii · texte numérisé non relu

Qiiand on lui redeniandera, etc. : comp. Ltic, xii

9. De ce que ses forces s'epuisent, litt. de ce qu 'il doit etre fatigue de la fatigue de la mort, de ce qu'il doit mourir : euphemisme; comp. iv, 16. — Mais, au lieu d'apprendre par les fragiles materiaux qu'il emploie que sa vie k lui-meme est fragile, il tache de donner k ses dieux d'argile I'aspeft et la beautd des statues de metal, d'argent ou d'airain.

10. Son cceur est mort aux nobles aspirations, au desir d'une vie immortelle. — Son esperance est plus vile que la terre dont il fait ses idoles, est nulle; il n'a rien a esperer apres cette vie : comp. Ephes. ii, 12.

12, Ces homines, les paiens. — Un grand

488 LIVRE DE LA SAGESSE. Chap. XV, 13—19; XVI, 1—5.

se rassemble pour le gain; car, disentils,il faut acquerir par tous les moyens, meme par le crime. 'sCar, celui-la sait bien qu'il est plus coupable que tous les autres, qui, de la meme terre, fa^onne des vases fragiles et des idoles.

^4 Mais ils sont tous tres insenses et plus malheureux que I'ame d'un enfant, les ennemis de votre peuple qui le tiennent dans I'oppression.

isCar ils ont regarde comme des dieux toutes les idoles des nations, qui ne peuvent user de leurs yeux pour voir, ni de leurs narines pour respirer I'air, ni de leurs oreilles pour entendre, ni des doigts de leurs mains pour toucher, et dont les pieds sont incapables de marcher. ^^C'est un

homme qui les a faites, et c'est celui a qui on a prete un principe de vie qui les a faconnees; il n'est pas d'homme qui puisse faire un dieu semblable a lui-meme. ^7Car^ etant mortcl, il ne pent, de ses mains impies, rien faire, qui ne soit mort; il vaut mieux que les objets qu'il adore, car au moins il a la vie, et eux ne Font jamais eue. ^^Ils rendent un culte aux animaux les plus odieux, lesquels, si on les compare aux autres idoles, sont pires encore, et accusent une folie plus grande dans ceux qui les venerent. ^911 n'y a rien de bon en eux qui fasse naitre I'affection, comme a I'aspeft d'autres animaux; ils echappent a la louange et a la benedi6lion de Dieu.

Ch. XVI.

CHAP. XVI. — Contraste entre les adorateurs du vrai Dieu et les Egyptiens idolatres . ceux-ci sont affliges par toute sorte de plaies, ceux-la en sont affranchis. A6lion des animaux [vers i — 13]; aflion des forces de la nature [14 — 29].

'Est pourquoi ils ont ete juste-

ment chaties par des creatu-

^ res semblables, et tourmentes

par une multitude de betes. ^A la place de ces tourments, vous avez accorde des bienfaits a votre peuple, et, pour satisfaire son ardent desir, vous lui avez prepare un aliment merveilleux, des cailles en nourriture : 3de sorte que les uns, malgre leur desir de manger, a I'aspeft re-

pugnant des insecles envoyes contre eux, prirent en aversion meme leur appetit naturel, tandis que les autres, apres une legere privation, gouterent une nourriture nouvelle. 4 Car il fallait qu'une disette inevitable affligeat les premiers, les oppresseurs, et qu'il fut seulement montre aux autres comment leurs ennemis etaient tourmentes. 5 En effet, lorsque ceux-ci eurent aussi a souffrir de la fureur de

marc/ir', une foire. Le mot grec designe ces fetes nationales des Grecs, religieuses d'abord, puis meicantiles, qui attiraient d'imnienses foules. — Par tons les moyens : cette maxime est specialement appropriee h. I'adlivite commerciale d'Alexandrie, alors et pendant plusieurs siecles le plus grand etnporiuni du monde. Comp. Horace I Epist. i, 65.

13. Car : explication et application des derniers mots du vers. 12, meme par le crime. — Plus coupable., parce qu'il connait mieux la nature de ses dieux et qu'il est cause du pechd d'autrui.

14. L'auteur, g^n^ralisant sa pensee, a en vue tous les idolatres ennemis du peuple de Dieu : Egyptiens, Assyriens, et en dernier

lieu les Ptoldmees, specialement Ptolemee Philometor, qui traita cruellement les Juifs. — Plus malheureux, sous le rapport de I'ignorance de la religion. Vulg., et malJieureux au-dela de toute limite, orgiicilleux d'esprit : texte evidemment altere. Superhi est une meprisepour j2^//^r//peut-etre meme la lecjon primitive etait-elle, supra animam pueri.

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