lUi enim qui promittebant timo
2. Les /f'nedres, la plaie de ce nom {Exod. X, 21-23), qui dura trois jours. Cette plaie parait avoir ete produite par un dechainement extraordinaire du simottin, le khamsin des Arabes ; ce vent, soufflant en tempete, embrase I'air d'une chaleur etouffante et souleve des tourbillons d'un sable brulant qui penetre partout et pent amener la mort.
3. Pensee : ayant cherche les tenebres pour pecher, ils furent punis par la plaie des tenebres : allusion probable aux mysteres que les paiens celebraient pendant la nuit, et ou se commettaient souvent des aflions abominables (comp. xiv, 23); la plaie des tenebres les dispersa chacun de leur cote ou les empecha de se reunir. Disperses suppose la legon du Cod. Alex., EaxopTi'.afiTjfTxv : d'aulres lisent £!Txo-ia6riaav: ...avec leiirs peches secrets sous le voile epais de Poiibli, ilsfuretit soiidain ploiiges dans les fe'nebres, saisis, etc. — E^rayes par des fantomes; Vulg., troubles par lai extreme e'toJinement.
Ici et plus loin, I'auteur ajoute au r^cit biblique des circonstances qu'il tenait sans doute de la tradition.
4. Les reduits^ les endroits les plus retires des maisons, peut-etre meme les tombeaux ou les Egyptiens cherchaient un refuge. — Des bruits (Cod. Vat. EXTapaaaovxsc, effrayants), les bruits de I'ouragan dechaine.
5. A'e pouvait eclairer ; le grec utteixcvov se traduirait peut-etre mie\ix,n''osait eclairer.
6. Ufte masse de feti, une lumiere elecflrique, des eclairs, ou mieux des nuages de sable brulant, dont la rougeur semblait embraser I'atmosphere. — Shillumant d^ellcmeme, Vulg., soicdaine. — De cette vision, de ce feu dont ils ne distinguaient pas la matiere ou le foyer; selon d'autres : de cette vision aux formes vagues et indeterminees. — Plus teiribles qu'elles ne I'etaient en effet; ou bien : plus terribles que s'ils avaient pu les expliquer.
7. A bout, impuissant soit a les preserver eux-memes, soit a rassurer les autres. — La sagesse, ici, la science de choses occultes.
494 LIVRE DE LA SAGESSE. Chap. XVII, 9—20; XVIII, i, 2.
mes d'une peur ridicule. 9 Car aiors meme qu'il n'y avait aucun objet terrible pour leur inspirer de la crainte, le passage des animaux et le sifflement des serpents les terrifiaient, et ils mouraieut de fraj'eur, se refusant a voir cet air auquel nul ne peut echapper. — '^Car la perversite est craintive, condamnee qu'elle est par son propre temoignage ; dans le trouble de sa conscience, elle s'exagere toujours le mal. " La crainte, en effet, n'est pas autre chose que 1 'abandon des moyens de salut que pourrait apporter la reflexion. ^^L'esperance etant moindre au fond du coeur, on s'effraie d'autant plus d'ignorer la cause qui produit le tourment. - — 13 Eux, pendant cette nuit d'impuissance, sortie des profondeurs du scheol cgalemejit impuissant, en dorm is du meme sommeil, Metaient tantot agites par la crainte des spe6lres, tantot abattus par la defaillance de leur ame, car une epouvante subite et inattendue s'etait repandue sur eux.
15 De meme tous les autres, quels
qu'ils fussent, tombant sans force, etaient retenus la comme enfermes dans une prison ou il n'y avait pas de chaines de fer. ^^Le laboureur, le berger, I'ouvrier occupe aux rudes travaux de la campagne, surpris par le fleau, etaient soumis a inevitable necessite, car tous etaient lies par la meme chaine de tenebres. i7Le vent qui sifflait, le chant melodieux des oiseaux dans les rameaux epais des arbres, le bruit des eaux precipitant leur cours. i^jg fracas des pierres qui roulaient, la course invisible des animaux bondissants, les hurlements des betes feroces, I'echo se repercutant sur les flancs eleves des montagnes, tout les faisait pamer d'effroi.
i9Car tandis que tout le reste de I'univers etait eclaire d'une lumiere brillante et se livrait sans obstacle a ses travaux, ^ogur eux seuls s'etendait une nuit pesante, image des tenebres qui devaient les recevoir ; mais ils etaient encore plus a charge a euxmemes que les tenebres.
Chap.
CHAP. XVIII. — Suite du chap, precedent [vers, i — 4]. Contraste dans I'aftion de la mort [5 — 25].
qu'eussent ete leurs soufTrances anterieures, ils les proclamaient heureux.
2 Et parce que votre peuple, apres voix sans voir leur visage, et quelles | avoir ete maltraite, ne se vengeait
^^^Ependant une grande lumiere brillait pour vos saints; les Egyptiens entendaient leur